INTRODUCTION
Si, en envisageant la Médecine dans son ensemble, on est obligé de reconnaître son unité, il n’en reste pas moins que la pathologie de chaque espèce présente des particularités importantes. A côté d’états morbides dont la parenté est plus qu’évidente, il apparaît que certaines maladies dominent sans conteste la clinique de tel ou tel animal comme aussi de l’espèce humaine. Il nous suffira de citer la tuberculose chez l’homme et les bovins, la gourme chez le cheval, la maladie du jeune âge chez le chien, la syphilis, etc. Chez le mouton, tout au moins dans nos régions, ce rôle principal semble tenu par la lymphadénie caséeuse.
Toute ces maladies représentent à elles seules un pourcentage important des cas que le praticien est appelé à connaître. Bien mieux, nous assistons à une tendance toute naturelle qui porte les vétérinaires, comme les médecins, à étendre encore le domaine déjà très vaste de ces affections. L’étiologie d’un processus reste-t-elle inconnue ou seulement discutée, presque inconsciemment on est porté à chercher si l’une des grandes infection à laquelle l’espèce paye un lourd tribut ne pourrait être incrimée en la circonstance. C’est ainsi que plusieurs affections dont on