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tuée ; aux membres, ces symptômes sont devenus un peu plus manifestes ; mais surtout on note un peu de paralysie faciale du côté gauche ; la parésie faciale est assez peu apparente au repos, mais il est facile de la mettre en évidence en ordonnant au malade de gonfler les joues, de serrer les dents, etc. ; leffacement du sillon naso-labial est alors fort net ; il n’y a pas de déviation bien marquée de la langue, pas de paralysie de lorbiculaire des paupières. Les réflexes rotuliens sont normaux des deux côtés ; légère diminution de la sensibilité cutanée à gauche.
Les signes pulmonaires persistent ; expectoration mousseuse assez abondante. On note une poussée de vésicules d’herpès sur les lèvres.
Le 17 mai, la température, qui paraissait tendre à s’abaisser, s'élève de nouveau (39° le matin). On fait une ponction lombaire de 40 centimètres cubes environ de liquide (un peu moins trouble que lors des ponctions précédentes).
Les symptômes restent stationnaires jusqu’au 21 mai; la céphalalgie et les douleurs lombaires diminuent peu à peu. Il n’y a plus trace de raideur de la nuque ni de signe de Kernig. L’hémiparésie gauche persiste. On ne trouve plus rien à l'examen des poumons.
Le 22 mai, la température tombe à 27 degrés; le 24, on permet au malade de se lever quelques minutes, mais le soir la température remonte à 39°5 ; le lendemain, il n’y a plus de fièvre ; le malade ne souffre pas, le pouls régulier, bat à 72. Le malade continue à se lever quelques minutes tous les jours; mais le 28 mai, il ressent des frissons. La céphalalgie reparaît, la fièvre monte à 40° 4. Le 29 mai, on retire par ponction lombaire 40 centimètres cubes de liquide trouble. Le 30 mai, la température retombe brusquement; elle est à 35°2 le 31 mai, et depuis ce moment, elle ne subit plus que des exacerbations très passagères et peu élevées. L'état général du
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malade va d’ailleurs en s’améliorant de plus en plus ; il ne se plaint plus de maux de tête ni de douleurs lombaires, la parésie a beaucoup diminué; il n’y a plus de Strabisme, la face paraît tout à fait indemne; il persiste une faiblesse très légère du membre inférieur, et surtout du membre supérieur; la sensibilité est normale des deux côtés ; il y a une très légère exagération du réflexe réturien du côté gauche.
Le 15 juin, le malade se sent tout à fait bien ; on retire par ponction 40 centimètres cubes de liquide céphalorachidien, absolument limpide ; on fait une dernière ponction, donnant du liquide clair, le 24 juin. Ce malade quitte l'hôpital le 29 juin 1902, conservant de laffaiblissement du membre supérieur gauche ; les mouvement des bras et de l’avant bras sont normaux; ce sont surtout les mouvements de flexion et d'extension des doigts de la main qui sont peu énergiques.
On revoit le malade le 10 juillet: aucune déviation de la face ; pas de troubles moteurs appréciables au niveau du membre inférieur ; la pression de la main est beaucoup moins énergique à gauche qu’à droite : pression au dynamomètre 50 à gauche ; 90 à droite. Pas de troucles sensitif; légère exagération du réflexe rotulien gauche.
Le 8 septembre, on note l’exagération du réflexe cubital et du réflexe rotulien du côté gauche. Diminution de la force musculaire à gauche: pression de la main au dynamomètre : 90 à droite, 45 à gauche. Le malade n'a plus jamais présenté de douleurs céphaliques ou lombaires ; l’état général est parfait.
OS Examen du liquide céphalo-rachidien