‹ Contribution à l'Étude de la Médication HypnotiqueChapitre 30 sur 32 · OBSERVATION XII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XII

M. Gaston T..., 45 ans.

Examiné à Antibes le 20 juin 1930. À contracté le paludisme au Maroc il y a 5 ans. À été énergiquement traité au début par la quinine et l’arsenic. (La première attaque avait revêtu une forme typhique). Depuis, deux ou trois fois par an, surviennent des accès typiques.

Ce malade vient pour se faire faire une prise de sang, à la fois pour être renseigné sur sa formule hématologique et à fin de Bordet-Wasserman (reconnu d’ailleurs négatif, mais il y avait eu de lhydroa buccal).

Le malade a 4 millions de globules au m/m%, donc légère anémie seulement. Par ailleurs la cure d'entretien quinique a assuré un bon état général.

M. Gaston T.. nous signale, en outre, qu'après chaque accès palustre, il présente quelques jours d’insomnie, Nous en tenons compte pour essayer l’allylisoprophylacétylcarbamide à titre symptomatique, car il est précisément dans une période d’insomnie après un accès palustre récent.

Il n’y a rien d’anormal du côté des autres appareils.

Les urines sont normales.

Huit jours d’un traitement à l’allylisopropylacétylcarbamide à la dose assez élevée de trois comprimés à 0 gr. 25, facilitent beaucoup le sommeil et cela soit dit en passant, semble aussi atténuer quelques vertiges et bourdonnements d’oreille dus à la quinine.

À la fin de ces huit jours de traitement un autre examen de sang nous montre une formule hématologique inchangée et les urines demeurent également normales en volume et en composition. M. Gaston T... se propose donc d’avoir, après chaque crise palustre, recours à l’allylisopropylacétylcarbamide pour échapper à sa passagère insomnie.

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