‹ Contribution à l'étude de la lymphadénie caséeuse du moutonChapitre 27 sur 27 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

La lymphadénie ou pyohémie caséeuse du mouton est une maladie fréquente dans le centre de la France, où elle cause des pertes qui se renouvellent chaque année.

Les travaux de plusieurs bactériologistes, mais surtout ceux de H. Carré ont démontré que l'affection doit être rapportée à l’action d’un microbe que l’on identifie avec le bacille de Preisz-Nocard. Pourtant, il nous semble qu'il doit présenter une certaine différence avec l’agent causal de la lymphangite ulcéreuse du cheval, celle-ci, dans les conditions naturelles restant d’une extrême rareté dans les exploitations dont le troupeau ovin est largement atteint.

Au point de vue clinique, la maladie se présente sous des aspects variés mais qui peuvent être rapportés à deux types : formation d’abcès sous-cutanés, intra-musculaires, viscéraux et manifestations dues à la toxine de l'agent causal.

Comme il arrive assez souvent en médecine, lorsqu'une

infection domine la pathologie d’une espèce, on a tendance

à iui attribuer le développement d'états morbides dont la cause est restée ignorée jusqu'alors. Cela s’est produit pour les maladies du mouton, et quelques affections ont été considérées comme dues au bacille de Preisz-Nocard, qui lui sont certainement étrangères.

À l'heure actuelle, le cadre de la maladie caséeuse peut être tracé de façon assez précise grâce à la facilité de diagnostic que donne le réactif de Carré.

Enfin, 11 nous est possible de lutter victorieusement contre cette redoutable affection grâce au vaccin de H. Carré. Ce produit jouit de propriétés préventives certaines et, d'autre part, il possède une action curative qui est loin

d’être négligeable.

Vu : Le Doyen | Vu : Le Président L'Assesseur LEMIERRE BALTHZARD

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l'Académie de Paris

CHARLETY

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