‹ Contribution à l'Étude de la Méningite Cérébro-Spinale Primitive à PneumocoquesChapitre 6 sur 26 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Bien longtemps le pneumocoque fut considéré comme l'agent infectieux de la méningite cérébro-spinale épidémique. Avant la découverte du méningoccoque de Weichselbaum les examens de laboratoire décelaient dans les liquides céphalo-rachidiens des micro-organismes qu’on cataloguait pneumocoques. L’ardent défenseur de cette théorie fut Netter, il appuyait son hypothèse pathogénique sur un grand nombre d’arguments : apparition d’épidémies de pneumonie et de méningite, coïncidence fréquente des deux affections, ressemblance clinique et identité des lésions de la méningite sporadique et épidémique.

D'autre part le pneumocoque était le premier microbe isolé et décrit dans la méningite cérébro-spinale; il était tout naturel que Pattention fût portée sur cette étiologie, aussi le nombre des cas de méningites à pneumocoques ne tarda pas à s’accroître dans la littérature médicale.

Les premières observations de méningites primitives à pneumocoques semblent remonter à Foa et Uffreduzzi qui, en 1886, peu de temps après la communication de Fräenkel, trouvent dans deux cas de méningite cérébrospinale primitive un déplocoque se comportant comme celui de Fräenkel et se développant sur gélatine à 30° et 320,

C’est alors que Netter entreprit l'étude des localisations extra pulmonaires du pneumocoque de Talamon- Fräenkel sur les méninges, endocarde, etc., en un mot sur toutes les séreuses et il établit que ce micro-organisme avait pour elles une élection spéciale.

Dee

Dans une série de communications et de mémoires il établit nettement le type de la méningite cérébro-spinale primitive à pneumocoques et par un raisonnement très subtil Netter inculpe le pneumocoque d’un grand nombre de faits de méningite publiés avant l’ère bactérienne.

Nous devons cependant noter qu'à ce moment Netter faisait une restriction et bien qu’accordant la priorité au pneumocoque il tenait à déclarer que la méningite cérébro-spinale épidémique n’était due au pneumocoque que dans un certain nombre de cas. |

À l’appui de sa thèse Netter apporte une observation de M. Widal qui a constaté de la façon la plus évidente le microcoque-lancéolé, encapsulé dans l’exsudat rachidien et cranien d’une méningite cérébro-spinale.

Dersfeld vit à Manchester deux enfants d’une même famille, l’un atteint de pneumonie, l’autre de méningite cérébro-svinale à pneumocoques. Weichelbaûme observa en 1887 six cas de méningite cérébro-spinale à pneumocoques.

Cette même année le même auteur étudiant six cas nouveaux de méningite cérébro-spinale découvre un micro-organisme différend des microbes connus, il Pappela le « déplococcus intracellullaris méningitidis ».

Cette découverte ne fit pas de bruit et cette idée des méningites cérébro-spinales à pneumocoques était tellement en faveur que Goldschmit, qui étudiait plusieurs cas de méningite avec lPidée préconçue d’y rencontrer le pneumocoque de Talamon-Fräenkel,confirma la découverte de Weichselbaum.

Durant la période qui suit, c’est-à-dire de 1887 à 1900, c’est la confusion. Netter ainsi que Bordori et Uffreduzzi attaquent le méningocoque de Weichselbaum, et le considèrent comme un simple pneumocoque, étant donné son aspect de diplocoque lancéolé et encapsulé. Netter prétend qu’il s’agit là, d’un pneumocoque plus ou moins transformé et il lui rend les caractères typi-

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