DÉFINITION - HISTORIQUE
En 189) De Quervain isola sous le nom de « Fendovaginite chronique sténosanie » une affection singulière, bien définie : par son étiologie, habituellement traumatique ; par sa lésion, virole fibreuse étranglant &ans leur gaine synoviale Jes tendons long abdueteur et court extenseur du pouce à leur passage sur la styloïde radiale ; par ses symplômes, douleur exquise au point rétréci et gêne fonctionnelle de Fabduction-extension du pouce ; par son évolution, d'une chronicité désespérante ; par son traitement chirurgical simple et facile qui consiste à lever la sténose. Son mémoire repose sur 5 observations dont 2 personnelles : de plus Kocher, son maître lui avait écrit avoir observé plusieurs eas analogues.
Après lui, d'autres auteurs, qui ignoraient son travail l’ont découverte à nouveau.
En France, Marion en 1903 rapporte 6. observations de svnovite séreuse du long abdueteur et court extenseur du « pouce » présentant un tableau clinique identique à Ja tendovaginite chronique sténosante de De Quervain.
En 1911, Poulsen à Copenhague, ignorant le travail de De Quervain décrivit de nouveau cette affection en se basant sur 10 observations, comme un processus de nature trritative déterminant une périostile, sorte de périostite de traction, accompagnée d’une « tendosynovite assez probable ».
Ce ne fut qu'à partir du second mémoire de De Quervairnr, dans lequel il confirmait ses premières idées, que la connaissance de cette curieuse affection s’est diifusée et elle à suscité une littérature assez abondante, principalement en Suisse, en Allemagne, en Autriche, en Hollande et Gans les pays Scandinaves.
Ainsi quelque temps après, mais dans le courant de cette même année, Wichaélis en présente trois observations nouvelles.
Burck à la mème époque expose l'observation d’un jeune menuisier atteint d'une tenosynovite typique, suite d’une Juxation trapézo-métacarpienne.
Nussbaum, en 1917, réunit g cas nouveaux et en fait une étude anatomo-pathologique minutieuse.
Reschke, en 1920, ajoute 10 observations inédites. Elles confirment en tous points la description clinique de De Quervain. Il signale encore l'association possible avec le « doigt à ressort ».
En 1924, Eschle fait une revue générale de la question réunissant 129 observations dont 19 de personnelles.
En France, Laroyenne el Bouyssel (1927) étudient de nouveau cette question sous la dénomination d' « étranglement des tendons long abducteur et court extenseur du pouce ». La dénomination de tenosynovite sténosante serait — d’après eux — à rejeter parce qu'on ne trouve jamais d'apparence inflammatoire au niveau du tendon.
I faut arriver à 1928 pour découvrir l'unique document de langue anglaise sur cette question. Chester C. Schneider apporte 15 cas nouveaux et fait une revue générale des cas publiés jusqu'à ce jour.
Et enfin, pour terminer cet aperçu historique, voici, rapidement énumérés, les travaux parus en France, dans ces dernières années : l’observation de Luroyenrne el Treppoz en 1928, la thèse de G. Boyer en 1929 inspirée de Laroyenne, la communication de F. Françon à la Société d'Hydrologie de Paris (1930), l'étude magislHale de Weissenbach el Françon publiée en 1981 et tout récemiment la communication de L. Lamy, à la Société des Chirurgiens de Paris (3 juin 1932).