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trouve facilement divisée par le mouvement même
de la circulation.
Le plasma sanguin renferme 8,5 o/o de subs-
tances albuminoïdes et 0,5 o/o de cholestérine, sucre, graisses, lécithines, urée, substances extrac-
tives, savons, grâce auxquels les gouttelettes hui-
leuses peuvent être émulsionnées.
Lorsqu’on met de l’huile iodée en contact avec du sang ën vitro à l’étuve à 37 degrés et que l’on y recherche l’iodure au bout de quelques instants, il est impossible de l’y déceler. Ce n’est qu’au bout d’une heure environ que l’iode est libéré de sa combinaison grasse. k
La décomposition ne se fait qu’à la longue et progressivement.
Lorsqu'on injecte à un chien 2 centimètres cubes d'huile iodée dans le sang et qu’on fait des prises de sang de quart d’heure en quart d’heure, à la troisième prise de sang, c’est-à-dire au bout de quarante-cinq minutes l’iodure est retrouvée à l’état de traces (Expériences IV. XVI, VIII) et dans les observations ci-dessus relatées, nous avons vu qu'après l'introduction de l’huilé iodée dans la circulation, l’iode était retroûvé au bout d’un certain temps dans l'urine à l’état d’iodure. C’est une autre preuve que
l'huile iodée se décompuse dans le sang et libère de l’iode.
De même que pour ce qui se passe in vitro, cette
décomposition ne se produit que lentement puisque comme nous l'avons vu dans l'expérience X, la quan-
tité d'iodure trouvée dans le plasma sanguin varie avec la quantité d’iodure éliminée par les urines.
L'existence d’une constante iodo-sécrétoire suffsait d’ailleurs à faire prévoir le rapport de la sécrétion rénale avec la teneur du plasma en iode.
La longue durée de l'élimination urinaire sur laquelle nous reviendrons plus loin, qui traduit la . lenteur de libération de l’iode, montre que l'huile iodée absorbée n’est décomposée que progressive ment et fait bien partie intégrante du milieu organique où elle a été introduite par la voie circulatoire.
En réalité une partie seulement des huiles iodées serait décomposée d'emblée dans l'organisme, l’autre se fixerait en nature sans se décomposer dans les tissus où elle s'emmagasinerait. Ce n’est qu'ultérieurement qu’elle serait dédoublée à son tour très lentement, ce qui rend compte de la lenteur de l'élimination.
L’iode ainsi mis en liberté a une affinité marquée pour les albuminoïdes (Boehm et Berg). Dans une solution colorée en bleu par l’amidon, si l'on ajoute de l’albumine, il se forme un composé albuminoiodé et la solution se décolore. L’iode fait d’ailleurs normalement partie des constituants du sang où il se trouve combiné aux substances protéiques de la partie liquide.
Ce n’est d’après Pouchet qu'à l’état d’albuminoïdes qu’on peut concevoir la circulation de l’iode dans l'organisme.
Or ces combinaisons où l’iode est fixée par addi-
J. Cartier 5
tion ou par substitution à la molécule albuminoïde sont très peu stables et se décomposent facilement sous l'influence des actions diastasiques.
D'après Léon Lostat-Jacob qui a étudié le rôle des: leucocytes dans l'absorption et l'assimilation de l’iode, on peut décéler par le sublimé l’iode absorbé dans l’intérieur de leucocyte,où il donne un précipité brun nettement visible pendant un certain temps après son absorption. Plus tard au contraire, l'iode ne peut plus y être décelé par les réactifs chimiques, c’est qu’il aété non seulement absorbé et solubilisé, mais assimilé à la molécule organique dans l’intérieur même du protoplasma leucocytaire. |
Les leucocytes seraient ainsi les agents vecteurs de l'iode qu'ils transporteraient dans les tissus où sa présence est utile.
Dans l'organisme sain, c’est dans les organes riches en phosphore eten composés nucléiniques auxquels il se combine, que l’iode se localise. Armand Gautier l’a trouvé à l’état de combinaison semblable d’iodonucléine dans certaines laminaires.
$ 2. — Fixation
L'iode se fixe donc dans les tissus. Lortat-Jacob et Henri Labbé l'ont retrouvé dans les proportions suivantes :
Pour 19 grammes de substance :
Chez dans le ganglion de 0,0008 à 0,00096 le — la rate 0,00015 cobaye — le foie 0,000096 — Jlerein 0,000/8
ë ne T1 — . Chez un chien soumis au traitement sous-cutané par l’huile de vaseline iodée à 1/70 dont il reçut
42 centimètres cubes en cinq mois, les mêmes auteurs ont retrouvé l’iode dans les organes suivants :
ne SÉEUID cn 1,3/1000.000 miobDules: ira 2,6/1000 .000
RARE ne RARE 8/1000 .000 San MR = 55/1900.000 Reïins, surrénales... 8/1000.000 HORREUR eine, 8/1000 000 Hrostoule ii un a 65/1000.000 C::thyroïde. :.... 830/1000.000
L’iode étant administré sous forme d’iodure se localise principalement dans le tissu rénal, qui contient cinq à six fois plus d’iodure que le sang et les muscles, ceux-ci trois fois plus que le cerveau et l'urine dix fois plus que le sang (A. Gautier), on n’en retrouve que des traces dans le tissu graisseux.
Avec l'huile iodée, au contraire, la graisse, et surtout la graïsse péritonéale, est une localisation importante. Cette propriété de l’iode de se fixer dans la graisse (lipotropisme) à été obtenue encore par R.Von den Velden en administrant l’iode sous forme de mono-iodo-isovalérylurie.
Dans l'expérience n° VIT nous avons établi qu’après l’administration de l'huile iodée par voie intraveineuse, l’iode se. fixait à l’état de combinaison organique dans les tissus et organes suivants : graisse péritonéale, graisse sous-cutanée, ganglions, rate, rein, foie, muscle, testicule et surtout dans le corps thyroïde.