PATTES
mentation de la peau sous forme de blanchiment, de chute des cils et des cheveux ainsi que sous forme de zones de dépigmentation ou de taches de vitiligo. à
La période de régression est marquée par la disparition progressive de tous les symptômes méningés, oculaires et généraux. Elle peut aboutir à un retour à peu près complet à la normale mais, bien souvent, des séquelles persistent, presque toujours secondaires à l’uvéite : synéchies, séclusion pupillaire, choroïdite pigmentaire et atrophique, toutes susceptiblés d’aggraver sérieusement le pronostic visuel de cette affection, |
2°) Il existe cependant des affections à symptomatologie voisine et à étiologie imprécise, telles que l’uvéite à hypopion récidivant et les décollements inflammatoires de la rétine qu'il est logique de rapprocher du. syndrome que nous étudions. Pour certaine auteurs ces affections sont des maladies de Harada frustes.
3°) On a voulu faire entrer dans le cadre du syndrome qui nous intéresse les méningo-uvéites dues au tréponème, à la spirochètose, au bacille de Kock ; la symptomatologie, l’évolution toujours favorable, les réactions sérologiques et la bactériologie toujours négatives de la maladie de Harada ne nous permettent pas d'accepter une pareille manière de voir.
4°) Les données apportées par la clinique, par les belles expériences de Tagami et de Takahashi, par les notions épidémiologiques, par la pathologie comparée, nous permettent d'admettre la nature infectieuse de la maladie - de Harada. L’agent pathogène seraït, un virus spécifique, méningo-uvéotrope, c’est-à-dire possédant une affinité toute particulière pour ces deux tissus qui, ayant déjà des ana-. logies histologiques et PETER sont tous deux d’origine mésodermique.
5°) Enfin le traitément de la maladie de Harada est,
fui
bien entendu, à l'heure actuelle, entièrement oriente vec les médications anti-infectieuses. Il n’a pas donné jusqu’à présent les résultats favorables auxquels on aurait pu s’attendre. Il est logique de penser que l’apport de faits cliniques et expérimentaux nouveaux permettront à cette thérapeutique de renforcer son action en étant appliquée plus précocement, grâce à un diagnostic rapidement posé, et en devenant spécifique d’un agent pathogène alors mieux connu.