SENAR NES
Par exemple .
Avec le radical mixte butyle éthyle C#H°, C?H5 on a : D Di La butyléthylmalonylurée, ou acide butyléthylbarbiturique, ou .Sonéryl.
Avec le radical mixte allylpropyle C*H5 CH”, on a :
0 = ER Co Lei L’allylisopropylmalonylurée ou acide allylisopropylbarbiturique.
Avec le radical mixte phényle éthyle (cette fois l’on fait intervenir des radicaux de la série cyclique) CSH° CH, on a : ce ca CO. CH Ne O7 CIE La phényl éthyl malonylurée, ou acide phényl éthyl barbiturique ou gardénal.
Avec le radical mixte phényle méthyle CSH5 CH, on a : o = CT RE La phényl méthyl malonylurée, ou acide phényl méthyl barbiturique ou rutonal.
Enfin, en adjoignant à la molécule d’allylisopropylmalonylurée une molécule d’amidopyrine (phényl-diméthyl-amino pyrazolone), on obtient le produit d’addition suivant -:
“NH CO =; CH; OC xXH— € GH:
[@) Re tp H— N—C — CH* Eh CH CL CRE CH —N C—N-CH C7
O L’allylisopropylbarbiturate d’amidopyrine ou allonal.
Lab
Parmi ces produits, l’Allonal et le Gardénal ont une physionomie particulière.
L’Allonal est d’abord un analgésique (à cause de la présence d’amidopyrine), l’action hypnotique vient après, il se trouve de la sorte indiqué dans les insomnies douloureuses avec agitation ; d’après les observations dignes de foi, l'accumulation et l'effet toxique seraient peu à craindre ; dans ces conditions, l’allonal se comporterait comme un excellent succédané des opiacés.
Le Gardénal, lui aussi, est un hypnotique énergique, mais dangereux par le faible écart entre la dose toxique et la dose thérapeutique, il détermine très vite, aux doses hypnotiques, des signes d’intolérance (troubles cutanés et nerveux avec hypotension, bradycardie et bradypnée), mais aux doses moyennes, c'est avec les bromures, le médicament-type de l’épilepsie.
Le Véronal est un hypnotique actif, déterminant le sommeil dans des délais très brefs, mais il n’est pas exempt de toxicité, et entraîne facilement l’accoutumance ; on lui préfère le Dial qui, à des doses cinq fois moins fortes, manifeste des propriétés hypnotiques analogues. es
Le Sonéryl, trois fois plus actif que le Véronal, occupe une place intermédiaire au point de vue hypnotique entre l’allonal et le gardénal ; quant au Rutonal, des phénomènes d’éruption, des douleurs généralisées, de la somnolence et de l’ébriété parfois consécutives à son emploi en ont beaucoup limité l’usage.
Mais un sérieux inconvénient de la plupart des dérivés barbituriques consiste en leur faible solubilité dans l’eau ; en les solubilisant dans les alcalis dilués, en obtenant en particulier les sels sodiques correspondants, l’administration s’en trouve facilitée, mais par contre, l’efficacité très réduite.
En utilisant une base plus faible, la diéthylamine, comme solvant, on a réussi à mettre au point des composés plus maniables gardant tout leur pouvoir hypnotique.
L'un d’entre eux, mélangé à parties égales de diéthylbarbiturate de diéthylamine et d’allylisopropylbarbiturate de diéthylamine, constitue le Somnifène,
Très utilisé depuis quelques année dans les asiles, le somnifène peut être regardé, par la rapidité et l’intensité de son action, par sa
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toxicité réduite, comme le meilleur des hypnotiques de la série barbiturique, dont on peut dire qu’il représente le produit type. Mais parce qu'il est celui des barbituriques en lequel se reflètent le mieux les caractéristiques du groupe, le somnifène se trouve le plus qualifié pour en refléter du même coup les inconvénients qui doivent être signalés.
Dès que l’on s’élève au-dessus des doses moyennes, on constate de l’accélération du pouls, la baisse de la tension artérielle et du refroidissement ; aux doses fortes, le somnifène est un poison des hématies et un dépresseur du cœur.
L’élimination du somnifène et des barbituriques en général, si elle commence assez vite, ne laisse pas d’être lente, se prolongeant durant quatre ou cinq jours, la destruction dans l’organisme n’est pas complète ; d'autre part, le taux d’élimination varie beaucoup selon la dose (90 % pour les doses faibles, 40 Z pour les doses fortes), on conçoit dès lors que l’administration répétée de doses faibles puisse aisément conduire à l’accumulation, synonyme d’une imprégnation de plus en plus prépondérante des centres nerveux ; dans ces conditions, à un sommefl lourd et prolongé succède de la torpeur, de l’hébétude, de la céphalée, tous signes qui persistent jusqu’à élimination complète du médicament. C’est par l’intermédiaire de cette imprégnation profonde des éléments nerveux, et aussi sans doute par altération des hématies, que les appareils circulatoires et respiratoires sont touchés avec au début, diminution d’ampleur des mouvements respiratoires et de l’impulsion cardiaque, accélération du pouls, hypotension et hypothermie, puis, si les doses s’élèvent ou se rapprochent et d'autant plus vite qu’il s’agit de sujets à émonctoires insuffisants, apparition d’un véritable syndrome d’anurie avec coma terminal. Nous en avons observé un cas frappant à l’hôpital militaire de Perpignan. Il s’agissait d’un homme de 35 ans, ancien paludéen et dysentérique, qui depuis plusieurs semaines, pour se procurer le sommeil, absorbaït quotidiennement XL gouttes de somnifène à l’insu de son entourage ; quelques jours après son entrée à l’hôpital, et après une phase de demi-somnolence avec affaissement mental complet et demi-incohérence, nous le vimes entrer petit à petit dans le coma complet, avec oligurie, vomissements, myosis et rythme respiratoire de Cheynes-Stockes, température à 36°2 ; la drogue responsable fut découverte par hasard,