SANS TP
De cette observation certains faits nous semblent Q A . nier devoir être mis en évidence :
1° Il s’agit d’une méningite ourlienne primitive dont on ne compte plus les cas signalés ces dernières années, mais malgré nos recherches nous n’avons jamais trouvé une aussi longue période entre le début de la méningite et l’apparition de la parotidite, soit sept jours.
De plus, nous avons pu remonter avec exactitude à la date du contage : la malade avait gardé pendant une journée, le 15 avril, un enfant atteint d’oreillons; or, la méningite est apparue quinze jours après ce dernier; la parotidite vingt et un à vingtdeux jours, respectant ainsi la durée classique d’incubation.
2° La parotidite a été très peu marquée et elle est restée unilatérale; elle a été fugace, n'ayant duré que 24 heures. Elle a cependant été très nette, prenant toute la parotide et entraînant un léger trismus.
3° Chaque ponction lombaire a été suivie d’une amélioration manifeste des signes méningés, et si l’on compare les résultats des deux ponctions pratiquées à trois jours d'intervalle, on constate une importante augmentation de la lymphocytose, alors
que le taux d’albumine, au contraire, tombe de 1 gramme à 0 gr. 80.
4° Enfin le diagnostic qui semblait s’imposer au début était celui de piemérite tuberculeuse, tant sur l’aspect de la malade que d’après les résultats de la ponction lombaire et les antécédents.
Mais la deuxième ponction lombaire, en nous révélant ce désaccord entre l’augmentation des lymphocytes et la diminution du taux d’albumine, nous fit espérer une erreur de diagnostic.