LES NES
vint moins intense, la raideur de la nuque moins évidente; enfin la fièvre tomba aux environs de 38°.
Une hémoculture en bouillon ascite pratiquée le 2 mai montra l’absence de tout germe et les différents repiquages restèrent stériles.
Un examen oculaire pratiqué le 4 révèle que le fond d'œil, pupilles, motricité sont normaux.
Le 5 mai, on pratique une nouvelle ponction lombaire; le L. C. R. est encore légèrement trouble. On trouve cette fois 256 éléments dont 100% de lymphocytes, mais le taux d’albumine n’est plus qu'à 0 gr. 80, pas de bacilles de Koch après Ziehl, malgré des recherches patientes.
Le 6 mai, la malade semble mieux; la céphalée a diminué, de même que la rachialgie : seule persiste un peu de raideur de la nuque. La température baisse à nouveau pour atteindre 37°8.
Le 7 mai, la malade accuse une douleur dans la région parotidienne gauche avec légers frissons en même temps que la raideur de la nuque s’accentue. Et l’on trouve une tuméfaction parotidienne discrète.
Le 8 mai au matin la tuméfaction parotidienne gauche se confirme par contre, céphalée, raideur de la nuque, rachialgie ont disparu et la température est à 37°. — Le soir, la parotidite a disparu,
RTE
ayant duré à peine vingt-quatre heures et étant restée unilatérale.
Le 9 mai, la température se maintient à 37°3. L’état général de la malade est bon; l’examen négatif : aucun signe méningé, sinon quelques douleurs lombaires.
Dès lors la convalescence va s'affirmer, mais la guérison demandera quelques semaines, la malade ayant présenté quelques manifestations rhumatismales; puis du 18 au 24 mai une reprise de la céphalée et des douleurs lombaires; enfin le 26 un examen d’urines montre :
— quelques rares leucocytes, — quelques rares cellules,
— quelques hématies et cylindres hyalins sans germe visible,
relevant ainsi l’existence d’une légère atteinte rénale.
Il s’agit en somme d’une forme intense de méningite ourlienne : la fièvre avait persisté une huitaine de jours, débutant le 30 avril pour disparaître avec Papparition de la parotidite le 8 mai. Mais la convalescence traîna et il fallut attendre plus de trois semaines pour que tout signe méningé ait définitivement disparu.