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CHAPITRE II

Les extraits hypophysaires dans l’avortement

Aarons a employé la pituitrine dans l’avortement. L’expulsion de l’œuf fut suivie d’une hémorragie très grave, ne cédant point aux injections vaginales à 480. On fait alors un tamponnement très serré à la gaze suivi d’une injection d'extrait hypophysaire. Le lendemain, on enlève le tampon ; aussitôt l’hémorragie se reproduit ; mais elle est vite arrêtée par une injection d’extrait hypophysaire. Dans la suite, se produisit une distension considérable de l’abdomen, accompagnée de douleurs intenses. On fait alors une troisième injection qui soulage notablement la malade.

Vogelsberger a essayé de provoquer l’avortement par l'emploi de la pituitrine, après galvanisation de l'utérus. Cette méthode échoua deux fois sur quatre ; ce que l’auteur explique par le peu de sensibilité de l’utérus pour le courant galvanique.

Siguret, à la suite de nombreuses expériences, constate que la pituitrine ne produit que de faibles contractions, impuissantes à déterminer l'expulsion de l’œuf. Par contre, il constate que le résultat peut être favorable dans les cas où le col est déjà perméable, ou bien quand quelques contractions ont commencé à se manifester. Dans l’avortement en deux temps, les résultats sont très incertains pour provoquer l'expulsion du placenta.

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De même Zuloaga est d’avis que les faibles contractions que détermine l'extrait hypophysaire pendant la grossesse, sont tout à fait inefficaces pour provoquer l'avortement ; les résultats sont également nuls si l’on s’adresse à cette préparation pour traiter l’avortement ou la rétention placentaire post abortive.

Schæfer, de Berlin, essaye de faire avorter deux femmes enceintes, l’une de trois mois, l’autre de cinq mois. La pituitrine fut inefficace. Pour une grossesse plus avancée avec fœtus mort, il injecta dans l’espace de 30 heures 7 centicubes de pituitrine, et malgré une dose aussi élevée ne put arriver à l'expulsion du fœtus qui ne se produisit qu'après avoir placé un ballon. L'auteur se servit pour cela du pituglandol.

Parisot et Spire, après avoir injecté de l’extrait Hallion et Carrion ont dû recourir au curage digital pour faire sortir l’œuf.

Hamm, voulant faire avorter une VI pare, enceinte de 3 mois, pour tuberculose pulmonaire, pratiqua, pendant trois jours, trois injections de pituitrine de 0 gr. 2; le résultat fut absolument nul.

Commandeur et Devin ont employé la pituitrine Parke et Davis pour provoquer l’avortement. Sur quatre cas, ils obtiennent deux résultats favorables, un résultat nul et un résultat très douteux ou nul.

Voici, empruntée à leur communication, une des observations où le résultat fut favorable.

« Avortement à 5 mois arrivé au début du travail ; col dilaté à 2 francs. Le lendemain, la dilatation s’accentue à 5 francs; les douleurs sont très légères. Comme la malade perd beaucoup en rouge et que l’avortement est jugé inévitable, on injecte trois quarts de centicube de pituitrine. 15 minutes après, les douleurs s’accentuent, quoique courtes, durent toute la nuit ; la malade a compté 15 douleurs en trente minutes. Le lendemain, à six heures du matin, expulsion en un temps du fœtus et de son placenta. » ‘

Stern a essayé de faire l'avortement par la pituitrine,

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