DAS
ques du pneumocoque et sa virulence habituelle par une série de passages sur le rat blanc.
En 1898-99, Netter constata des séries de cas de méningite cCérébro-spinale dues au pneumocoque, d’autres dues au méningocoque et trouva parfois, aux mêmes périodes, des cas relevant de l’un, et des cas relevant de l’autre de ces microbes. Il établit alors son opinion que le méningocoque était très rapproché du pneumocoque, peut-être une forme d’involution, de régression et ceci expliquait la situation intracellulaire du diplocoque de Weichselbaum, sa réaction biologique différente, moins intense dans les cultures que celle du pneumocoque, car dans la théorie de Netter ce microorganisme situé dans les grandes cellules leucocytaires devenait en quelque sorte un pneumocoque « phagocyte ».
Talabère, dans sa thèse, multipliant les déclarations de Netter, s'exprime ainsi au sujet d’une méningite cérébro-spinale à méningocoques métapneumonique :
Mais jamais encore lorsque la pneumonie s’accompagnait de méningite cérébro-spinale, on n’avait, croyons-nous, constaté ou du moins rapporté la présence du diplocoque intracellulaire de Weichselbaum, dans lexsudat méningé, or il nous semble que l’apparition du méningocoque dans un cas semblable est de nature à susciter de nouvelles recherches capables d’élucider la question.
Il nous paraît qu’à côté de ces épidémies toutes dues au pneumocoque, à côté de ces autres toutes dues au méningocoque, à côté de ce troisième orûre de faits où, dans une même épidémie, Netter a trouvé le diplocoque en certains cas, le pneumocoque en certains autres, il y a place pour les cas de passage, comme le nôtre, où sur un même malade on trouve méningocoque et pneumocoque.
Enfin, dans la Médecine Moderne, Rosenthali constate
PU
ns
que le méningocoque apparaît comme intermédiaire au pueumocoque et au streptocoque, non pour les éloigner mais pour les rapprocher. Cependant les cas de cérébro- Spinales à pneumocoques sont nombreux.
Hutinel (Semaine Médicale, 22 juin 1899), à propos d’un cas de méningite, parle de « cette forme de méningite aiguë, assez fréquente, bien spéciale, nettement caractérisée par son microbe qui est d’ailleurs, le plus souvent, le pneumocoque. » Cette époque marque une orientation nouvelle dans les recherches des cliniciens. Avant la découverte du méningocoque, ils attribuaient au pneumocoque les cas de méningite cérébro-spinales épidémiques ; depuis les recherches positives de laboratoire du microbe de Weichselbaum, dans des cas de méningite cérébro-spinale épidémique, ils tentent d’identifier méningite cérébro-spinale épidémique et méningite cérébro-spinale à pneumocoques.
Et dans la thèse de Scherb (1895) la question est nettement posée : « Nous nous contenterons de rechercher s’il n’est pas possible de déterminer cliniquement un type défini de la pneumococcie méningée primitive, de la diagnostiquer avant toute recherche bactériologique, de lui rattacher enfin, avec quelque certitude, non seulement les relations anciennes de certaines méningites sporadiques, mais de toutes les méningites cérébro-spinales. »
Les conclusions de toutes ces communications et mémoires étaient assez équivoques et le devinrent davantage à la suite des épidémies qui sévirent pendant plusieurs années à Paris, où méningocoque et pneumocoque furent tour à tour trouvés dans les examens.
La question semblait ne pas devoir se résoudre lorsque MM. Bezancon et Griffon en premier, différenciaient nettement méningocoque et pneumocoque ; ils distinguent ce dernier du méningocoque par son aspect lancéolé et encapsulé et aussi son caractère de culture.
En 1900, M. Chantemesse, à la suite d’objections formulées par M. Netter, au sujet de la différentiation catégorique entre pneumocoque, méningocoque et paraméningocoque, termina la discussion dans ce sens :
M. Netter admet qu’il y a dans la méningite épidémique un premier groupe de faits cliniques qui résultent de la culture du méningocoque de Weichselbaum, et un second groupe de faits qu’il continue à rattacher à une infection due au preumocoque. C’est cette seconde proposition qui ne me semble pas suffisamment justifiée. Pourquoiconsidérerlemicrobe d'apparence plus ou moins lancéolée, encapsulée que l’on trouve dans des cas de méningites comme un pneumocoque atténué? Ce germe diffère très profondément des pneumocoques ordinaires par un grand nombre de caractères bactériologiques et surtout par ses propriétés pathogéniques envers les animaux. En revanche, il se rapproche beaucoup du méningocoque de Weichselbaum et il est impossible de tracer, entre lui et le précédent, une ligne de démarcation bien précise : tous ces microbes dits méningocoques de Weichselbaum diffèrent quelque peu entre eux, mais sont reliés par une similitude vraiment curieuse de leurs propriétés pathogènes envers les animaux. Il est donc acquis : {0 Que les cas de méningite cérébro-spinale épidémique sont provoqués par leméningocoque-type de Weichselbaum ; 2° Que des cas de méningites sont produits par des microbes différant quelque peu par leur caractère moriphologique de Weïichselbaum, mais se rapprochant beaucoup plus de lui par leurs caractères pathogènes vis-à-vis des animaux. Rien à mon avis n’autorise à confondre ce genre avec le microbe de Talamon. »
Ainsi la question était résolue, et ces prétendues formes de passages décrites par M. Netter et d’autres auteurs avaient vécu.
Désormais, méningite cérébro-spinale à pneumo-
7 GER nt