‹ Contribution à l'étude de la lymphadénie caséeuse du moutonChapitre 19 sur 27 · PAREE +: NES · texte numérisé non relu

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éléments ; conserve cette forme dans toutes les lésions purulentes ou seulement congestives. »

En 1922-1923, le D' Aynaud faisait la no et l'étude bactériologique d’une maladie qu’il dénommait botryomycose. « Dans tous les cas étudiés il était possible de reconnaître, dans la paroi, des formations identiques aux grains de botryomycose équine : après coloration par le Gram on observe des masses irrégulières, à contours souvent polybés, de 50 à 200 à composées de cocci de taille inégale, enrobées dans une gangue se colorant par les couleurs acides et nettement isolées des tissus voisins. »

De nouvelles recherches entreprises par Carré ont démontré que le « nouvel agent » décrit par le D' Aynaud est tout simplement le coccus étudié par Morel. A l’heure actuelle, cette identité paraît généralement admise, sauf cependant par le D' Aynaud.

Quelle est la fréquence relative du bacille de Preisz- Nocard et du microbe de Morel dans les suppurations du mouton ?

Dans des recherches portant sur 37 échantillons, Carré a trouvé :

1 pus stérile ;

22 pus d'agneau avec le coccus seul ;

4 pus de brebis de 2 à 4 ans avec le coccus seul ;

2 pus de brebis de 5 à 6 ans avec le coccus et le bacille

de Preisz-Nocard ;

1 pus de brebis de 2 ans avec lé bacille de Preisz-Nocard seul ;

7 pus de brebis de 4 à 7 ans avec le bacille de Preisz- Nocard seul.

Opérant sur 74 échantillons provenant d’abcès de moutons argentins, Chauchemez a constaté 73 fois le bacille de Preisz-Nocard et une fois son association avec un coccus prenant le Gram. Sur des moutons de provenance française, le même auteur étudiant le pus de 28 animaux a découvert 15 fois du bacille de Preisz-Nocard et 13 fois du microcoque.

Un autre agent des suppurations du mouton est le bacille pyogène, fin bacille, dont le polymorphique paraît d'autant plus accusé qu’on l’observe à un grossissement plus puissant, et dont tous les caractères le différencient nettement du bacille de Preisz-Nocard (Carré.) Il a été découvert dans la pseudo-tuberculose des agneaux par Bridré, dans une pyohémie particulière (Mal de Lure) faisant suite à l’agalaxie contagieuse (Carré) ; dans une anémie de mouton algérien (EI Roch) par Boquet ; dans une mammite purulente (Carré et Guichard, Carré et Soulié).

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