‹ Contribution à l'Étude de la Méningite Cérébro-Spinale Primitive à PneumocoquesChapitre 12 sur 26 · IE UE · texte numérisé non relu

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des douleurs rachialgiques vives, surtout à la région lombaire; la céphalalgiè est continue, intense, avec redoublements paroxystiques ; le malade a quelques nausées et un seul vomissement ; il est constipé et présente à ce moment, paraît-il, dela raideur de la nuque , la fièvre persiste, accompagnée de frissons et de sueur.

Le 9 mai, le malade, voyant son état persister et ressentant dans les jambes des douleurs violentes, se décide à entrer à l’hôpital. On constate à ce moment une raideur très marquée de la nuque ; les mouvements de flexion de la tête sont absolument impossibles ; on peut provoquer quelques mouvements très limités de rotation ; il n’y a pas de signe de Kernig ; il n’y a pas de troubles moteurs ; le malade se tient debout, peut marcher un peu; la motilité volontaire est absolument conservée, les réflexes rotulien, plantaire et pharyngien paraissent abolis ; les pupilles réagissent bien à la lumière età l’accommodation; la sensibilité est conservée et l’on note une légère M beresitéate cutanée ; la pression sur les masses musculaires du mollet ee douloureuse.

Le cœur et les poumons paraissent sains.

Le malade est constipé, ne vomit pas. On HAT un léger nuage d’albumine dans les urines. La température atteint 38 degrès ; le pouls, régulier, bat à 60 ; la respiration esi régulière.

Le 10 mai, persistance des mêmes symptômes ; raideur de la nuque, pas de signe de Kernig, pas de vomissements ; constipation opiniâtre, le malade n’allant à la selle qu'avec des lavements. Température : 395 le matin ; 39° le soir. Pouls régulier à 64.

On tente de faire une ponction lombaire, qui ne ramène que du sang.

Le 11 mai, le malade se plaint d’une céphalagie très violente ; on note le signe de Kernig très léger à gauche.

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Température : 39°5 le matin ; 39 le soir. Pouls à 64. Les urines, toujours légèrement albumineuses, ne présentent pas la diazoréaction d’'Ehrlich.

On retire par ponction lombaire 10 centimètres cubes de liquide franchement purulent et fibrineux (1).

Le 12 mai, les mêmes symptômes :persistent, le signe de Kernig est net, le malade tousse un peu, et l’on note quelques râles sous-crépitants à la partie moyenne du poumon gauche; expectoration un peu sanguinolente.

Le 13 mai, nouvelle ponction lombaire qui donne 30 centimètres cubes de liquide purulent.

Le 1% mai, la raideur de la nuque persiste, mais moins marquée ; le signe de Kernig est peu net ; le malade se plaint toujours de céphalalgie et de douleurs lombaires. On constate, en outre, une légère parésie du membre supérieur et du membre inférieur gauches ; au membre supérieur, c’est à la main et aux doigts que les troubles sont surtout évidents, la parésie portant sur les extenseurs ; le malade peut fermer le poing, mais il lui est impossible de serrer un objet avec force dans sa main; l'extension complète des doigts ne se fait pas, les phalanges restent à demi-fléchies ; de même la main reste à demi-fléchie sur le poignet. Au membre inférieur, les troubles sont moins marqués ; on note seulement que le malade ne peut soulever facilement la jambe gauche, mais il peut encore détacher le talon du plan du lit. De plus, il existe du côté gauche un léger strabisme interne ; il n’y a pas d’inégalité pupillaire, mais le malade ne voit pas distinctement les objets avec l’œil gauche.

Le 16 mai, le malade se plaint de céphalalgie et de douleurs lombaires très violentes. La raideur de la nuque est à peine appréciable, le signe de Kernig r’existe plus. L’hémiparésie gauche s’est un peu accen-

(1) Les résultats des ponctions lombaires sont tous consignés à la suite de l’observation. :

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