‹ Contribution à l'Étude de la Méningite OurlienneChapitre 14 sur 16 · AR NE · texte numérisé non relu

AR NE

rures à un taux inférieur à 6 gr.; surtout existence de bacilles de Koch révélée soit au microscope, soit par culture sur Lowenstein, soit par inoculation au cobaye;

b) contagiosité.

la méningite syphilitique.

la forme méningée de la maladie de Heine médine.

l’encéphalite.

la spirochétose méningée.

l'infection herpétique.

Telle est l’extrême variété des manifestations ner-

veuses ourliennes.

À chaque instant de nouvelles communications

signalant leur fréquence.

Et si certaines surviennent après l’apparition de la parotidite, beaucoup de ces manifestations sont primitives. La fluxion parotidienne ne vient que plus tard en affirmer la nature :

24 heures, signale Perrin en 1909; quelques jours signale Tocmann en 1921;

du 3° au 5° jour signale de Lavergne et Vissel en 1929;

RE yen

du 4° au 6° jour signale Lemierre, Layain et

Meillaud en 1935;

du 4 au 7 jour et plus signale Dutrey en 1936;

6 jours dans le cas du D” Roullet;

7 dans notre observation.

D’autres manifestations nerveuses enfin sont autonomes et c’est par suite de notions d’épidémicité, de leur analogie d’évolution, des modifications du L. C. R. qu’on affirme leur nature ourlienne, et l’on sait la place chaque jour grandissante qu’elles occupent dans le cadre des méningites lymphocytaires curables.

Ces faits, prédits par Gaillard en 1877 lorsque, rassemblant sous le nom « d’oreillon cérébral » les manifestations nerveuses ourliennes, il prévoyait en temps épidémiques l'explosion de déterminations cérébrales isolées. Ces faits, chaque jour mieux connus, ont amené plusieurs auteurs à affirmer l’affinité spéciale neurotrope du virus ourlien.

Et Netter, apparentant ce virus à ceux de la rage et de l’encéphalite, le classe dans le même groupe des ectodermoses neurotropes de Levaditi, et conelut que le virus ourlien frappe primitivement les méninges et secondairement les glandes.

arte

Comme le virus ourlien, les virus rabique et encéphalitique se retrouvent dans la salive. Comme dans les oreillons, Netter a observé au cours d’encéphalite un gonflement parotidien. Et l’on ne peut nier la similitude d’atteintes nerveuses dues aux deux virus.

Envisageant maintenant la constance de la bradycardie au cours de la maladie ourlienne, la constance des modifications du L. C. R. affirmée sur 1.200 cas par de Massary et Tocmann, alors que dans 50% des cas il n’existe aucune manifestation clinique de la méningite, nous admettrons, comme l’a fait Dutrey, que l’atteinte nerveuse est toujours la manifestation primitive et essentielle de la maladie ourlienne.

Et nous ne faisons ainsi que généraliser une opinion émise par M. Schreiber en 1932 : à la suite d’un syndrome méningé qui avait résumé toute la maladie ourlienne chez un nourrisson de 3 mois, il constate qu’au-dessous de 2 ans la localisation méningée est la seule manifestation ourlienne.

L’élimination du virus ourlien par les glandes salivaires peut provoquer au niveru de ces dernières, parotides, sous-maxillaires ou sublinguales, une tuméfaction : localisation secondaire et acces-

soire,

LhVasans

Du fait de la latence clinique de l'atteinte nerveuse, dans 50 % des cas la localisation parotidienne peut être la première et la seule manifestation clinique des oreillons.

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