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mal par la forme subaiguë, puis s’arrêter et évoluer ensuite telle que nous l’avons décrite.
Dans les éas à allure plus rapide, on observe un début brusque caractérisé par un gonflement modéré du ou des quartiers atteints avec une sensibilité qui pour n'être pas excessive n’en est pas moins appréciable. |
L'animal s’écarte dès qu’on approche la main de sa mamelle, il ne se défend pas encore mais il appréhende qu’on le touche.
La diminution de la quantité de laït est dans ces cas plus rapide. L’altération en est aussi plus nette ; dès le début il devient d’abord rosâtre, puis rougeâtre, puis tourne franchement au jaune.
De nombreux grumeaux s’agglomèrent au fond du vase dans lequel on le laisse reposer.
Ce lait redevient ensuite bleuâtre, séreux, puis reprend peu à peu son apparence normale.
Cette évolution dure deux à trois semaines au maximum.
Il n’est pas fatal que la mamelle s’atrophie ultérieurement ou qu’elle se noue et se sclérose, ainsi que nous l’avons vu se produire dans le cas précédent.
L’infection peut « dormir » des mois, pour reprendre soit brusquement, soit insidieusement suivant les circonstances, et c’est ce qui a donné lieu à la légende de ces cas sporadiques qui ne sont que des séquelles d'anciennes infections qui « se réveillent » de temps en temps.
Dubois a observé des mammites streptococciques à
évolution rapide avec symptômes excessivement gra-
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ves. Mais ces cas représentent l'exception ; ils furent surtout accusés avec le premier malade ; les contagiosés, par la suite, présentent une affection à allure plus calme, rentrant peu à peu dans le cadre général dont je me suis efforcé de tracer l’esquisse au début de ce chapitre.
Nous verrons plus loin, en étudiant l’étiologie les raisons de ces variantes dans la symptomatologie.
Il n’y a pas, en effet, une mammite streptococcique, mais des mammites streptococciques, car il n’y a pas un streptocoque, mais des streptocoques faisant chacun leur mammite (19).
Quant à l’âge des animaux atteints, mes observations n’ont pu en dégager une loi.
Parmi 70 malades, Richter et Demmel (39) ont ré-: parti les cas selon les âges :
13 de 3 à 5 ans.
33 de 6 à 8 ans.
18 de 9 à 11 ans.
6 de 12 à 15 ans.
Par conséquent, il semble que c’est à l’âge moyen, au moment de la plus forte lactation, que les animaux sont le plus sujets à être atteints de mammite streptococcique.
De même, de nombreux auteurs ayant admis que la moitié droite de la mamelle était le plus souvent touchée, Richter et Demmel ne confirment pas cette manière de voir (19).
J'avoue être de leur avis et j'ai plutôt remarqué que c’étaient les quartiers gauches les plus fréquemment atteints parce que plus loin de la main du