TRAITEMENT
1°) Traitement local. — L'uvéite nécessite un traitement. mydriatique intensif par l’usage de l’atropine en collyre ou en: pommade. Cette thérapeutique s'impose tant que persistent les signes d’iritis Malheureusement elle n’est pas toujours suffisante pour empêcher les: synéchies et la formation d’une séclusion pupillaire (Observations I'et I).
Pour ce, qui est. du décollement rétinien, l’abstention doit. être la règle puisque dans tous.les cas la DRRAMEN complète de la; rétine a. été observée.
2°) Traitement: général. —: Il est évidemment de beaucoup le plus important. Actuellement, à la lumière des récentes: données cliniques et expérimentales, il: est entièrement orienté vers une thérapeutique. anti-infectieuse: : c’est ainsi que dans les observations publiées les différentes indications anti-infectieuses ont été utilisées. :
- la chimio-thérapie sous forme de: sulfamides (Dagenan) ou plus simplement’ d'injection intraveineuses d’urotropine, de salicylate de soude, de: salitropine, de cyanure de mercure: (Observation I).
- l'’hémothérapie sous forme d’auto-hémothérapie (Observation V).
- la médication de choc représentée par les injections de protéine étrangères ou de métaux colloïdaux (Observation V).
A l’heure actuelle il semble que l’ensemble de cette thérapeutique n’ait pas donné des résultats manifestement favorables. Il faut cependant se rappeler que nous avons vraisemblablement à faire à un virus filtrant dont la sensibilité aux médications anti-infectieuses classique est loin d’être la même que celle d’un agent pathogène banal,
3°) Traitement symptomatique. — Il est sans grand intérêt et aura simplement pour but de soulager le malade dans la période pénible du début de:la maladie. Les vessies de glace sur la tête, l’aspirine, le pyramidon calmeront partiellement les céphalées ; le chloral, le bromure feront de même en cas d’agitation. Les alcalins; les antisposmodiques habituels, les opiacées, l’eau chloroformée atténueront les vomissements.
CONCLUSIONS Sr
Arrivé au terme de cette courte étude sur cette affection curieuse qu'est la maladie &e Harada, il nous paraît pos:
sible d’en dégager maintenant les éléments essentiels et de
faire le point sur nos connaissances. exactes :
1°) La méningo-uvéite avec calvitie de Harada est une entité clinique indéniable qui doit avoir sa place dans la pathologie. ;
Sa symptomatologie nous est maintenant bien précisée et peut se diviser en trois périodes distinctes : une période d’invasion, caractérisée par la brusquerie de son apparition. Le sujet en pleine santé apparente présente soudainement des céphalées violentes, des vomissements, des bourdonnements d’oreilles, parfois de l'agitation et du délire ; bien qu’il n’existe aucun signe neurologique objectif (raideur de la nuque, Kernig, Babinski) on est amené tout naturellement à faire une ponction lombaire qui montre déjà, à ce stade, une réaction liquidienne nette avec hypercytose et hyperalbuminose. A cette période les signes oculaires existent et peuvent même précéder les symptômes plus haut cités : ils se manifestent par une uvéite aiguë à la fois antérieure et postérieure (irido-cyclite, hyalite, choroïdite).
La période d'état est caractérisée par l'apparition au symptôme majeur de la maladie, le double décollement de la rétine. Ce décollement n’entraîne aucunes déchirures ni perforatiôns rétiniennes,: il est plustôt de type choroï-
dien. A ce stade les signes généraux persistent, la réaction
du L. C. R. est toujours manifeste, mais de nouveaux symptômes sont apparus du côté du système pileux et de la pig-