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ET LES COMPLICATIONS NERVEUSES

C’est certes sous la forme de méningite et de méningoencéphalite que se manifeste le plus fréquemment et le plus typiquement la localisation nerveuse de la maladie ourlienne.

Nous reportant à l’article publié en 1935 par MM. Lemierre, Layani et P. Meillaud, nous décrirons, suivant la date d'apparition de la méningite

1° la méningite se manifestant après l'apparition de la parotidite et dont le diagnostic est alors facile. C’est en général du deuxième au sixième jour, quelquefois lors de la convalescence, qu’elle se manifeste.

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Deux formes sont à distinguer :

a) une forme atténuée, avec température à 38- 39°, bradycardie, céphalée légère, nausées, état d’anxiété, signe de Kernig, et raideurs de la nuque peu accentuées. Nous insisterons dans ces formes sur l’importance de la bradycardie qui peut atteindre 50 et moins et sera le dernier signe méningé à persister. L

b) une forme intense avec température à 40° et plus, des signes méningés sévères, inégalité pupillaire avec mydriase, paralysies transitoires oculaires, faciales, du V, et dont la guérison survient du cinquième au huitième jour, mais la convalescence est longue et traînante.

2° Tout autre est la difficulté diagnostique que soulève l’apparition primitive de la méningite : un enfant, un adulte jeune est atteint en pleine santé d’une méningite aiguë avec forte poussée fébrile. Le liquide céphalo-rachidien est clair, lymphocytique et amicrobien.

Le diagnostic reste en suspens jusqu’à l’apparition de la fluxion parotidienne : celle-ci peut n’apparaître que tardivement. Nous l’avons vue, dans notre observation, survenir au septième jour. Encore est-elle souvent discrète et la fluxion peut at-

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teindre une glande salivaire quelconque. Parfois même ce sera une orchite qui viendra signer la nature ourlienne de la méningite.

Il faut noter que la fluxion glandulaire amène une diminution rapide des signes méningés.

3° Enfin la méningite peut rester la seule manifestation clinique et bon nombre de méningites lymphocytaires curables semblent de nature ourlienne.

Leur étiologie sera affirmée :

a) sur les résultats de la ponction lombaire;

b) la notion d’épidémicité.

Quant aux méningoencéphalites, elles peuvent, de la même façon, se manifester après, avant ou sans fluxion glandulaire.

Aux signes de la série méningée s’ajoutent des signes neurologiques :

— des troubles psychiques avec délire, confu-

sion mentale;

— des troubles moteurs liés à des irritations localisées : secousses myocliniques, contractures par crise, nystagnus, hémiplégie avec Babinski, inégalité pupillaire, paralysie oculaire ;

— des troubles sensitifs avec névralgies du V;

— des troubles cérébelleux.

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La guérison est en général rapide en quatre à cinq jours, mais des séquelles ont été observées : surdité, paralysie de nerfs craniens, modification du caractère, épilepsie, parkinsonnisme.

Une forme comateuse d’emblée qui fait songer à la M. C. S. a été décrite.

Des cas mortels signalés.

Ce ne sont pas là les seules manifestations nerveuses connues de la maladie ourlienne. Le virus peut diffuser à tout l’axe nerveux et l’on a signalé :

— des névraxites pures ou associées aux manifestations méningées et pouvant toucher les différents étages de l’axe;

— des névrites périphériques isolées en règles parcellaires.

Des troubles sensitifs l’annoncent, puis s’installe une parésie plus qu’une paralysie.

Elle peut atteindre le facial, le M. ©. C.

provoquant de la diplopie, et le D° Roullet a bien voulu nous communiquer une observation personnelle de diplopie primitive chez une enfant de 8 ans expliquée six jours après par l’apparition d’une parotidite;

— des poly radiculo-névrites,

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a) soit tardives du 15° au 30° jour de la parotidite, se faisant à bas bruits, s’installant par des troubles sensitifs, puis marqués par des troubles moteurs, réflexes, sensitifs.

L’atteinte de la sensibilité profonde peut réaliser une forme pseudo-tabétique.

b) soit précoces du 2-3° jour de la parotidite ou même primitive et d'évolution identique.

On voit donc la diversité des atteintes nerveuses qui peuvent d’ailleurs coexister.

Il existe même des formes diffuses et progressives réalisant un syndrome de Landry. Mais toutes ces complications demeurent exceptionnelles tandis que la méningite est fréquente.

Dans toutes ces manifestations, l’évolution est en règle favorable et la guérison rapide.

Mais des séquelles peuvent subsister. Quant aux formes mortelles elles ont été signalées mais elles demeurent d’une extrême rareté.

Le diagnostic, lorsqu'il s’agit de formes primiti-

ves ou autonomes, repose :

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