OBSERVATION I
Il s’agit d’une vache de race Schwitz, de robe gris souris, âgée de 8 ans, faisant partie d’une étable de 35 vaches du domaine de La F..., logées modernement, système Lowden, et traites mécaniquement avec l'appareil Alfa Laval. « Glaris » a vêlé.le 17 octobre 1930 ; la quantité de lait fournie par elle a été, en octobre 130 litres, en novembre 438 litres, en décembre 440 litres et en janvier 366 litres. Tuberculinée en janvier 1931 avec résultat négatif. Le 10 février 1931, apparition brusque d’uné légère inflammation du quartier postérieur gauche, douleur à peu près nulle, pas de symptômes généraux, température 38°2, ganglions rétro-mammaires normaux ; dans le lait quelques caïllots mais aucun changement dans sa couleur, dans son odeur ni dans son goût.
Aucun traitement n’est appliqué, sauf des mulsions
fréquentes à la main du quartier malade. Tout semble rentrer dans l’ordre au bout de 5 à 6 jours.
Le 6 août 1931, on nous signale que Glaris présente de légers caillots dans son lait qui paraît un peu plus séreux que normalement. Elle a donné la veille 5 1. 5 dans sa journée, dont 0 I. 8 au quartier postérieur gauche, 11. 7 au postérieur droit, 1 1. 6 et 1 1. 4 respectivement aux antérieurs.
Ég. 1 / Au-dessus du sinus du quartier suspect nous consta- ‘tons à la palpation un noyau dur, du volume d’un abricot (fig. 1). La température rectale est de 38°4 le matin à 8 heures et de 38°7 le soir à 19 h.
Nous faisons un prélèvement aseptique de lait à la sonde et l’envoyons au laboratoire, notre diagnostic clinique étant posé : suspicion de mammite streptococcique.
Quelques jours plus tard la réponse de ce laboratoire a été la suivante au point de vue bactériologique : « Streptocoques en chaînes courtes de 4 à 6 éléments, nombreux autres coccus par 2, Gram positif, rares polynucléaires. »
L’analyse donne les résultats suivants :
DOnSILE UMR te nee :1029,4 Matière grasse ........ 32 PSTRALLRSEC a RES 117,5
Extrait dégraissé ..... 85,5 Cendresehren ir 8,9 Mo AU ec 50° Dornic RÉFPACHIONT À TI ANSE 37,4 Lactose hydraté ...... 45,4 Chlorure de sodium .... 2 gr. 10
Traitement : Dès le 8 août, nous appliquons le traite-
ment personnel suivant :
2 cc. de lait malade ;
5 cc. d’éther ; laissés en contact 10 heures dans un flacon renfermant des billes de verre, en émulsionnant fréquemment, puis addition de 15 cc. de sérum physiologique.
Nous injectons à l’animal tous Îes trois jours, sous la peau de l’encolure, 5 cc. du mélange.
Le même jour, 6 heures après l’injection, le volume du quartier malade semble avoir augmenté, le noyau dur est noyé dans une masse dépressible, mais de consistance différente de celle de la glande ; il y a légère sensibilité.
Le 10 août on extrait du quartier malade 0 1. 900 de lait.
fig.2
La réaction au pis malade semble avoir complètement disparu ; le noyau induré a diminué nettement de volume, il semble s’être allongé (fig. 2).
Le 11 août, 2 injection le matin.
On n’observe aucune réaction consécutive ; changement inappréciable dans le volume de la dureté.
Le 14 août, 3° injection : une inflammation très nette du quartier malade se produit, mais tout rentre dans l’ordre le soir même. Le lendemain on ne retrouve plus de noyau induré; la quantité de lait est devenue de 0 1. 950 à 1 litre; aucun caillot n’est plus recueilli sur le filtre pour le quartier malade, la quantité totale étant de 6 litres à 6 L. 5. On peut considérer « Glaris » comme cliniquement guérie ; le laboratoire interrogé ne signale plus aucun streptocoque.