‹ Contribution à l'étude de la maladie de De QuervainChapitre 17 sur 17 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° La maladie de De Quervain est la tendosynovite chronique sténosante des tendons du long abduceteur et court extenseur du pouce à leur passage sur Ia styloïde radiale. Une symptomatologie toujours la mème, une lésion anatomique spéciale, des notions étiologiques el pathogéniques particulières : autant de facteurs qui permettent de lui assigner une place à part parmi les affections du poignet.

2° Sa symptomatologie est caractérisée par une douleur siégeant au niveau de la styloïde radiale, mais iradiant dans J'avant-bras et la main, d’une intensité variable ; par une impotence fonctionnelle conséquence de la douleur et variant avec elle, mais toujours assez marquée au point de gèner considérablement les malades dans leurs occupations ; par une tuméfaction siégeant sur Ja styloïde radiale où un peu au-dessus, douloureuse à la pression ; et enfin par une évolution chrouique, s'étendant sur des mois ou des années, avec peu de tendance à la regression spontanée.

3° Le substratum anatomique de la tendosynovile de De Quervain c’est le plus souvent un épaississement de l'anneau fibreux enserrant les tendons à leur passage sur la styloïde. Cette sténose s'accompagne de lésions irritatives portant surtout sur la synoviale tendineuse,

les tendons pouvant cependant eux aussi être intéressés,

4° Au point de vue étiologique, on note la prédisposition évidente du sexé féminin, ainsi que du terrain goutteux ou rhumatismal. Toutefois, le rôle efficient incombe incontestablement au traumatisme.

5° La pathogénie en est assez obscure. Peut-être est-ce le frottement exagéré des tendons à l’intérieur de la gaine qui en l'irritant en déterminerait l’épaississement. Ce dernier à son tour en créant la sténose augmenterait le frottement et l’irritation consécutive et établirait ainsi un cercle vicieux. Mais le primum movens nous échappe. Faudraitil le chercher avec Eschle dans la persistance du mesotendineum ou dans des perturbations d'ordre vaso-moteur comme le suggèrent Weissenbach et Françon ? Question, que seul l'avenir pourra

résoudre.

6° Le traitement par les moyens médicaux n’abouit parfois que très lentement à la guérison. Ainsi la radiothérapie ou une eure thermale donnent parfois des résultats appréciables. Toutefois c’est l'intervention chirurgicale qui reste la méthode de choix. Simple et inoffensive, elle consiste à lever la sténose, soit en sectionnant l'anneau fibreux, soit en l’excisant en partie ou en totalité.

Vus * Vu Le Doyen : Le Président BALTHAZARD. MATHIEU.

Vu el permis d'imprimer Le Recteur de l’Académie de Paris

S, CHARLETY,

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