‹ Contribution à l'étude de la lymphadénie caséeuse du moutonChapitre 6 sur 27 · AIRE GÉOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

AIRE GÉOGRAPHIQUE

Cette maladie est extrêmement répandue, et on la trouve sans doute dans toutes les régions où l’on élève le mouton. En France, elle a d’abord été signalée dans le Centre-Nord : Beauce, Sologne, Berry, Brie, Eure, Seine-Inférieure. On la trouve également dans les Basses-Alpes (Carré), l'Isère (Besson), l'Indre (Bourbon), le Nord (Eloire). A l'étranger on la rencontre en Belgique (Lienaux), en Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis (Norgaard et Mohler), en Argentine (Sivori), en Océanie (Cherry et Bull, Gilruth), en Indo- Chine (Bergeon), en Algérie (Boquet, Donatien et Lestoquard).

ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE

La lymphadénie caséeuse est causée par le microbe de Preisz-Nocard et par la toxine qu’il sécrète. Nous les étu-

dierons à tour de rôle.

&) LE MICROBE DE PREISZ-NOCARD

Il est très polymorphe et offre tantôt une forme nettement bacillaire, tantôt un aspect arrondi, cocco-bacillaire. Dans le premier cas, il se présente en série de bâtonnets courts, épais, disposés côte à côte en forme de dents de peigne.

Il est aéro-anaérobie et la température optima pour son développement est de 37° 5. Sur gélose il donne de petites colonies opaques, blanchâtres, avec une partie centrale élevée et un bord plus ou moins dentelé ; elles n’adhèrent pas au milieu. La gélose-ascite convient mieux que la gélose-peptone pour sa culture.

Sur sérum de cheval coagulé, il forme des colonies en saillie qui au bout de quelques jours envoient dans l’épais-

seur du milieu une sorte de houppe villeuse. Sur sérum de

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