‹ Contribution à l'Étude de la Médication HypnotiqueChapitre 18 sur 32 · PTS · texte numérisé non relu

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descences marquées après les efforts, les repas et sous l’influence des contrariétés.

Le malade a la sensation d’une gêne superficielle, d’une sorte de casque ou de corset trop serré avec, de temps en ue des bouffées de chaleur, des vertiges et des faiblesses.

Insomnies très fréquentes, tantôt nettement en rapport avec ces malaises, tantôt existant à l’état isolé ; assez fréquemment renouvelées pour incommoder sérieusement le malade et ajouter à son inquiétude. Le som-. meil survient tard après une longue phase d’agitation, le réveil se produit après cinq à six heures coïncidant bien des fois avec une reprise des malaises.

Cet état dure depuis environ sept mois. À maintes reprises, le travail a dû être interrompu.

M. Jules V.. avait été soigné deux ans auparavant pour hypochlorhydrie avec flatulences, éructations et pesanteur gastrique. Ces symptômes ont disparu, mais il reste ce que nous avons mentionné.

A l’examen, ce malade se présente avec beaucoup d’appréhension, avec un facies timide et inquiet et une attitude embarrassée ; les réponses se font avec beaucoup d’hésitation ; il nous dit avoir toujours été très émotif et très impressionnable,. -

L’examen des différents appareils ne nous révèle rien d’anormal ; en particulier nous ne trouvons rien au cœur, mais, nonobstant l'émotion accusée par le malade, nous constatons un pouls qui bat à 60.

Le réflexe oculo-cardiaque donne une accélération de 24 pulsations à la minute et nous donne l’occasion d’assister à une crise lipothymique avec vertiges, sueurs froides et tremblements.

Pas d’autres renseignements touchant l’état somatique. En somme nous croyons être en présence d’un syndrome d’instabilité vago-sympathique, instabilité qui est vraisemblablement responsable de l’insomnie dont se plaint M. Jules V...

Pendant dix jours nous avons soumis M. Jules V... au traitement par Jisopropylacétylcarbamide à la dose de deux comprimés de 0 gr. 25 par jour, un dans le courant de l’après-midi et un autre le soir vers 8 heures.

Dès les premiers jours le sommeil s’améliore, il s'établit plus tôt et plus facilement, environ une heure après l’ingestion des comprimés, et dure plus longtemps, atteignant aisément sept à huit heures, en même temps que semblent bien diminuer d’acuité les symptômes de la série douloureuse.

Après ces dix jours nous conseillons un arrêt de cinq jours, puis reprise pendant dix jours et mêmes résultats heureux.

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