FORMES CLINIQUES
A côté des cas où le syndrome de Harada se présente tei que nous l’avons décrit, il en existe de nombreux autres dans lesquels le syndrome présente des modifications dans sa forme, dans sa gravité, dans son évolution, modifications qui constituent autant de formes cliniques. C’est ainsi que nous pouvons décrire :
1°) des formes incomplètes dans lesquelles manquent un ou plusieurs éléments du syndrome ; ce ne sont pas les
moins communes : c’est ainsi que dans les dix observations
publiées par Harada, cinq seulement présentaient des vomissements ; quatre des troubles de l’audition, cinq une lymphocytose rachidienne, huit des modifications du système pileux. C’est donc dans un nombre restreint de cas que l’on rencontre le syndrome idéal tel que nous l’avons décrit, dans tous les autres, nous voyons prédominer, soit les symptômes : généraux, soit les symptômes méningoencéphalitiques, au dépens des autres signes qui ne sont qu’ébauchés.
2°) des formes graves dans lesquelles le pronostic vital n’est, bien entendu, jamais en cause, mais il n’en est pas de même du pronostic visuel qui, dans de telles formes, se montre particulièrement sévère, Nous avons dit plus haut que les cas où les lésions de choroïdite postérieure sont les plus étendues entraînent les déficits visuels les plus importants quelles que soient les lésions du segment antérieur. Il est bien évident que nous devons considérer cependant commes graves les formes antérieures où une séclusion pupillaise, dense et complète, vient tendre un rideau, à peine translucide entre les rayons lumineux et une rétine à peu près intacte. |
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3°) des formes bénignes : elles sont, dans l’ensemblé, plus fréquentes que les précédentes : la récupération visuelle est considérable, sinon complète. Quelques troubles du système pileux ajoutés à un léger déficit visuel sont les seules séquelles de ces formes favorables.