‹ Contribution À L'Étude De La Maladie Osseuse De PagetChapitre 7 sur 21 · ETUDE RADIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE RADIOGRAPHIQUE

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Dans la maladie de Paget, comme dans toute affection du squelette osseux, l'étude radiographique fournit des renseignements du plus haut intérêt, et, en permettant de reconnaître les altérations caractéristiques de l’ostéite déformante progressive, apporte au diagnostic une base véritablement anatomique. Comme le disent avec raison Lévy et Londe, : « les renseignements obtenus à l’aide des rayons de Rœnt- | gen sont aussi probants que ceux que l’on peut retirer de coupes microscopiques ».

| L'examen radiographique montre en effet de façon très | nette des lésions associées d’ostéite condensante et raréfiante. Lévy et Londe furent les premiers à les constater (Nouvelle Iconographie de la Salpêtrière, 1897). #1 Béclère, en 1901, Hudelo et Heitz les ont précisées. ‘al A. Léri et Legros en ont fait l'étude comparative avec celles % de certaines affections dystrophiantes des os. 52 La radiographie décèle des altérations profondes de la Ÿ È structure des os associées aux modifications de forme et de 1 4 volume visibles au simple examen microscopique. 01

D'autre part, elle révèle des hypertrophies localisées et insoupçonnables par tout autre procédé d'exploration. On peut aussi, dans certains cas, observer des débuts de conden-

sation ou de raréfaction en certains points du squelette, ou + . , ! même en certaines port ons d’un os.

LÉiRE

Caractères radiographiques généraux de l'ostéite pagétique

Comme la radiographie ci-contre en offre un exemple, les altérations structurales touchent le tibia à la partie supérieure, le péroné à sa partie inférieure. Dans une autre de nos radiographies (PI. V), on voit un métacarpien, le 5°, altéré alors que le 4° ne présente aucune trace d’ostéite. La répartition des lésions semble se faire au hasard, car si l’on a pu incriminer pour expliquer leur prédominance habituelle aux membres inférieurs, la pression que leur fait subir le poids du corps, la même raison n’est plus valable pour les os de la voûte du crâne; de même on a peine à comprendre pourquoi la même cause, épargnant un os, lèse l’os VoIsin.

L'aspect de l'os est ouateux suivant l'expression d'André Léni et Legros.

Cet aspect résulte d’une dislocation totale de la disposition trabéculaire normale: on voit le tissu osseux formé par une extrême abondance de travées très fines, réticulées,

emmêlées comme les fils d’un écheveau et parfois disposées

en tourbillons.

Ces travées délimitent une série de taches claires qui répondent aux points d’ostéite raréfante et des taches sombres qui répondent à des points d’ostéite condensante.

La répartition de ces deux sortes de lésions peut être régulière ou très variable.

Souvent, l’on peut noter, au milieu du tissu raréfié des taches d’ostéite condensante et chez une de nos malades, au tiers inférieur du tibia se voyait une plaque d’ostéite

Planche 1V

Ch. AcxARp el J. THIERS

Image radiographique de la lèle du malade de l'obs. Il

En outre des lésions d'ostéite condensante et raréfiante des 08 de la voute, on

remarque la dilatation du sinus frontal, et la dilatalion du sinus sphénoïdal.

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