‹ Contribution à l'Étude de la Méningite OurlienneChapitre 15 sur 16 · INCUBATION · texte numérisé non relu

INCUBATION

Aïnsi donc, la maladie ourlienne considérée jusqu’à présent comme une maladie infectieuse générale à localisation parotidienne primordiale est en réalité une maladie infectieuse, contagieuse, épidémique, due à un virus filtrant neurotrope frappant essentiellement et primitivement Île système nerveux.

Le virus est éliminé par les glandes salivaires comme le prouvent les inoculations positives de Martha Wollstein au chat, Granata au lapin, Ni-

colle et Conseil au singe.

L’atteinte parotidienne maxillaire ou sublinguale est inconstante, secondaire, accessoire.

Or, nous avons vu que l'atteinte méningée constante révélée par la ponction lombaire, reste dans

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50% des cas silencieuse cliniquement et la maladie ourlienne ne vient se manifester que par la complication glandulaire dont la plus fréquente est la parotidite.

Ainsi se pose le problème de la durée de la période d’incubation accordée aux oreillons. Elle est en effet considérée comme relativement constante, l’une des plus constantes même, et fixée à 21 jours.

Et l’histoire du jeune homme qui, ayant été au bal la veille de l’apparition d’une parotidite, vit apparaître les oreillons 21 jours plus tard chez toutes ses danseuses est une illustration bien connue de cette fixité.

Or, cette durée d’incubation de 21 jours s’étend de la date de contage à celle d’apparition de la parotidite.

Du fait même que nous ne considérons plus celleci que comme une complication secondaire de l’atteinte nerveuse, qui constitue la manifestation pathologique principale de la maladie ourlienne, il est logique de compter comme durée d’incubation le temps écoulé entre la date du contage et celle du début des manifestations nerveuses.

Cette durée est difficile à préciser.

1° D'une part, la date du premier contage est souvent impossible à affirmer.

Rap

2° D’autre part, nous savons que dans 50% dee cas l’atteinte nerveuse n’est décelable que par la ponction lombaire.

Notre observation, de ce point de vue, nous semble intéressante :

C’est au 15° jour, nous le répétons, qu’a débuté la méningite, et le contage a pu être précisé avec exactitude.

Malheureusement dans aucune des observations de méningite primitive nous n'avons vu préciser la date du contage.

Et nous ne pouvons évidemment, sur un cas unique, qu'émettre une hypothèse d’ailleurs difficile à vérifier, mais combien importante dans cette maladie de jeunes soldats et des écoliers, si lon songe que le délai d’éviction se trouverait raccourci de sept jours.

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