OBSERVATION V
M. Hippolyte D... 67 ans, célibataire, fonctionnaire en retraite à Pertuis.
Examiné le 15 septmbre 1930.
| Vient nous voir pour nous rendre compte des effets d’un traitement institué par le docteur B.
Ts
Avait été examiné quelques mois auparavant pour des vertiges et des céphalées persistantes.
La tension avait été trouvé élevée.
Urée dans le sang : O0 gr. 55.
Mauvaise constante d’Ambard : 0,09.
En somme petits signes de Brightisme.
Néanmoins le régime modifia de façon heureuse ces premiers signes.
Mais ces derniers temps, alors que les signes physiques ne sont pas alarmants, que les chiffres de dosage d’urée dans le sang se rapprochent de la normale (avec rien d’anormal dans les urines), M. Hippolyte D... accuse de l’insomnie et des préoccupations hypocondriaques ; ce n’est qu'avec difficulté qu’il admet que les résultats de l’examen clinique lui sont favorables, il se découvre un grand nombre de petits malaises très passagers (e(ngourdissements, légers prurits, douleurs de la voûte plantaire) qui l’inquiètent beaucoup ; parmi eux l’insomnie est la dernière venue et tend à devenir rebelle.
Avec beaucoup de prudence, et le régime étant scupuleusement suivi, nous croyons utile de donnez un hypnotique doux.
Nous avons fait prendre chaque soir 0 gr. 125 d’allylisopropylacéty1carbamide .
Les résultats ont été des plus heureux puisque, soit par l'effet de la suggestion, soit par action réelle du médicament, à cette petite dose longtemps maintenue avec des arrêts hebdomadaires de deux jours le sommeil est revenu à son régime antérieur et les malaises signalés ont disparu.