CONCLUSIONS
I. — De l'étude que nous avons pu faire au cours de l'exercice de notre profession, nous pouvons conclure que la mammite streptococcique est particulièrement fréquente dans la région où nous exerçons. La fréquence de cette maladie justifierait à elle seule l’axiome du Professeur Ch. Porcher :
« La mamelle saine est l’exception, la mamelle infectée est presque la règle. »
IL — L'importance économique de la mammite streptococcique est considérable à Ia fois par sa répercussion sur la quantité de lait produit par la vache, mais aussi et surtout par la qualité défectueuse des laits mammiteux qui représentent pour l’industrie laitière, même après leur mélange avec d’autres laits sains, la cause de nombreux accidents de fabrication et de grosses pertes (notamment &ans la fabrication des fromages).
III. — Les laits provenant des vaches atteintes de mammite streptococcique présentent, d’après certains auteurs, un danger pour le consommateur ; nous pensons toutefois que l’étude particulière des dangers que p°uycnt présenter ces laits pour l’homme mérite-
rait d’être entreprise systématiquement avant d’émettre à leur sujet des conclusions absolument certaines.
IV. — La recherche des vaches atteintes de mammite streptococcique doit être poursuivie énergiquement. Cette recherche est puissamment aidée par les méthodes de laboratoire, qui, lorsque la clinique est déficiente, comme le cas se produit dans les formes légères ou extérieurement inapparentes, constituent la seule ressource du praticien.
V. — Si certaines méthodes de traitement se mon- -trent parfois efficaces, nous avons le sentiment que seule une prophylaxie rationnelle est susceptible de permettre une lutte énergique contre cette affection.
VI. — Il serait à souhaiter, conformément au vœu émis par le Congrès de l’Industrie laitière de 1932, que soit établi, en rapport étroit avec les Ecoles Nationales Vétérinaires, un centre d’études de la production du lait, permettant en particulier de lutter avec succès contre cette désastreuse maladie.
Vu : Le Directeur | Le Professeur de l’Ecole Vétérinaire de Lyon, de l'Ecole Vétérinaire, D°' V. BALL D' TAPERNOUX.
Vu : Le Doyen, Le Président de la Thèse, JEAN LEPINE D' ROCHAIX.
Vu et permis d'imprimer Lyon, le 8 Janvier 1933.
Le RECTEUR, PRÉSIDENT DU CoNsEIL DE L'Université,
A. LIRONDELLE.