‹ Contribution à l'Étude de la Médication Hypotensive et en Particulier du Nitrite de SoudeChapitre 6 sur 20 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

De la médication hypotensive en général.

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pas seulement dans HR DIOS Fe médicaments hypo- . |1enseurs Fe RE à En dehors du régime den nous venons de parler et de % Maine qui devra toujours, chez les artério-scléreux,

‘ constituer la base du traitement, il existe un run "2 nombre d'adjuvants utiles toujours, nécessaires quelque- à fois, qui par un emploi méthodique et constamment surveillé par le médecin, donneront des résultats souvent

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a La balnéothérapie, Le traitement hydro-minéral.

L'emploi du massage méthodique et d’une gymnastique

, musculaire appropriée, a pris dans ces derniers temps une assez grande importance à la suite d’une étude systématique. On sait, à l'heure actuelle, que les mouvements provoqués et la compression alternative des muscles, ont pour but de favoriser, d'une façon active, la circulation périphérique. Il passe dans les muscles traités par le massage, cinq à neuf fois plus de sang que dans le muscle à l’état de repos. On conçoit sans peine que cette exagération de la circulation périphérique, par suite de la vasodilatation, provoque un abaissement de la tension sanguine. C’est, en quelque sorte, une saignée interne que l’on pratique. :

Cette exagération de la circulation capillaire produit non seulernent, une déplétion sanguine considérable, et par suite un soulagement du cœur, mais encore elle est susceptible de provoquer une désintoxication du sang. Le massage musculaire agit d’une façon analogue à celle des iodures, lorsque ceux-ci, par suite du rappel dans le sang, du sérum extravasé dans les espaces lymphaliques et périlymphatiques, le ramènent chargé de produits de désassimilation. On favorise donc par le massage musculaire l'élimination des produits de désintégration des matières albuminoïdes, et si l'on réfléchit que les produits de déchet, comme l’a bien démontré Huchard, sont surtout des produits vaso-constricteurs, on voit que par le fait même du massage on désintoxque l'organisme et l’on supprime, dans une certaine mesure, la vaso-constriction périphérique et par suite on diminue le travail du cœur. Ces faits ont été mis en évidence par Piatot; et surtout

Ferdinand Lagrange, dans le travail remarquable qu'il a fait Sur le traitement des affections cardiaques par l'exercice et le mouvement.

L’Aydrothérapie et les eaux minérales peuveñt aussi, dans une cerlaine mesure, soulager les cardiopathies par la résorption des exsudats musculaires ou la réduction des cardiectasies ; mais surtout, par suite de leur pouvoir décongestionnant.

L’hydrothérapie appliquée avec des eaux minérales gazeuses produit, lorsqu'elle est bien administrée, dela rubéfaction de la peau, avec vaso-dilatation périphérique, mais cette action est de peu de durée. Cependant, il existe un certain nombre d'eaux minérales françaises qui peuvent jouer un rôle efficace par suite de leur thermalité, et qui exercent une action congestive vaso-dilatatrice, intéressant le cœur périphérique. |

Piatot a attiré l'attention des cliniciens sur les eaux de

Bourbon-Lancy, qui, en raison de leur triple action thermale, antiurémique et diurétique, sont indiquées dansles

cordiopathies artérielles et valvulaires. « L'action la plus

remarquable de l’eau de la Reine à Bourbon-Lancy est celle qu’elle exerce sur la sécrétion urinaire et sur la nutrition générale de l'organisme, grâce à sa digestion rapide et facile; je veux parler de son pouvoir d'élimination de l’acide urique et des urates, et de ses propriétés diuretiques. Chez les cardiaques, non seulement il y a diurèse mais diurèse sélective à l'égard des urates et de l’acide urique ». |

En dehors de cette station thermale, toutes les eaux diurétiques. (Evian, Vittel, Contrexeville, Aulus, Capvern),

peuvent être utilisées à condition d’être administrées d’une facon rationnelle, dans la période de presclérose. Mais, c'est surtout à Brides-les-Bains, à Evian, et à Moutiers que l’on doit s'adresser pour le traitement des cardiopathies artérielles. La station de Bagnols (Lozère), a été utilisée avec avantage dans le traitement de l'endocardite rhumatismale, et les résultats qu’on obtient à la suite de cette cure font présager son extension.

Originaire du Lot, nous attirons l'attention sur la petite station de Miers. Nous avons été à même d’y voir les heureux résullats obtenus dans le traitement des cardiopathies artérielles. Ge sont des eaux diurétiques et purgatives qui réussissent surtout dans le traitement de l’artériosclérose, lorsque celle-ci se trouve compliquée d’hyper-

tension portale. Godleski s’est beaucoup occupé de cette

question dans ces dernières années, et les résultats obtenus

par lui semblent tout à fait satisfaisants.

Nous n’oublierons pas de signaler les eaux de Bagnolesde-lOrne, qui jouissent d’une réputation universelle dans

“le traitement des maladies du système veineux ; et nous :

terminerons ce rapide énoncé en faisant ressortir ce fait, qu'il faut tenir, dans ces cas, grand compte de la thermalité et des conditions d’administrations spéciales à chacune de ces stations.

Les agents médicamenteux agissant d’une façon efficace comme producteurs de l'hypotension sont encore peu nombreux et assez mal connus. On péut cependant les diviser en trois groupes principaux qui sont :

Extraits organiques, Iodures en général, Nitrites.

Dans ces dernières années, de nombreuses recherches physiologiques ont été faites sur un certain nombre d’extraits organiques retirés de glandes ou de tissus d’animaux. La chimie de ces’ tissus ou glandes est encore à

l'état embryonnaire. Au point de, vue physiologique, nous connaissons un certain nombre de résultats expérimentaux

nets et précis ; mais dans la plupart des cas la mécanique de l’action physiologique de ces différentes substances est

encore absolument hypothétique. C’est ainsi que l’on a expérimentalement constaté que les extraits de corps pituitaire, de rate, de parotide, de rein produisent l’hypertension artérielle; tandis que ceux de corps thyroïde, d’ovaire, de foie, de thymus, de pancréas, produisent au contraire de l’hypertension.

Pour ne nous occuper que des extraits produisant l’hypotension nous signalerons seulement que d’après les expériences de Gley et Langlois, l'injection d'extrait de glande thyroïde provoque un abaissement brusque de la tension sanguine, quelquefois accompagnée d’asthénie et de collapsus cardiaque. L’extrait ovarique a également provoqué une hypotension considérable, mais il ne réussit guère que dans certains cas accompagnant la monopause ; et en définitive, cette médication n’est pas applicable au traitement des cardiopathies soit artérielles, soit surtout valvulaires, en raison de sa brutalité, de son danger ultérieur et aussi de sa fugacité.

Dans ces derniers mois on a beaucoup parlé de l’action de l’adrénaline et des extraits de capsules surrénales sur la circulation. En raison de son action secondaire l’adrénaline doit plutôt être classée parmi les hypotenseurs. L'action

9% de £ A

vaso-constrictive et hypertensive de cette substance sont en effet essentiellement passagers. Mais encore bien plus que pour les autres substances ci-dessus signalées, son emploi en thérapeutique doit être essentiellement rejeté, étant donnée la brutalité de son action et les accidents qui peuvent être redoutés, à la suite du véritable coup de bélier qui se produit lors de son introduction dans l’écono- mie. Josué a du reste signalé, dans ces derniers temps, la production d’athérome siégeant sur l'aorte à la suite de l'emploi répété chez les animaux de cette substance.

Il semble récemment s’être fait un revirement au sujet de la valeur thérapeutique des iodures dans le traitement de l’artério-sclérose en général et surtout de la période de presclérose de cette maladie. Huchard en particulier s'élève contre leur emploi dans ces conditions et leur préfère de beaucoup l’administration des hypotenseurs mais du groupe des nitrites. — Cependant, il est certain que l’iode et les iodures alcalins jouissent d’une réelle action et provoquent l’hypotension artérielle non pas directement mais bien indirectement, comme l'ont démontré les expériences de Henrijean et Corin.

L’iodure de potassium, en effet, modifie dans une notable proportion le volume total du sang contenu dans les vaisseaux. Aussi, à la suite de son emploi voit-on, comme l’avaient du reste signalé :Huchard et Éloy un abaissement de la pression sanguine. Bientôt après, la pression tend à remonter à ce qu’elle était avant en raison de l’exagération nouvelle du volume du sang. Mais ces phénomènes seraient tout à fait négligeables s'ils existaient seuls ; étant donnée, l’accomodation pour ainsidire automatique,

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