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distincts du parenchyme voisin, répartis sous la plèvre et dans la profondeur des lobes. L'aspect varie suivant l’âge de la lésion ; le nodule est précédé par une tache hémorragique rouge-brun ; il se dessine ensuite avec l'aspect d’un grain blanchâtre de consistance cartilagineuse sous le couteau et parfois calcifié. Plus tard, un point jaune devient visible au centre du nodule ; il s’accroît et le foyer comprend une capsule fibreuse gris-jaune renfermant un amas caséeux (Gibrut.)
« Chez les sujets atteints d’arthrites, les articulations frappées se montrent : au stade d’arthrite exsudative, avec épanchement liquide abondant légèrement louche et jaunâtre ; au stade d’arthrite plastique, avec flocons fibrineux abondants dans les culs de sacs articulaires ; ou au stade d’arthrite suppurée, avec collection purulente ultra-articulaire, destruction des cartillages, parfois abcédation extérieure avec fistule. Le pus est généralement blanc-verdâtre, épais et crémeux. Le stade d’arthrite exsudative est celui du début ; l’abcédation et la fistulisation de la cavité articulaire sont des complications éloignées ». (G. Moussu.)
Les lésions de la mammite sont très simples : le tissu glandulaire renferme de petits foyers purulents, généralement nombreux qui, à la pression, laissent écouler un pus jaune-verdâtre, consistant, caractéristique.
Dans les eaux rousses, les lésions sont étendues, géné-
ralisées. Le sang est rosé, les muscles plus pâles qu’à l’or-
Ale
dinaire. Au niveau de la région cervicale et pharyngienne, on trouve une infiltration séro-sanguinolente. Le tube digestif est plus ou moins congestionné et il y a une infiltration rougeâtre entre les lames du mésentère au voisinage de lintestiin. Le foie est congestionné et la rate souvent augmentée de volume ; son parenchyme est foncé, mou, friable. Les reins sont toujours altérés et dans la vessie on trouve une urine épaisse, roussâtre, renfermant de l’hémoglobine. Les bronches contiennent du mucus sanguinolent. La surface des poumons et les ventricules montrent de fines ecchymoses en nombre variable. Chez nombre de sujets, les grandes cavités (plèbre, péricarde, péritoine) contiennent un liquide rougeâtre, parfois très ‘abondant. Enfin, tous les ganglions de l'organisme sont altérés, augmentés de volume et présentent de zones hémorragiques
plus ou moins étendues. (Carré et Bigoteau.)
LA LYMPHADÉNIE CASÉEUSE ET LES AUTRES SUPPURATIONS DU MOUTON
Il n’a jamais fait de doute, je pense, que chez le mout;n comme chez les autres espèces, le développement de collections purulentes peut être le fait de différents germes microbiens. Tout au plus est-il probable que certains agents doivent se rencontrer plus fréquemment que d’autres.
La vérification de cette hypothèse a commencé avec les travaux de Carré qui ont démontré le rôle de tout premier plan que le bacille de Preisz-Nocard joue en pareille circonstance.
Quelques années plus tard, en 1911, Morel étudiait sur des moutons venant du Dauphiné une adénite caséeuse identique à la lymphadénie décrite ci-dessus mais dont l’agent causal était différent du bacille de Preisz-Nocard. D’après l'auteur, les caractéristiques du microbe sont les suivantes :
« microcoque isolé ou disposé en amas de 2, 4 ou plusieurs