‹ Contribution à l'étude de la Maladie polykystique de ReclusChapitre 16 sur 18 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Diagnostic.

Le diagnostic de la maladie kystique est en général facile, car le plus souvent les grands symptômes sont réunis : indolence, évolution lente, absence de tumeur proprement dite, sensation de grains de plomb et de nodosités dans la mamelle, bilatéralité des lésions. Dans quelques cas, on ne pourra apprécier qu’une seule tumeur à la palpation, c'est alors que la ponction exploratrice pourra être d’un grand secours.

Le diagnostic différentiel d'avec les mastites de la ménopause signalées par Demons et Boursier sera quelquefois difficile, mais on se basera surtout sur l’évolution et l’unilatéralité de l'affection.

L'adénome simple de la mamelle sera distingué par sa mobilité sous La peau et les parties profondes, c'est une tumeur lobulée, présentant quelques points de fluctuation, le reste de la mamelle et le sein opposé n’ont pas de granulations.

Il faudra surtout différencier la maladie de Reclus de l'épithélioma intra-canaliculaire dendritique de la mamelle; mais dans ce cas,on observe sur l’un des seins, au niveau de l’aréole, une, deux ou plusieurs tumeurs globuleuses, fluctuantes, indolentes, s'accompagnant d'un suintement sanguinolent par le mamelon, restant indépendantes de la peau et déterminant peu de douleur, puis à un moment donné adhérant à la peau, s'épaississant, s'ulcérant et s'accompagnant d'engorgement ganglionnaire. De plus, cette affection est unilatérale.

Le carcinome du sein, le sarcome de la mamelle seront le plus souvent facilement différenciés, car nous avons vu qu'ils n'offrent pas les mêmes caractères cliniques que la maladie kys-

tique, le diagnostic sera plus délicat dans le cas de néoplasme bilatéral.

- La confusion possible avec la tuberculose mammaire et les autres mastites chroniques sera également à envisager, mais presque toujours ces affections sont unilatérales et à évolution typique.

Le pronostic de la maladie kystique est bénin dans l’âge moyen de la vie, il doit être réservé chez la femme qui approche de la ménopause, car c'est à cette époque que l'on observe quelquefois la dégénérescence cancéreuse.

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