‹ Contribution à l'étude de la médication diurétiqueChapitre 15 sur 41 · MERS · texte numérisé non relu

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intermédiaires du métabolisme des nucleo-protéides qu'on appelle des bases puiiques. La thcobromine fut découverte par Schræder en 1888 et son application thérapeutique fut suivie de succès. Depuis cette époque de mulliples dérivés de la theobromine ont été employés.

Nous n’énumérerons point ces dérivés plus ou moins abandonnés aujourd’hui. Certains d’entre eux comme la diurétine et l’allylthéobromine ont l'avantage d’être solubles et par conséquent injectables. La théobromine el ses dérivés sont rangés par Pic dans le groupe de diurétiques chloruriques. En réalité leur action semble s’é tendre à tous les constituants urinaires et l'épreuve de la phénol-sulfone-phtaléine montre souvent une amélio: ration importante de la perméabilité rénale, En effet la théobromine semble agir directement sur le rein par ac: livation de la cireulation rénale, Nonnenbruch en 1921 a montré cependant que l'administration de théobromine provoque une augmentation des protéines du sang au dépend de celles des tissus. Malgré ce fait nous pouvons admettre que la théobromine est le type même du diuré:lique rénal et fait plutôt partie d’une série de médica: ments que nous pourrions appeler cardio-diurétiques. Ces médicaments agiraient sur le cœur et sur le rein dans des. proportions variables. Le théobromine a une action toni- ‘ardiaque minime, tout à fait négligeable, Le corps suivant de la série : la caféine est au contraire peu diuré. tique surtout cardiotonique, |

La scille est rangé par Pic parmi les diurétiques a20luriques. Pendant très longtemps mentionnée parmi les

meilleurs médicaments, la scille a perdu beaucoup de

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sa faveur ancienne. En 1921 Stoli et Suter isolent un glu coside cristallisé du bulbe de scille, glucoside qui en serait le principe actif. Il semble en effet que ce glucoside soit supérieur à la théobromine au point de vue de lélimination azotée. Son mode d'action est également rénal par forte congestion ce qui fait faire des réserves sur son utilisation dans les néphrites. La scille possède, outre ses effets diurétiques, une action tonicardiaque non négligeable.

La digitaline, la strophantine el l’ouabaïne sont des tonicardiaques très actifs. Ce n’est pas la place ici d’en faire la louange. S'ils se montrent en même temps des diurétiques puissants c’est presque uniquement grâce À leur action sur la tonicité cardiaque. Le muguet et l’adonis vernalis agiraient dans le même sens.

Certains auteurs vantent les propriétés diurétiques de quelques végétaux utilisés depuis longtemps et dont nous ne connaissons pas les principes actifs. Ainsi le vin blanc, les asperges, l'oignon, le citron, le gui, etc., semblent avoir une activité indépendante de leur teneur en eau ou en potassium. Dans tous les cas ces agents diurétiques ne peuvent servir que d’adjuvant au cours d'une médication diurétique plus sûre.

Nous pouvons somme toute retenir parmi les diurétiques d’origine végétale la théobromine et ses dérivés, le glucoside de la scille et la série des cardio-diurétiques. Ils ont comme caractères communs d'agir en même temps’ sur le fonctionnement cardiaque ; ils seront donc

particulièrement indiqués dans”les œdèmes des cardia-

ques.

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