‹ Contribution à l'étude de la Maladie polykystique de ReclusChapitre 18 sur 18 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Il résulte de l'étude que nous venons de faire que :

1° Les causes de la maladie kystique de Reclus ne peuvent être nettement établies, les inflammations antérieures de la glande mammaire paraissant cependant jouer un rôle important.

2° Les lésions anatomo-pathologiques de la glande mammaire au cours de cette affection semblent être constituées par une hypertrophie adénomateuse diffuse, avec prolifération conjonctive périacineuse, lésions de mastite chronique et évolution kystique des acini.

3° La prolifération épithéliale et par suite la formation des kystes peuvent être considérés comme une réaction de défense de la cellule mammaire.

4° Actuellement, la pathogénie de cette affection est encore obscure et la notion des affections antérieures ne s'accorde pas toujours avec la bilatéralité des lésions.

5° Cliniquement, la maladie kystique nous présente trois grands symptômes : indolence absolue, présence de tumeurs multiples disséminées dans la glande et enfin bilatéralité de la lésion. |

6° Le traitement de la maladie kystique consiste, dans beaucoup de cas en un traitement médical : compression, iodure de potassium, avec surveillance étroite de la malade en vue des dégénérescences cancéreuses possibles ou bien, dans des cas déterminés, en un traitement chirurgical partiel : ponction des kystes et injections modificatrices (solution iodée), ou total :

ablation des gros kystes avec ignipuncture des petits kystes sur la tranche de l'incision faite à la glande mammaire suivant la méthode préconisée par Quénu.

Enfin, dans des cas plus exceptionnels, il faudra pratiquer ‘l’ablation totale des d'eux mamelles qui nous parait être particulièrement indiquée chez les femmes au moment de la ménopause.

Vu BON A IMPRIMER : Vu : Le Doyen, Le Président de la thèse, À. PITRES.

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