OBSERVATION VI
M. Auguste T..., 23 ans, ouvrier à Gardanne.
Examiné le 9 août 1930, à l’occasion d’une crise de tachycardie paroxystique impressionnante, avec pouls à 340, état d’anxiété extrême, et sensation de mort imminente, douleur épigastrique sans irradiation dans le membre supérieur, et nausées.
Ces crises sont irrégulières, mais surviennent surtout la nuit, d’une façon brusque et sans signes prémonitoires. Fait rare, elles durent parfois une nuit entière, et laissent après elle avec une sensation de brisure générale un état d’agitation qui dure deux à trois jours et qui compte l’insomnie comme symptôme très pénible!
D'ailleurs le malade est en permanence un hyperémotif, et instable dans ses manifestations d’activité consciente et subconsciente. Dans l’intervalle des crises le pouls se maintient à 84. Le regard est vif, brillant, il s’agit d’un sujet maigre très remuant. Nous pensons que l’hyper-sympathicotonie est en jeu.
En dehors de la médication d'urgence de ces crises de tachycardie nous avons conseillé l’allylisopropylacétylcarbamide et nous croyons en avoir retiré de bons effets.
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Influence sédative très marquée, sommeil plus régulier, cela à des doses de 0 gr. 50 par jour réparties en deux prises d’une façon continue.
Pendant près d’un mois nous n’avons pas assisté à de nouvelles crises, et quand nous avons quitté ce malade le pouls était à 80.