‹ Contribution à l'étude de la lymphadénie caséeuse du moutonChapitre 16 sur 27 · DUT RS · texte numérisé non relu

DUT RS

Carré dans les paupières n’ont donné aucune réaction positive et la vaccination n’a pas enrayé la marche de l’affection. » fi |

b)Tremblante. Cette maladie, encore appelée prurigo-lombaire, est anciennement connue. Elle est caractérisée au point de vue clinique sous deux formes. Dans la forme convulsive on note surtout des contractions spasmodiques de certains groupes musculaires. La forme prurigineuse se traduit par une démarche saccadée, des tremblements et un prurit intense et permanent du train postérieur (Moussu). Les lésions se résument en des névrites périphériques (Besnoit.)

Bigoteau et Bissauge, en 1912, Bigoteau en 1919, voient dans cette affection « une des multiples manifestations de l'infection par le bacille de Preisz-Nocard ». Carré, ayant fait soumettre des malades à l’épreuve de son réactif et cet essai ayant donné un résultat négatif, la conclusion se trouve être la suivante : « L’étiogénie de la tremblante reste indéterminée : l'affection ne constitue pas une des formes de l'infection par le bacille de Preisz-Nocard. »

c) Jaunisse. Ictère infectieux. Cet état pathologique atteint les agneaux de l’année vers le huitième mois, les adultes, béliers et brebis-mères. Elle se traduit par la couleur safranée, puis jaune pâle de la conjonctive et ensuite de la peau, un jetage jaunâtre, de la diarrhée et une anémie

de plus en plus marquée. La mort survient dans 10 % des

Les

cas, en Beauce. Les recherches entreprises par Carré et Bigoteau, en 1908, ont amené ces auteurs à attribuer cette maladie à la toxine de Preisz-Nocard. Dans son livre « Les Maladies du Mouton » le professeur Moussu décrit l’ictère hémorragique et déclare n’avoir rencontré cette affection « que sur des animaux sortant de troupeaux nourris avec des pulpes ». Cet auteur ajoute, il est vrai, qu’il n’est pas nettement établi que ce soient les pulpes seulement qui soient en cause.

f) Mancha. En 1912, Sivori a étudié en Argentine et décrit une maladie contagieuse des ovins, appelée la Mancha (la tache), dans laquelle, après la mort de l'animal, la peau présente, à sa face interne, une région plus ou moins étendue, imbibée de sang noirâtre (tache). Cliniquement elle se traduit par un jetage rougeâtre écumeux, des œdèmes dans la région de la gorge, de l’anémie. La mort survient dans 8 %, des cas. Des recherches bactériologiques révélèrent à l’auteur un microbe très voisin du Preisz-Nocard, ce qui l'amène à conclure que la Mancha est une maladie due à la toxine, analogue aux eaux rousses. ;

Au contraire, Lignières estime que ces maladies sont totalement différentes, que la Mancha n’est pas sous la dépendance du microbe de Preisz-Nocard, mais que l’origine doit être recherchée dans une infection intestinale.

g) Cachexie aqueuse. Cette maladie, connue depuis long-

temps, est caractérisée par la dimunition de l'appétit, une

Che ME

soif de plus en plus ardente, un embonpoint factice, des muqueuses exsangues, la conjonctive œdématiée, de l’ané- mie progressive avec œdèmes sous la ganache et au poitrail.

Depuis les travaux de Zundel (1875) elle est attribuée à la présence de distomes dans le foie.

Pour Bigoteau et Bissauge cette affection représente le type chronique de l'infection par le bacille de Preisz-Nocard. Dans la plupart des cas il y aurait association de linfestation parasitaire et de l'infection microbienne ; même, dans certaines circonstances, celle-ci serait seule en cause.

Cette façon de voir ne paraît pas avoir été adoptée, et le professeur Moussu est très catégorique à son sujet ; « si la théorie parasitaire, dit-il, a soulevé quelques objections, aujourd’hui elle est absolument indiscutable. »

h) Strongylose gastro-intestinale. Elle se rencontre de préférence sur les agneaux et débute deux ou trois semaines après la mise au pâturage, d'avril à septembre. On constate une anémie progressive accompagnée d’inappétence, de diarrhée et d’œdème sous glosien.

Pour le professeur Moussu, cette maladie est provoquée par des parasites variés du genre strongylus. Ces vers sont d’ailleurs « susceptibles de faciliter la pénétration des microbes normaux de l'intestin, à la faveur des blessures

directes de la muqueuse digestive », mais « si l’affection

rad

vermineuse primitive n'existait pas, les infections secondaires ne pourraient se produire. »

Par contre, pour Lignières, puis pour Bigoteau et Bissauge, il s’agit surtout d’une infection pasteurellique.

Enfin, Plessy, ayant utilisé le vaccin de Carré sur des troupeaux décimés par cette affection, arrêta aussitôt la mortalité et se trouve ainsi amené à conclure à l’action prépondérante du bacille de Preisz-Nocard. Ces résultats encourageants ne semblent pas avoir été confirmés, et un praticien exerçant dans la même région, Leduc (de la Ferté- Gaucher) s’en tient à la théorie parasitaire classique.

i) EL Roch. On désigne sous ce nom une anémie du mouton algérien que Boquet avait d’abord attribuée au bacille de Preisz-Nocard. Des recherches ultérieures ont montré que les lésions suppurées dont sont porteurs les malades renferment du bacille pyogène, mais que celui-ci n’a pu les créer que grâce à l'infection primitive des animaux par le virus filtrant de l’anémie pernicieuse du mouton de Donatien et Lestoquard (Carré.)

Page 1