FREE DE
terne du cubitus.*Avoir soin de ne léser ni tendons ni vaisseaux. On arrive facilement sur le périoste. Incision de la même étendue sur ce périoste qu’on détache de tous côtés. Avec des ciseaux ostéotomes, on fait l’excision d’un coin osseux du cubitus, ayant sa base du côté interne de cet os et son sommet du côté bord externe. L’angle que doit former le coin osseux que l’on veut détacher doit être assez grand (plus grand que l’angle droit) pour obtenir la correction.
Ce coin osseux enlevé, la déviation se corrige facilement.
Ostéoraphie des deux fragments du cubitus.
Suture du périoste et des couches musculaires au catgut ; de la peau à la soie. |
Appareil plâtré et pansement antiseptique.
Le grand avantage de cette opération, c’est de conserver intacte, l'articulation préexistante du carpe sur le cubitus et par conséquent d’avoir plus tard un membre assez mobile.
Les précautions à prendre sont les suivantes : Eviter de léser l'artère et le nerf cubital. Se tenir suffisamment loin de l’épiphyse pour ne pas toucher son cartilage et à la néarthrose préexistante, puis exécuter une ostéotomie cunéiforme de manière qu'on puisse réduire la main dans l'axe de l’avant-bras.
Le seul reproche que l’on puisse faire à cette opération, c’est de raccourcir le bras ; mais n’en est-il pas de même dans les opérations de Sayre et de Bardenheuer ?
C HARITR EX VI
Observations
SI. — Observations de mains-botes avec squelette normal.
OBSERVATION I (résumée).
Empruntée à Piécaaur. Maladies chirurgicales de l'enfance, Bordeaux, 1888.
Petite fille de trois ans et demi, atteinte d’une double mainbote et de deux pieds-bots congénitaux.
Les pieds sont des vari-équins.
Main. — Laface palmaire est renversée sur la face antérieure de l’avant-bras, un peu en dedans, du côté du cubitus. Le membre supérieur se termine donc par une extrémité arrondie, où le carpe et les extrémités inférieures des os de l’avant-bras se groupent pour former une sorte de moignon.
Au palper de l’avant-bras et dela main, on ne trouve aucune déformation squelettique appréciable : les os du carpe sont normaux, ainsi, que le radius et le cubitus.
Le bras est normal. Rien à signaler dans l’articulation du coude,
Les divers groupes musculaires sont bien formés.
Les artères et les veines sont normales.
Les phalanges sont irréprochables ; les métacarpiens réguliers et mobiles.
La peau du membre est sensible dans toute son étendue.
Les mains, principalement à main gauche est facilement ramenée dans la rectitude, mais pendant ce mouvement, les doigts se fléchissent comme si les fléchisseurs n'étaient pas assez longs pour supporter ce mouvement. Lorsqu'on exagère ia déviation de la main, les extenseurs à leur tour paraissent trop courts.
Les parents de l’enfant sont sains et bien constitués. La grossesse et l’accouchement furent normaux.
L'enfant ne présente aucune trace de paralysie et n’a pas d'autres malformations.
Traitement. — Massage journalier. La déviation des mains se corrige peu à peu.
OBsErvaTIiON II (résumée).
Empruntée au docteur ArriLio Curci0. Annales de Chirurgie et d'Orthopédie pratiques de Bilhaut. Décembre 1894, no :+2
Rose P...,ägée de 8 ans, est néeà Nocini (Bari).
Point de commémoratifs, sauf que les difformités qu’elle présente sont congénitales. ù
Etat actuel. — Examen général. La malade présente un développement plutôt avantageux. Cependant son teint est päle, ses muscles faibles, mais le squelette est robuste.
Examen viscéral négatif.
La petite malade présente depuis sa naissance des déviations aux mains et aux pieds. Elle doit utiliser quand elle le peut les avant-bras. Elle ne peut ni rester debout, ni marcher.
Son caractère est excitable, la parole difficile ; elle présente en général les symptômes décrits par Onimus.
Membre supérieur droit. — Les mesures de divers segments sont proportionnées. Sa musculature est insuffisante, le squelette est complet.
Rien d’anormal ni au bras, ni à l'avant bras.
ENApTeS
La main se présente en adduction ; les mouvements de l’articulation du poignetsont très limités. Les doigts ont leurs mouvements presque normaux et dans la flexion seulement, ils sont dirigés vers le côté radial.
Le squelette de la main est complet, la sensibilité parfaitement conservée.
Le fait dominant consiste dans la torsion de la main vers le cubitus (Main-bote cubitale), torsion qui rend la main presque inutile, car les mouvements sont très limités et la malade peut à peine soulever des poids très légers avec les doigts ou les avant-bras.
En essayant de corriger l’adduction, on remarque la résistance du tendon cubital antérieur ; il n’y a pas de flexion des doigts vers la paume de la main ni de paralysie des antagonistes.
Membre supérieur gauche. — Les conditions générales de ce membre sont semblables à celle du membre droit. Seulement à la main, on remarque que l’adduction est plus accentuée, qu'il s’y ajoute une flexion palmaire exagérée, rendant encore plus limité l’usage de la main.
Les tendons du grand palmaire et du cubital antérieur sont visiblement rétractés, sans paralysie des antagonistes.
Membres inférieurs. — Pieds bots vari-equins.
La petite malade fut éthérisée, puis opérée par brisement forcé, avec hypercorrection des mains.
Bandage plâtré inamovible. Le traitement des pieds fut ajourné.
Mort trois mois après de pneumonie. Elle ne s'était jamais rétablie de l'opération ; son caractère était devenu triste.
Mr 7 PA
- 7 S IL. — Mains-botes avec squelette mal conformé ou incomplet.
OBSERVATION III (Inédite).
Due à l’obligeance du Dr Poracx, accoucheur de la Maternité.
MAIN-BOTE. — Enfant à terme, poids 2150 grammes. — Pas d'hydramnios. — Quantité de liquide normal.
C..., née le 17 octobre 1900 à 8 h. 30 du soir. Sexe féminin, à terme, poids 2150 grammes.
On remarque dès la naissance que cette enfant présente une main-bote.
L'examen de l’enfant immobile nous montre le membre supérieur droit dans la position suivante : avant-bras fléchi sur le bras, main fléchie sur l’avant-bras, de telle façon que son bord externe repose sur le bord externe de l’avantbras et que la face palmaire est accolée à la face externe du bras: |
Si l’on veut distendre les divers segments du membre supérieur, l’extension de l’avant-bras sur le bras se fait facilement ; iln’en est pas de même de l’extension de la main sur l’avant-bras. Il y a pour ainsi dire torsion de la main sur l’avant-bras, de telle façon que le bord externe de la main et de la face palmaire regarde vers la face antérieure de l’avant-
bras, À l’extrémité inférieure de l’avant-bras. on sent une saillie
PA
qui, par sa situation interne, semble appartenir au cubitus ; on ne trouve pas de saillie symétrique correspondant au radius.
Le palper de l’avant-bras ne permet de trouver qu’un seul os le cubitus ; le radius manque probablement.
La main est non seulement tordue mais pour ainsi dire luxée en avantsur l'avant-bras.
La main ne présente que quatre doigts bien constitués. Absence du pouce et du métacarpien correspondant. L’éminence thénar est nulle: à sa place l’on trouve une petite saillie avec une petite dépression.
L’avant-bras est considérablementatrophié, ainsi quela main. Alors que l’on trouve du côté gauche de l’olecrâne à l’apophyse styloïde sept centimètres, du côté droit on ne trouve que cinq centimètres.
Main également très atrophiée surtout au point de vue du volume des doigts.
Aucune autre malformation.
Enfant radiographié. (Voir là planche)