‹ Contribution à l'étude de la mammite streptococcique de la vacheChapitre 11 sur 45 · ROME · texte numérisé non relu

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nière effrayante et, refusant toute nourriture, reste insensible à toute excitation extérieure.

C’est la mort par septicémie plus ou moins rapide. Si la maladie rétrocède, les synovites rétrocèdent et la plupart du temps elles disparaissent sans laisser de traces. |

IV. — Conséquences hygiéniques et économiques des mammites streptococciques

Sans cesser d’être le breuvage indispensable à l’enfance comme à la vieillesse, le lait et ses dérivés immédiats, par suite d’une hygiène nutritive plus grande et des progrès de l’art culinaire dans toutes les classes sociales, prennent une importance toujours plus considérable dans l’alimentation de l’adulte et leur consommation va croissant.

Notre production n’est pas encore suffisante pour satisfaire pleinement à tous les besoins.

J’emprunte les renseignements suivants au Journal Officiel du 10 juin 1927. :

La production totale du lait de vache en France en 1913, était de 128.072.300 hectolitres ; en 1923, elle était de 117.038.120 hectolitres ; en 1924, elle est devenue 122.363.170 hectolitres pour un nombre de vaches laitières de 6.973.110.

La consommation en 1926 est devenue 121.932.970 hectolitres pour un nombre de vaches de 7.058.200.

Pour la fabrication du beuïre on a transformé en 1926, 41.651.030 hectolitres de lait contre 42.283.480 hectolitres en 1913.

Pour la fabrication des fromages, 17.481.310 hectolitres de lait ont été utilisés en 1926 contre 15.675.130 hectolitres en 1915.

On a consommé en nature 41.127. 760 hectolitres de lait en 1913 et 37.660.460 hectolitres en 1926.

Si l’on estime à 0 fr. 75 Ia valeur moyenne d’un litre de lait, la production laitière représente donc une somme d'environ 9 milliards.

Ce chiffre de production est notoirement insuffisant. D’après M. Marcel Donon, sénateur du Loiret, la population devrait pouvoir disposer d’un minimum de 43 millions d’hectolitres, soit 0 litre 30 par habitant et par jour à consommer en nature. Par conséquent, il manquerait 5 millions d’hectolitres.

Bien plus, la gamme si riche et si variée de nos beurres et de nos fromages devrait nous permettre une importante et lucrative exportation en Angleterre et dans les pays d'Amérique.

Depuis quelques années, nous semblons perdre du terrain devant la concurrence. Pourquoi cette situation défavorable, alors que la France possède les meilleures races bovines laitières ?

Il y a plusieurs raisons à l'affaiblissement de notre production.

L’une d'elles et non la moindre est le nombre de … plus en plus grand dans nos exploitations laitières de vaches atteintes de mammites streptococciques.

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