‹ Contribution à l'Étude de la Médication OcytociqueChapitre 25 sur 28 · RE RASE · texte numérisé non relu

RE RASE

Ribes, etc., dans ces cas les ocytociques mécaniques sensibilisent l’utérus, si on peut s'exprimer ainsi, préparent l'organe en vue de subir l’action de l’'Hypophyse ; celle-ci devient alors tout à fait efficace et donne des succès comme ceux que nous avons fait connaître.

Et nous arrivons maintenant à l'emploi du médicament dans l’accouchement prématuré spontané, et surtout dans l’accouchement à terme ; ce sont ces cas qui sont le véritable triomphe de la médication hypophysaire. Nous ne pouvons nous empêcher de dire combien nous sommes satisfaits des résultats obtenus; certes nous n’arrivons pas à cette série ininterrompue de succès dont parlent les auteurs, et en particulier les auteurs allemands. Nous n'avons jamais observé cette fameuse «tempête de contractions» qu’ils ont annoncée si bruyamment ; notre succès est plus modeste ; et si un certain nombre d’insuccès viennent ternir notre série d’observations, c’est que nous avons employé l’Hypophyse dans n’importe quelles conditions ; et nous avons pensé, et avec juste raison, qu’une impartialité absolue devait présider à la publication de nos résultats.

On aura pu aisément se rendre compte que l'efficacité de la préparation est d'autant plus grande que l’on est plus près de la terminaison de l’accouchement et, par suite, l'indication la plus nette de la médication hypophysaire se trouve à la période d'expulsion.

Nous croyons devoir attirer l’attention du lecteur sur un fait extrêmement important que nous avons pu constater, et qui concerne la malade de l’observation n° 12. On peut se rendre compte qu'avant l'administration de l’extrait hypophysaire les contractions étaient peu intenses, et par suite leur action sur la progression du mobile était à peu près nulle. Le fœtus, par suite, n’avait aucune tendance à s’accommoder et la tête demeurait en déflexion. Quelle a donc été dans ce cas l’action de l'Hyÿpophyse ? En premier lieu, elle s’est opposée à l’établissement de l’inertie utérine ; et en second lieu, ce qui est la conséquence du renforcement des contractions, le fœtus,

De

sollicité par une force plus violente s’est accommodé de la déflexion la tête est passée à la flexion et, par suite de cette accommodation, l'expulsion a pu se faire spontanément et rapidement.

L’extrait hypophysaire a agi également sur la délivrance ; l'engagement du placenta s’est effectué au bout de dix minutes et son expulsion a eu lieu cinq minutes après l'engagement. Quant à la quantité de sang perdu, elle n’a pas dépassée 200 grammes.

I1 était également intéressant de voir ce que pouvait l’opothérapie pour combattre l’inertie post-partum. Les résultats sont très encourageants, et nous avons pu nous rendre compte que l’Hypophyse combattait efficacement cette inertie, qu’elle précède ou suive la délivrance.

Les résultats concernant le placenta prœvia sont d’autant meilleurs que les malades sont entrées presque toutes à terme ; quelques-unes même après la rupture des membranes. Nous ne pouvons que nous féliciter de l’emploi de l’'Hypophyse qui nous a évité probablement un certain nombre d’ennuis.

Nous avons vu, dans un chapitre, quelles étaient les accusations que l’on avait portées contre la médication hypophysaire ; certains auteurs vont même, sans l’avoir jamais essayé, jusqu’à combattre activement cette préparation qui peut donner lieu à des catastrophes. Nous sommes très heureux de dire que jamais nous n’avons eu à relever le moindre accident ou même incident, relevant immédiatement de l’emploi de l’'Hypophyse. Chez la mère, nous avons eu très souvent des suites de couches normales, et lorsqu'un élément anormal est intervenu, nous avons pu écarter tout de suite l’opothérapie comme cause de l'accident. Nous n’avons jamais observé d’atonie postpartum chez des femmes ayant ingéré de l'Hypophyse, et nous avons vu, au contraire, qu’elle constituait un excellent moyen pour combattre cette atonie. La perte sanguine totale pendant l'accouchement a varié, chez la plupart de nos parturientes, entre 50 grammes et 300 grammes, avec une moyenne de 150 à 200 grammes. Trois fois, nous

avons pu constater une perte sanguine de 400 grammes, une fois de 500 grammes, et une autre enfin de 800 grammes. Du côté de l'enfant, nous n’avons également aucun accident à signaler ; nous avons eu des signes de souffrances, des enfants nés en asphyxie ; mais ces enfants sont nés avec un ou plusieurs circulaires. Nous rappellerons ici pour mémoire, que deux d’entre eux sont nés avec trois circulaires, un avait en plus un nœud du cordon. Et nous n’hésitons pas à dire que parmi les cas d’insuccès que nous avons rapportés, un grand nombre sont dus à ce que le fœtus donnait des signes de souffrance ; il fallut alors terminer rapidement l’accouchement ; et il nous est permis de supposer que ces insuccès n’auraient pas eu lieu s’il n’y avait pas eu production de circulaire.

Un dernier point, sur lequel nous serons très brefs, est relatif à la question des doses à employer. Dans nos observations, nous n’avons, sauf dans un cas, dépassé la dose de 8 cachets de 0,10 d'Hypophyse Fournier; assez souvent deux cachets et même un seul ont été suffisants. Une seule fois, nous avons donné 6 cachets en 24 heures, sans résultat d’ailleurs. Il est évident que l’on ne peut pas donner une posologie fixe ; s’il est des femmes chez lesquelles un cachet suffira à produire l'effet désiré, il en est d’autres par contre où le résultat, nul après l’absorption du premier cachet, commencera à s'améliorer après absorption du deuxième. Etant donné que nous n’avons eu aucun accident à signaler, nous pensons que l’on peut, sans inconvénients, dépasser la dose de 0,30 par jour ; en effet, 1l nous est arrivé de faire absorber cette dose dans l’espace d’une heure et demie ; il nous est donc permis de supposer que cette dose pourra être dépassée, d'autant plus que l’on peut laisser un intervalle plus grand entre chaque

cachet.

Avant de conclure et pour nous résumer, nous pouvons dire que nous sommes enchanté des résultats obtenus, résultats d'autant meilleurs que nous nous sommes adressé à la voie buccale et non plus à la voie hypodermique,

ce TD ee

ainsi que l'ont fait presque tous les auteurs qui ont expérimenté cette préparation opothérapique. Nous ne pouvons qu’engager vivement l’essai d'Hypophyse en cachets. Ce mode de préparation facile à manier pourra, nous en sommes persuadé, rendre les plus grands services aux accoucheurs.

OBSERVATION I (inédite)

Bassin généralement rétréci et aplati ; type masculir- Accouchement provoqué à 8 mois et demi. Hypophyse à la période d’expulsion. N° 835-S,2,

IV pare. 33 ans. Rien à signaler dans ses antécédents héréditaires.

Premières règles à 15 ans. Menstruation très régulière.

La malade a eu la rougeole en bas-âge. Ses trois accouchements antérieurs ont été dystociques et ont nécessité une application de forceps au détroit supérieur. Tous ses enfants sont actuellement vivants et en bonne santé.

Grossesse actuelle. Ses dernières règles sont du 4 au 7 avril 1912. La malade entre dans le service le 29 décembre 1912 ; sa grossesse est à la fin du 8° mois.

Le facies porte un masque de la grossesse assez accentué. Sa taille est de 1 m. 52 avec un tronc de 82 cm. La mesure du losange obstétrical fait remarquer une asymétrie ; la distance qui sépare la ligne médiane de l’épine iliaque postéro supérieure droite présente un centimètre de moins que celle qui sépare la ligne médiane de l’épine iliaque postérieure gauche ; le triangle supérieur mesure 5 centimètres de hauteur, tandis que l’inférieur mesure 9 cm. 5 de hauteur.

L’utérus de forme ovoïde a une hauteur de 34 cm. et présente des contractions indolores. L’enfant se présente par le sommet en O.I.G.P.

Le bassin est généralement rétréci et aplati et présente le type masculin.

Ses dimensions sont les suivantes : Diamètre de Baudelocque : = 16; bisépineux : 28.5 ; bicrétal : 26.5 ; biischiatique : 9. L’ensel- Jure lombaire est peu marquée ; la fente vulvaire est déviée à gauche

La malade entre à la salle de travail le 9 janvier 1913 à 9 h. 30. On a décidé de provoquer l’accouchement. On introduit un ballon de Champetier de Ribes.

Dans l’après-midi, quelques contractions douloureuses apparaissent indiquant que le travail est commencé. A 17 heures le ballon est retiré ; à ce moment-là, le col est complètement effacé et aminci, la dilatation est comme une petite paume de main. Un second ballon est placé ; il est expulsé à 20 h. 20. La rupture des membranes

se produit peu après ; la dilatation est complète et l'engagement de la tête est effectué. Cependant les contractions sont espacées et de courte durée.

A 20 h 30, on fait absorber à la malade un cachet d’Hypophyse de 0,10 ; peu après les contractions se rapprochent et deviennent plus vigoureuses ; leur efficacité augmente si bien qu’à 21 h. 15 la femme expulse spontanément un enfant vivant du poids de 3.050 grammes. Quantité de sang perdu, 200 gr. environ.

A 21 h. 35, le délivre s’engage et est expulsé spontanément à 21 h. 40.

Suites de couches normales.

OBSERVATION II (inédite)

Bassin infantile. Placenta prœvia marginal. Accouchement provoqué à 8 mois et demi. Hypophyse pendant la période d’expulsion. N° 934-S.2,

Primipare. 20 ans. Rien dans ses antécédents héréditaires.

Premières règles à 12 ans. Menstruation très régulière.

La malade à eu ia rougeole en bas-âge et une atteinte de paludisme à 18 ans.

Elle entre à hopital le 14 mars 1918.

Grossesse actuelle. Dernières règles du 18 au 22 juin 1912. Les mouvements actifs ont été perçus fin novembre.

L’utérus remonte à 7 travers de doigt au-dessus de l’ombilic. La grossesse est dans la première quinzaine du 9° mois. La grossesse a provoqué des vomissements dès le début. Pas d’albumine dans les urines.

Le facies est bon ; sa taille est de 1 m. 48 avec un tronc de 80 FR Sur le plastron costal on relève de légères nouures ; les tibias sont légèrement incurvés.

L’abdomen, ovoïde, présente de légères vergetures. La paroi abdominale est ferme. L’utérus incliné à droite à une hauteur de 37 cm. Quelques contractions indolores. L’enfant se présente par le sommet en O.I.G.A. Le foyer d’auscultation des bruits du cœur se trouve sur une ligne allant de l’ombilic à l’épine iliaque antérosupérieure gauche.

Le bassin est généralement rétréci à type infantile. (Diamètre de Baudelocque, 18.5 ; bisépineux, 19 ; bicrétal, 24.5 ; biischiatique, 9) aussi décide-t-on de provoquer l’accouchement,

-’ Le 15 mars à 9 heures, introduction d’une bougie de Krause. Les premières douleurs apparaissent vers 13 heures. On introduit ensuite successivement deux ballons de Champetier de Ribes. Le deuxième ballon est expulsé vers minuit. Le 17 mars, à 3 heures, la dilatation est complète ; les membranes se rompent. On donne alors à la femme deux cachets d’'Hypophyse de 0,10. Ils font apparaître de bonnes contractions, et l’accouchement se termine par l’expulsion spontanée, à 5 heures, d’un enfant de 2 k. 900. Quantité de sang perdu : 200 gr. environ.

A 5 h. 25, le délivre s'engage et est expulsé à 5 h. 30,

Suites de couches normales.

OBSERVATION III (Pouliot et Vayssières)

In « Archives mensuelles d’Obstétrique et Gynécologie ». Juin 1912. (Obs. n° 4.)

Bassin plat, rachitique, canaliculé. Provocation de l’accouchement par la pituitrine. Accouchement spontané.

Une quartipare âgée de 36 ans, entre dans le service le 18 avril. Sa première grossesse s’est terminée par l’accouchement spontané d’un enfant vivant de poids inconnu.

Deuxième grossesse ayant abouti à la mort de l’enfant pendant le travail.

Troisième grossesse terminée par un accouchement prématuré, provoqué à l’aide du ballon de Champetier de Ribes dans le service

.de M. Bonnaire, le 13 mars 1908.

L'enfant qui, à la naissance, pesait 3.700 grammes est éctuelle: ment vivant.

Les dernières règles ayant précédé la grossesse actuelle ont duré du 8 au 12 juillet 1911.

La fémme semblerait près du terme ; cependant l’utérus ne dépasse que d’un travers de main et l’on porte le diagnostic de grossesse de huit mois et demi.

Le sommet qui se présente est élevé et mobile au-dessus du dé-

troit supérieur, l’occiput tourné vers la gauche, enfant vivant.

Le promontoire, facilement accessible est à 10.4 ; il existe un

faux promontoire sacré ; il s’agit d’un bassin plat, rachitique, cana-

liculé, symétrique. L'accouchement prématuré est provoqué le 20 avril.

11 heures du matin : la femme n’a présenté aucune douleur ; le col est intact ; le pouls est à 66 ; la tension artérielle à 16 12.

11 h. 25 : injection sous-cutanée de 1 centicube de pituitrine.

11 h. 45 : première contraction utérine douloureuse.

Midi : pouls 78 ; douleurs toutes les 3 minutes.

Midi 10 : rupture de la poche des eaux.

Midi 15 : depuis la rupture des membranes, les douleurs s ’espacent un peu, col en voie d’effacement, dilatable au diamètre d’une pièce de 2 francs.

1 heure du soir : les douleurs reparaissent toutes les trois minutes ; elles sont très vives.

Tout l’après-midi, cet état persiste, les douleurs devenant de plus en plus intenses.

10 heures du soir : pouls à 88. La dilatation est de 5 francs.

Minuit : la dilatation est complète.

Minuit 25 : le fœtus est expulsé ; il crie de suite et n’a souffert à aucun moment. Il pèse 3.000 grammes.

835 minutes après, la délivrance est faite par l’extraction simple ; le poids des annexes est de 450 grammes ; il n’y a qu’une minime quantité de caillots.

L’ensemble de l’accouchement a duré un peu moins de 13 heures ; depuis 10 heures du soir, malgré la viciation pelvienne et la rupture prématurée des membranes, il a marché particulièrement vite, les douleurs étant très vives et subintrantes.

Suites de couches parfaites.

OBSERVATION IV (inédite)

Inertie utérine. 2 cachets d’Hypophyse. Accouchement spontané. N° 877-S.2.

Primipare. 28 ans. Rien à signaler dans ses antécédents héréditaires.

Premiers pas à 9 mois. Premières règles à 14 ans. Menstruation très régulière.

Grossesse actuelle. Dernières règles, du 22 au 28 avril 1912. Les

mouvements actifs ont apparu fin septembre. L’utérus remonte à 8 travers de doigts au-dessus de l’ombilic.

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Sa grossesse, qui est à terme à son entrée dans le service, le 2 février 1913, a causé des vomissements pendant les 3 premiers mois. L'analyse des urines permet de constater la présence d’albumine.

Son facies est bon ; elle présente un peu d’œdème des membres inférieurs.

L’abdomen de forme ovoïde, présente des vergetures et une ligne brune peu prononcée.

L’utérus, ovoïde, à une hauteur de 38 centimètres. L’enfant se présente par le sommet en O.I.G.P.

La tête n’est pas engagée.

Le col utérin est effacé ; la dilatation est complète. Le segment inférieur est formé.

Les seins sont bien conformés.

La malade entre le 2 février 1913 à la salle de travail à 20 heures, avec une dilatation complète ; le début du travail remonte au 31

‘janvier à 4 heures. La poche des eaux intacte est rompue par la Maîtresse Sage-Femme. Cependant, les contractions n’apparaissent pas. À 20 heures 20, on lui donne un premier cachet d’Hypophyse, qui, au bout d’un quart d’heure, réveille les contractions qui sont alors assez vives. À 21 h. 20, on lui donne un second cachet. Les contractions deviennent extrêmement fortes, sont plus longues et plus rapprochées ; le travail s’accélère si bien qu’à 22 h. 30, la femme expulse spontanément un enfant de 3.670 grammes. Quantité de sang perdu : 300 gr. environ.

Le délivre s'engage à 22 h. 55 et est expulsé à 23 heures,

OBSERVATION V (inédite)

Bassin limite. Inertie utérine. 3 cachets d'Hypophyse. Accouchement spontané. Circulaire cervical. N° 1306-S.2.

Primipare. 24 ans. Père décédé d’une affection cardiaque.

Premiers pas à 12 mois. Premières règles à 13 ans. Menstruation très régulière.

A eu une atteinte de paludisme à 10 ans. S’est mariée à 23 ans.

Grossess actuelle. Dernières règles du 9 au 14 mars 1913. L’utérus, incliné à droite, remonte à 6 travers de doigts au-dessus de l’ombilic. Lors de son entrée dans le service, le 15 décembre 1918, la grossesse est à terme.

La malade a eu des vomissements au début de sa grossesse, et une atteinte de paludisme au mois de juin.

Le facies est bon. L’abdomen de forme ovoïde, présente une ligne brune prononcée. La paroi abdominale est ferme. L’utérus, de forme ovoïde, a une hauteur de 32 7. Il présente des contractions ‘douloureuses. L’enfant se présente par le sommet en O.I.G.P., la tête est engagée. Les bruits du cœur sont perçus à gauche. Le segment inférieur est formé.

Le bassin est en général bien conformé mais limite. Seins bien conformés. .

La malade entre à la salle de travail le 15 décembre à 14 heures ; à ce moment la dilatation est complète. Le travail a débuté la veille, à 23 heures, heure à laquelle s’est produite la rupture spontanée et prématurée des membranes. Le sommet est en O.I.G.P.

Comme les contractions manquent d’énergie, on donne un cachet d’Hypophyse de 0,10. Immédiatement, les contractions sont plus vives ; on donne, une demi-heure après, un second cachet, puis un troisième séparé par le même intervalle. Le travail s’accélère pour aboutir à 15 h. 50 à l’expulsion spontanée d’un enfant de 8.180 gr.

16 heures, le délivre s’engage pour être expulsé spontanément à 16 h. 5. Quantité de sang perdu : 200 grammes environ.

Suites de couches normales.

OBSERVATION VI (Fabre et Rhenter)

In «Bulletin de la Sté d’Obstétrique et Gynécologie de Paris». Mai 1912. (Obs. n° 2.)

Grossesse normale à terme. Inertie utérine. 3 injections de pituitrine. Accouchement et délivrance spontanés.

Parmi les observations publiées par Fabre et Rhenter, nous croyons intéressant pour le lecteur d’en citer une. Nous prenons celle qui dans leur travail porte le numéro 2, et nous la reproduisons in-extenso.

Primipare. 19 ans. Dernières règles du 1 au 3 juillet. Accouchement probable le 9 avril.

Les douleurs ont débuté le 21 mars à 8 heures du matin, très

- légères et très espacées.

21 mars, 8 heures du soir : douleurs très fugaces, Col dilaté à

1 cm. à peine.

22 mars, 9 heures, matin : les douleurs sont restées très faibles. La malade a paru dormir. Le col est dilaté à 1 centimètre.

22 mars, midi : les douleurs reviennent toutes les heures depuis 9 heures.

22 mars, 4 heures soir : les douleurs reviennent toutes les 10 minutes, mais très légères, le col est dilaté à 4 centimètres.

22 mars, 4 heures 40 : injection de 1 centicube de pituitrine.

22 mars, 4 heures 50 : douleurs assez fortes.

22 mars, 4 heures 53 : douleurs fortes.

22 mars, 5 h. 32 : les douleurs fortes arrachant des cris, durant de 30 à 40 secondes, se sont régulièrement succédé jusqu’à maintenant, revenant toutes les 5, puis toutes les 3 minutes, jusqu’à la précédente qui remonte à 5 minutes.

22 mars, 5 h. 50 : les douleurs se sont espacées et sont devenues de moins en moins fortes.

22 mars, 5 h. 55 : deuxième injection de pituitrine.

22 mars, 6 heures : douleurs.

22 mars, 6 h. 28 : les douleurs se sont succédé toutes les 3 minutes, parfois toutes les deux minutes et même toutes les minutes, la malade éprouvant de temps en temps le besoin de pousser.

Mais elle accuse maintenant une sensation d’étouffement. Son pouls reste aux environs de 100. Elle est agitée, se lève, se recouche, puis après quelques minutes tout rentre dans l’ordre.

22 mars, 6 h. 58 : les douleurs sont restées énergiques et rapprochées jusqu’à 6 h. 47 ; elles prennent alors le caractère expulsif, mais s’espacent, la douleur actuelle étant séparée par huit minutes de la précédente.

22 mars, 7 heures : troisième injection de 1 centicube de pituitrine, le col est alors dilaté à 7 centimètres.

22 mars, 7 h. 5 : douleur très énergique.

22 mars, 7 h. 40 : les douleurs ont pris le caractère expulsif et se sont succédé toutes les cinq minutes. La dilatation étant complète, on rompt artificiellement les membranes.

La mère va bien ; les bruits du cœur fœtal un peu irréguliers se sont régularisés.

22 mars, 8 h. 22 : douleurs expulsives franches, mais de courte durée, suivies de la fixation du sous-occiput et du dégagement.

Enfant de 3.000 grammes, un peu cyanosé, qu’il faut ranimer.

22 mars, 9 h. 35 : délivrance spontanée avec une perte de sang de 100 grammes. Le pouls est à 92 et la malade se sent très bien.

26 mars : suites de couches normales.

OBSERVATION VII (inédite)

Bassin rétréci. Promonto-pubien minimum : 9. Hypophyse à la période d’expulsion. Accouchement spontané. Hémorragie de la délivrance. N° 1307-S.2.

Primipare. 17 ans. Ménagère. Rien à signaler dans les antécédents héréditaires.

Premières règles à 13 ans. Menstruation régulière.

Grossesse actuelle. Dernières règles du 6 au 9 avril 1913. Apparition des mouvements actifs à la fin du mois d’août.

La malade est à la fin du 8° mois d’après les règles.

Elle a eu des vomissements jusqu’à la fin du 6€ mois.

Pas d’albumine dans les urines.

Examinée à son entrée dans le service, le 15 décembre 1913, on constate un masque de la grossesse assez prononcé. Sa taille est de 1 m. 55, et le tronc de 81 cm.

Le losange obstétrical est symétrique.

L’abdomen, de forme ovoïde, présente une ligne brune prononcée et des vergetures assez nombreuses. La paroi abdominale est ferme.

L’utérus de forme ovoïde, a une hauteur de 29 em., est incliné à droite et présente des contractions indolores. Les mouvements actifs sont perçus à droite. L’enfant se présente par le sommet en O.I.G.P. Il n’y a pas d'engagement. Le foyer d’auscultation du cœur fœtal se trouve sur une ligne allant de l’épine iliaque antérosupérieure gauche à l’ombilic. On perçoit le souffle maternel. La vulve et le vagin sont normaux. Le col dirigé à gauche et en arrière est ramolli dans toute sa longueur. Les orifices sont fermés. Le segment inférieur est en formation. Le bassin est en général rétréci. (Diamètre de Baudelocque : 18.5 ; bisépineux : 22. ; bicrétal : 25. ; biischiatique : 9.5). Seins bien conformés avec mamelon saillant.

Le 10 février 1914, la malade entre à la salle de travail à 16 heures. Le début du travail remonte à 5 heures. À 16 heures, la dilatation est à 2 francs. A 17 heures, la dilatation est complète. Le travail se ralentit si bien qu’on donne à la malade un cachet d'Hypophyse de 0,10. Quelques minutes après, les douleurs reparaissent très intenses pour aboutir, à 19 heures, à l’expulsion d’un enfant de 2.900 grammes, porteur d’un circulaire réductible. A 19 h. 20, le délivre s’engage pour être expulsé spontanément à 19 h. 25. Au moment de l'expulsion placentaire, se produit une hémorragie. Légère syncope une heure après l’accouchement. Quantité de sang perdu : 300 grammes environ.

Suites de couches normales.

OBSERVATION VIII (inédite)

Présentation du siège décomplété mode des fesses. Deux cachets d’Hypophyse à la période de dilatation. Circulaire cervical. Mort apparente. N° 917-S.2,

Primipare. 22 ans. Rien à signaler dans ses antécédents héréditaires.

Premières règles à 13 ans. Menstruation irrégulière.

La malade est atteinte de bronchite chronique depuis l’âge de quatre ans.

Grossesse actuelle. Dernières règles du 29 mai au 2 juin 1912. L’utérus remonte à 6 travers de doigts au-dessus de l’ombilic. La malade paraît être au début de la 2e quinzaine du 9€ mois. Elle a eu des vomissements pendant le premier mois.

L'examen des urines révèle la présence d’albumine.

Examinée à son entrée dans le service, le 26 février 1913. Elle a une taille de 1 m. 50 pour un tronc de 79 cm. Losange obstétrical symétrique.

L’abdomen, de forme ovoïde, présente une ligne brune très prononcée.

La paroi abdominale est souple ; l’utérus, de forme ovoïde, a une hauteur de 32 em. Le fœtus se présente par le siège en S.I.D.P. ; la présentation est engagée.

Au toucher, on trouve un col ramolli, de 1 cm. %, de longueur environ. Il est dilaté à 1 franc. Le segment inférieur est formé.

Bassin en général bien conformé.

Glande mammaire développée, bien conformée avec mamelons saillants.

Albumine dans les urines.

Le travail débute le 27 février à 18 h. 80, heure à laquelle la femme est conduite à la salle de travail. On met à la malade un ballon de Champetier de Ribes de 150 centicubes environ, dans la cavité vaginale pour préparer les parties molles et activer la marche du travail. Quelques douleurs apparaissent pendant la nuit.

Le 28 à 9 heures, le toucher est pratiqué ; l'effacement du col est complet, l’amincissement est terminé ; le col est dilatable et présente une dilatation d’environ 2 francs. Le coccyx fœtal est senti en D.P., l'engagement est complet.

A 10 heures, on fait absorber à la malade un cachet d’Hypophyse de 0,10. Les contractions utérines jusqu'ici lentes et sans efficacité, augmentent en durée, et en intensité.

sf 2

A 11 heures, on donne un deuxième cachet. Les contractions sont plus vives et durent 1 minute chacune ; puis elles se rapprochent pour se reproduire toutes les trois minutes.

A midi, rupture spontanée et tempestive de la poche des eaux ; il s’écoule peu de liquide amniotique. La dilatation est complète.

A midi 45, expulsion spontanée d’un enfant de 2 kg. 700. L’enfant naît avec un circulaire cervical assez serré ; il est en asphyxie blanche, et a pu être ranimé au bout de 30 minutes par la méthode des bains froids et chauds et la respiration artificielle. -

A midi 50, le délivre s’engage pour être expulsé spontanément à midi 55. Quantité de sang perdu depuis l’expulsion jusqu’à la délivrance : 100 grammes environ.

Suites des couches normales.

OBSERVATION IX (inédite)

Accouchement normal. Travail long. Rupture artificielle des membranes. Délivrance tardive accélérée par l’Hypophyse. N° 861-S.2.

V pare. VI geste. 33 ans. Ménagère. Ne présente rien de particulier dans ses antécédents héréditaires. A fait ses premiers pas à 10 mois. Ses premières règles apparaissent à 17 ans et ont toujours été depuis très régulières.

Elle a présenté pendant un an des accès de fièvre paludéenne.

Elle a eu quatre grossesses normales, suivies d'accouchement à terme et un avortement de 4 mois.

Grossesse actuelle. Ses dernières règles datent de fin avril 1912 ; les premiers mouvements actifs ont été perçus vers le milieu de septembre.

A son entrée dans le service, le 18 janvier 1918, on constate un utérus dirigé à droite et remontant à 6 travers de doigts au-dessus de l’ombilic. A cette époque la malade se trouve dans la deuxième quinzaine du 9€ mois.

Au cours de sa grossesse, elle a eu une atteinte d’érysipèle il y a deux mois et a fait une chute quatre jours avant son entrée dans le service.

Le facies est bon. L’abdomen, de forme ovoïde, laisse voir des vergetures anciennes et une ligne brune peu prononcée,

La paroi abdominale est ferme. L’utérus, de forme ovoïde, est incliné à droite et présente des contractions douloureuses.

Il s’agit d’une présentation du sommet en O.I.G.P. non engagé. Les mouvements actifs sont perçus à droite et à gauche.

Au toucher, on constate que le vagin et la vulve sont en bon état. Le col, dirigé à gauche et en arrière, est ramolli dans toute sa longueur et présente de l’œdème de la lèvre antérieure ; les orifices sont ouverts, le segment inférieur est formé.

L’auscultation révèle la présence de deux foyers.

Les seins sont bien conformés, avec des mamelons saillants.

Le travail a débuté le 18 janvier à 7 heures et la femme entre à la salle de travail le 19 janvier à 2 heures. La dilatation est complète à 6 h. 30. On procède à la rupture artificielle des membranes. Le liquide amniotique est peu abondant. Enfin à 7 heures, la femme -expulse le fœtus.

Le travail a donc duré en tout 23 heures.

A 7 h. 45, la délivrance n’est pas encore faite ; d’un autre côté, la femme ne présente aucune contraction utérine. On lui fait prendre un cachet de 0,10 d’Hypophyse Fournier et 15 minutes après, la femme expulse le délivre avec quelques caillots.

OBSERVATION X (inédite)

Accouchement normal. Inertie utérine. Deux cachets d’Hypophyse Fournier de 0,10. N° 824-S.2.

Primipare. 24 ans. Ménagère. Rien dans ses antécédents héréditaires.

A fait ses premiers pas à 18 mois. Premières règles à 14 ans, très irrégulières. <

Dans ses antécédents personnels, on relève un traumatisme violent au côté droit qui nécessite de longs soins, et une bronchite il y a un an.

Grossesse actuelle. Dernières règles du 8 au 10 mai.

L’utérus remonte à quatre travers de doigts au-dessus de l’om- “bilic.

Elle a eu des vomissements pendant les trois premiers mois. Elle entre directement à la salle de travail le 20 décembre 1912. : - Elle présente des varices aux membres inférieurs. L’abdomen, de forme sphérique, ne porte pas de vergetures. L’utérus, de forme sphérique a une hauteur de 29 centimètres.

Le fœtus est orienté en O.I.D.P.

Au toucher, on ne trouve rien d’anormal du côté de la vulve et du vagin. Le col est effacé et aminci. Le bassin présente des dimensions normales.

Les seins sont bien conformés avec une aérole pigmentée et des mamelons saillants.

Le travail a débuté le 19 décembre à 13 heures, et la femme entre à la salle de travail le 20 décembre avec une dilatation d’une paume de main. à

Les contractions sont peu marquées et presque pas douloureuses ; on se rend compte que le travail n’a aucune tendance à progresser.

A 14 heures 15, on donne à la malade un cachet d’Hypophyse ; la tension artérielle est alors de maximum 15, minimum 9. L’absorption du cachet ne donne aucun résultat.

A 17 heures, on donne un second cachet. La tension artérielle est alors de 14-10. Un quart d’heure après, les contractions augmentent en intensité et en durée, elles sont douloureuses, elles présentent un rythme normal qui fait progresser le travail. A 17 heures, la dilatation est complète, et à 17 h. 45, la femme expulse spontanément un enfant de 2.160 grammes.

A 18 h. 20, expulsion spontanée des annexes.

Suites de couches normales.

OBSERVATION XI (inédite)

Inertie utérine. Deux cachets d’'Hypophyse. Trois circulaires. Mort apparente. N° 1521-S.1.

III pare. 22 ans. Ménagère. Rien à signaler dans les antécédents héréditaires. Premiers pas à 14 mois. Premières règles à 11 ans. Menstruation régulière. Deux grossesses antérieures, dont l’une terminée par un forceps pour inertie utérine, et l’autre terminée par un accouchement normal.

La femme nourrit encore son deuxième enfant, et sa menstruation n’a point reparue.

L’utérus remonte à 5 travers de doigts au-dessus de l’ombilic. La grossesse est dans la première quinzaine du 9° mois. |

Elle entre dans le service le 26 décembre 1912.

Taille 1 m. 56, avec un tronc de 84 cm. Rien d’anormal dans le squelette, Losange obstétrical symétrique,

Œdème léger des membres inférieurs qui présentent également de nombreuses varices.

L’abdomen, de forme ovoïde présente des vergetures et une ligne brune marquée.

La paroi abdominale est relâchée. L’utérus à une forme en obusier ; il est incliné à droite ; sa tension est souple. Il présente quelques contractions douloureuses.

L’enfant se présente par le sommet en O.I.G.P., la tête mobile n’est pas engagée. Mouvements actifs perçus à droite.

Le foyer d’auscultation se trouve en arrière d’une ligne allant de l’ombilic à l’épine iliaque antéro-supérieure droite.

Déchirure ancienne du périnée.

Le col dirigé en arrière et à gauche est ramolli dans toute sa longueur ; l’orifice externe permet l'introduction de la pulpe des doigts. Le segment inférieur est formé.

Le bassin est en général bien conformé.

Les seins sont bien conformés avec des mamelons saillants.

L’analyse des urines ne révèle la présence d’aucun élément anormal.

La malade entre à la salle de travail le 20 janvier 1913 à 7 heures ; le début du travail remonte au 19 janvier à 17 heures. E

Le 20 janvier, à partir de 7 heures jusqu’à 9 heures, la femme a de bonnes douleurs. A 9 heures, la dilatation est à 5 francs ; l’effacement est complet et le col est dilatable. La tête n’est toujours pas engagée. Puis les douleurs diminuent pour s’arrêter complètement. A 10 h. 1, on donne un cachet d’Hypophyse de 0,10 quine donne pas d’effet appréciable. À 11 heures, on donne un deuxième cachet. Trente minutes après, de bonnes contractions apparaissent, et le travail marche normalement. À 13 heures 40, la dilatation est complète ; alors se produit la rupture tempestive des membranes qui laissent s’écouler un liquide amniotique très abondant, légèrement teinté de méconium. Vingt minutes après, expulsion spontanée d’un enfant de 4 kilogs qui naît avec trois circulaires, et en état d’asphyxie bleue, bientôt vaincue,.

A 14 h. 5, le délivre s’engage et est expulsé spontanément à 14 b. 11.

Suites de couches normales.

PA

OBSERVATION XII (inédite)

Inertie utérine. 3 cachets d’Hypophyse pendant la période de dilatation. N° 822-S.2.

V pare de 36 ans. Journalière. Rien dans ses antécédents héréditaires.

Premières régles à 15 ans. Menstruation régulière. A eu la rougeole à 9 ans.

Quatre grossesses antérieures suivies d’accouchements eutociques à terme.

Grossesse actuelle. Dernières règles du 20 au 25 mars 1912. Premiers mouvements actifs dans le courant du mois d’août.

La malade entre dans le service le 20 décembre, étant au commencement de la deuxième quinzaine du 9€ mois.

Elle est examinée le 21 décembre 1912.

Sa taille est de 1 m. 56 avec un tronc de 82 cm. Le losange obstétrical est symétrique.

Elle présente de l’œdème au-dessus du pubis ainsi qu’aux membres inférieurs.

La paroi abdominale très relâchée donne à l’abdomen la forme dite pendulum. Pas de traces de vergetures.

L’utérus, incliné à droite à une hauteur de 38 em. Il a une forme en besace.

L'enfant se présente par le sommet en O.I.D.P. La tête est très mobile.

Les bruits du cœur fœtal sont perçus à gauche et en arrière. Souffle maternel à droite.

Rien d’anormal à la vulve et au vagin. Le col n’est pas ramolli. Les orifices sont fermés.

Le segment inférieur est en formation.

Bassin en général bien conformé.

Seins bien conformés avec des mamelons saillants.

Pas de traces d’albumine dans les urines.

Le 6 février 1913, la femme jusque là bien portante, présente des troubles de la vue ; elle a des étourdissements fréquents. La tension

artérielle est de 16.5—8.5. Un lavage intestinal et un régime sévère viennent facilement à bout de ces accidents.

Le travail débute le 7 février 1913, à 3 heures, et à 6h. Le, la femme est conduite à la salle de travail. La dilatation a débuté à 4 heures. Comme les contractions manquent d'énergie, on donne,

ne | M

à 8 heures, un premier cachet sans résultat ; un second cachet donné à 9h. 7; ne donne aucune amélioration notable, A 10 h. l,, on donne un troisième cachet. A partir de ce moment, les contractions deviennent plus fortes et plus rapprochées, si bien qu’à midi, la dilatation est complète. A 14 heures, a lieu l’expulsion spontanée d’un enfant de 4 kg. 150.

L’engagement du délivre a lieu à 14 h. 10, et il est expulsé spontanément cinq minutes après.

Suites de couches normales,

OBSERVATION XIII (inédite)

Inertie utérine. Cachets de 0,10 d’Hypophyse. Accouchement spontané. (N° 885-S.2).

Primipare. 19 ans. Ménagère. Entre à la salle de travail le 7 février 1918.

Rien à signaler dans les antécédents héréditaires.

Premières règles à 15 ans. Menstruation irrégulière.

Grossesse actuelle. Les dernières règles datent de la période du 20 au 25 juin 1912.

Les premiers mouvements actifs ont apparu dans le courant du mois d'octobre.

L’utérus, au moment de l’accouchement a une direction longitudivale et remonte à 5 travers de doigts au-dessus de l’ombilic.

Du 6e au 7€ mois, la femme a eu des vomissements.

Pas d’albumine dans les urines.

Œdème et varices nombreuses aux membres inférieurs.

Bassin en général bien conformé.

La parturiente entre à la salle de travail le 7 février 1913, à 9 heures et demie. Le col est dilaté à 1 franc, la poche des eaux est intacte.

Le 8 février, les contractions douloureuses n’ont pas encore fait leur apparition. De 8 h. 30 à 10 h. 30, la femme prend trois cachets de 0,10 d’Hypophyse, un toutes les heures ; ils n’amènent aucune contraction. La malade passe toute la journée du 8 et la nuit du 8 au 9 sans contraction.

A plusieurs reprises, on dut sonder la malade qui ne pouvait uriner seule.

Le 9 février, à 5 heures, rupture précoce des membranes donnant issue au liquide amniotique en assez grande abondance,

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