‹ Contribution à l'Étude de la Marche de la Paralysie GénéraleChapitre 9 sur 20 · CERTIFICAT DE QUINZAINE · texte numérisé non relu

CERTIFICAT DE QUINZAINE

GC... est dans un état très avancé de démence paralytique ; affaiblissement général de l'intelligence, tremblement des membres, embarras de la parole, divagations incohérentes. Il doit être maintenu.

Signé: A. FoviLLe.

Octobre. — Santé physique satisfaisante. Même état mental. Est très fort, soulève 200 kilos. Pas d’inégalité des pupilles.

Novembre. — Parole très embarrassée. Affaiblissement croissant.

Janvier 1874. — Démence paralytique très avancée. Le malade est gateux.

Juillet. — Se promenant dans la cour, il a eu une faiblesse, s’est affaissé et garde le lit.

4 août. — CG... est mort dans la nuit sans qu'aucun symptôme nouveau ait été observé la veille.

Autopsie. — A l'ouverture de la boite crànienne, il s'échappe une quantité de liquide assez notable, à l’excision de la dure-mère, une grande quantité.de sang. Du sang coagulé reste adhérent aux méninges du côté gauche. Nous observons en outre des caillots sanguins dans la fosse occipitale gauche.

Les méninges se détachent très facilement et n’adhèrent en aucun point à la substance cérébrale ; elles sont très congestionnées. Les circonvolutions sont remarquablement aplaties, à la coupe nous ne constatons rien de particulier. Pas d'aspect rugueux de la membrane ventriculaire. La substance grise est un peu pâle et à peu d'épaisseur.

Le cervelet, le bulbe et la protubérance ne présentent rien à noter. La substance cérébrale a perdu beaucoup de sa consistance. Get état paraît dû à la putréfaction qui est très avancée.

Observation II.

Emprantée à M. le docteur A. GIRAUD.

Paralysie générale. — Attaques apoplectiformes. — Hémiplégie

droite. — Troubles intellectuels (forme démente). — Marche progressive. — Mort. — Aulopsie.

CG... (Louis) est un homme de 34 ans, bon ouvrier tailleur de pierres, qui a toujours eu une bonne conduite et qui ne compte point parmi ses ascendants de parents atteints d’aliénation. mentale.

Il y a deux ans et demi environ qu'il fut atteint, dans l’espace d’un mois, de trois attaques apoplectiformes qui se suivirent à quelques jours de distance. Chacune de ces attaques était suivie d’une paralysie incomplète du côté droit, paralysie qui fut chaque fois de courte durée. A peine amélioré, il reprit son travail, le quitta quelque temps après, le reprit encore et fut obligé de l’abonner définitivement au commencement de juillet 1873.

Les personnes qui avaient l’habitude de vivre avec C..., sa sœur, par exemple, qui nous a donné les renseignements que nous possédons, n’ont remarqué aucun changement dans sa manière d’être, dans son caractère, avant les attaques dont nous avons parlé. Depuis ces attaques, le malade s’est toujours montré calme, sans délire appréciable, et l’on a constaté seulement un affaiblissement progressif des facultés intellectuelles et des forces physiques.

Le 12 juillet 1873, il était admis d’urg'ence à l’Asile d'aliénés.

Etat du malade à son entrée.— Les fonctions de la digestion, de la respiration et de la circulation s’accomplissent bien ; la physionomie ne nous révèle rien de particulier. La locomotion est pénible ; la jambe gauche se meut tout aussi difficilement que la droite ; les bras, les mains sont agités d’un tremblement peu intense, mais qui rend cependant les mouvements peu précis. La parole est très embarrassée.

L'intelligence est très affaiblie; la mémoire presque perdue, IL ignore la date de sa naissance, et ne peut nous raconter la facon dont

(MR 1 BEA

CR À VE CON il a été amené ici. Il parle de son travail qu'il va bientôt reprendre, et n’a aucune conscience de son état et de l’endroit où il se trouve.

Il est très calme, mange bien, les nuits sont bonnes. Ce malade ne

se gate pas.

C... est dans un état très avancé de démence paralytique caractérisée par une perte presque absolue des facultés intellectuelles, un affaiblissement presque égal des forces physiques et un très grand embarras dans la parole.

26 juillet. — Depuis l'entrée de C... à l’Asile, aucun changement ne s’est manifesté dans son état. Il est calme et tranquille. Passé depuis dix Jours à la deuxième division des travailleurs, il faut à chaque repas le conduire à la place qu’il occupe à table, place dont il ne peut garder le souvenir. |

Il continue à présenter les signes les plus frappants de la démence paralytique. Son intelligence est complètement usée ; la motilité profondément troublée ; la prononciation presque impossible.

Septembre. — Amélioration dans la motilité, parole toujours embarrassée.

Octobre. — Parole toujours embarrassée. Langue tremblante, et même état mental.

Juillet 1874. — Démence paralytique très avancée. Le malade reste constamment alité. Il offre cette particularité que dans le décubitus dorsal, il tient presqu’en tout temps la tête levée et ne l’appuie jamais sur le traversin.

Janvier 1875. Aucune modification à signaler. La paralysie générale fait des progrès rapides.

Juin. — Difficulté de déglutition. Teint cadavérique. Etat très grave. Décès le 21 juin à 11 heures du soir.

Autopsie. — L'encéphale baigne dans une sérosité assez abondante.

A l’excision de la dure-mère, il s'échappe un liquide très purulent. La face interne de cette membrane est recouverte d’une couche membraniforme très tenue ; il faut employer le grattage avec le dos du scalpel pour la rendre évidente.

Ilexiste à la base de petites suffusions sanguines nettement limitées, et quelques petits caillots sanguins mous, noirâtres. Nous n'ob-

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