‹ Contribution À L'Étude De La Lymphocytose Infectieuse AiguëChapitre 21 sur 24 · LS A · texte numérisé non relu

LS A

7 % ; éosino 2 % ; lymphocytes 58 % ; grands lymphocytes 25 % ; monocytes 8 %. Une ponction sternale pratiquée le lendemain devait montrer une moelle osseuse normale... |

On peut écarter le diagnostic de leucose, de même que celui de mononucléose infectieuse aiguë : la réaction de Paul et Bunnel est négative.

La cause précise de ces modifications sanguines reste alors ignorée, mais on assiste à une amélioration progressive et rapide, comme l’extériorise les examens hématologiques pratiqués à intervalles réguliers dans les semaines suivantes.

D’autre part, l’état général reste excellent, le poids passe de 21 kg. 100 en mai à 22 kg. 400 fin août 1945 et l'enfant grandit de 1 cm.

La numération des plaquettes le 20 juin 1945 donne 300.000, la résistance globulaire qui était de Hi 7,2 et Ht 4 le 7 février 1945, est de Hi 6 et Ht 3,8 le 23 août 1945. Enfin, de nouvelles numérations en mai 1946 et en octobre 1947 donnent des chiffres strictement normaux des hématies, des leucocytes (granulocytes et lymphocytes). »

Dans cette lymphocytose infectieuse aiguë diagnostiquée rétrospectivement, on ne peut donc faire jouer un rôle à la rate, puisque l’enfant était splénectomisé lorsqu’il fit sa maladie. Il est vrai que la leucocytose n’a pas dépassé 33.600 au cours de l’évolution, maïs ce sont des chiffres assez courants pour une lymphocytose infectieuse aigué.

SMITH pense également que la région gastro-intestinale peut être incriminée dans la lymphopoïèse au cours de la maladie et il explique la douleur abdominale que lon rencontre parfois par l’hypertrophie des ganglions mésentériques. Aucun fait anatomique ne vient prouver ces assertions et nous n’avons pas connaissance d’une intervention abdominale au cours d’une lymphocytose infectieuse aigué.

: Quant à l’origine médullaire des lymphocytes, elle n’a pas été retrouvée en France, soit que les cas soient diffé-

M HAOLESE

rents, soit que la technique de la ponction sternale soit différente.

On a pensé également à une lymphopoiïèse pulmonaire semblable à celle de la coqueluche, maïs les radiographies pulmonaires n’ont rien montré.

Donc en fait, on ignore la provenance des lymphocytes et on en est réduit à des hypothèses qu’aucun fait notable ne semble venir appuyer sûrement.

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