ST DA
Il convient de noter d’abord que ce malade est albuminurique et soigné comme tel depuis deux ans. En effet à cette époque, l’apparition de traces d’albumine dans les urines détermine la prescription d’un régime déchloruré qui semble avoir été à peu près respecté jusqu’à maintenant. Cependant le malade avait déjà présenté des signes de rétention hydrochlorurée sous forme d’œdèmes blancs apparaissant aux malléoles et surtout à la face et
aux paupières. Ils rétrocèdent spontanément, mais semblent réapparaître, par la suite, de façon intermittente.
D'autre part, le malade est sujet à de fréquents vertiges, à des palpitations, à une amblyopie non constante. Par contre, les épistaxis sont rares ainsi que les céphalées ; le prurit, la cryesthésie, la sensation de doigt mort paraissent inexistants. x
En janvier 1940, a lieu un examen médical à la suite duquel le sujet est réformé et hospitalisé près de Metz. À sa sortie, le traitement semble ne lavoir guère amélioré et son état reste sensiblement stationnaire jusqu’au mois qui précède son admission.
Des douleurs rénales apparaissent alors ; particulièrement du côté gauche, de siège fixe, lancinantes, non continues. La polyurie existe déjà depuis assez longtemps, accompagnée de pollakiurie surtout nocturne.
De plus, des vomissements surviennent, assez fréquents, à la suite des quintes de toux ; ils semblent être de moyenne abondance, alimentaires, rarement aqueux. Au point de vue digestif, on ne note pas d’autres signes; il n’y a pas d’anorexie et les digestions sont normales. Il n’y a ni douleurs abdominales, ni diarrhées.
Enfin, existent des troubles respiratoires : ce sont des accès de polypnée, survenant en décubitus dorsal. D’autre part, la toux est assez fréquente.
L'interrogatoire ne révèle ni signes nerveux, ni troubles psychiques ou méningés.
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Un dosage d’urée pratiqué il y a un an a donné un résultat de 0 gr. 80.
Les antécédents personnels du malade n’apportent que peu de renseignements ; il n’a pas eu de scarlatine, ni aucune maladie importante, Il avait une légère tendance à l’éthylisme, mais il a cessé de boire du vin à l’apparition de son albuminurie.
Le malade est marié et a un enfant en bonne santé. Il a encore ses grand’mères bien portantes. Son père est mort d’un cancer, sa mère de suite de couches.
A l'examen, son faciès est pâle, un peu amaïigri. Il n’a pas d’affections buccales ; on note une légère hypothermie ; il n’y a pas d’œdèmes, ni périphériques, ni des séreuses.
Le cœur ne semble pas hypertrophié ; sa pointe bat aans le 5° espace intercostal. A l’auscultation, on entend un léger clangor du 2° bruit, mais pas de bruit de galop. La tension artérielle est à 16 1/2 —— 11. Elle a donc diminué puisque le malade dit avoir eu jusqu’à 19 de tension maxima. Le pouls est régulier, bien frappé, battant à 84 pulsations par minute.
La percussion du thorax ne révèle pas de zone de matité. L’auscultation montre quelques râles de bronchite; ronflants, légers, à la base gauche. La palpation de l’abdomen n’est pas douloureuse, le foie a des dimensions normales.
Le rein gauche est sensible et douloureux à la pres- Sion,
Les urines, claires, contiennent de l’albumine, 2 ST. par titre au tube d’'Esbach. La polyurie semble faire place à une légère oligurie.
L'examen du système nerveux ne montre aucun trouble moteur, sensitif ou réflexe. Au point de vue sensoriel,
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le malade entend bien et les troubles de la vision, transi-
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toires, sont peu apparents. L’accommodation à la lumière et à la distance se font normalement.
Le 26 janvier, le malade vomit son diner : il en réabsorbe un autre une heure plus tard sans inconvénient.
Le 31 janvier, dans la nuit, surviennent des douleurs intestinales avec diarrhée qui le forcent à se lever plusieurs fois. Le caractère séreux de ces selles n’a pas pu être précisé.
Le 7 février, le malade sort de l’hôpital et doit être à nouveau hospitalisé le 12. En effet, rentré chez lui dans la matinée, il ne se sent d’abord nullement incommodé, mais après un repas au cours duquel il avoue avoir mangé de la viande avec un peu de sel, il est pris d’une syncope et doit se coucher. Le lendemain, il reste à la diète. Comme il demeure très faible, le médecin appelé lui conseille de retourner à l’hôpital.
Il n’a pas eu d’autres syncopes, mais ses urines contiennent toujours de l’albumine ; elles sont pâles, troubles, leur volume est de 1 litre par 24 heures.
A l’auscultation du cœur, on n’entend pas de bruit de galop, la tension artérielle est 16-11 1/2 ; le fond d'œil est normal des deux côtés.
A la fin de février, les épistaxis sont fréquentes, quotidiennes.
Le 8 mars, la température s'élève à 38°5 ; la respiration est brève, embarrassée, bruyante. On constate l'existence de râles diffus dans les deux champs pulmonaires, mais aucun bruit de galop.
Le 11 mars. ,la respiration est de plus en plus pénible, l’auscultation du cœur est difficile. Le malade est abattu, somnolent. Le volume des urines, toujours albumineuses, est de 250 cm.
Le sujet meurt le 12 mars 1941.
Pendant sa maladie, il a d’abord été mis au régime spécial, puis au régime lacto-végétarien.
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Examens de laboratoire.
Urines.
L’albumine s’est toujours maintenue entre 1 gr. et 2 gr. par litre.
Sang — le 21 janvier 1941.
Urée : 1 gr. 88:p. 1000.
Numération globulaire, le 28 janvier 1941.
GlobuleS rousse eee 3.002.000 Globes blimes CPR TE RE EE 6.500 Polynucléaires neutrophiles....... 58 Polynucléaires éosinophiles........ 0 GrANASEMMENO EE TRE SERRES fl Moyens mOn ss Lee NN RTE 13.
Lymphocyte een ROUE 21 Métamyel eV te see ER Are 1 Hémeslobine tre ERA RAR er 80 % Sang, le 30 janvier 1941.
SÉRIE Sr MU CE 31 gr. 20 p. 1000 GIGDU REA PAPER 32 gr. 60 — RaBPOT TE SR Nr ee ER 0,95 Ghlore“slobulairenmee 1 gr. 85 — Chlore plasmatique....... AT relire re RaAPPOL LR MR AE EN ARR e 0,44
Sang, le 15 février 1941.
Urée. FR RER 2 gr. 60 p. 1000 B. W — H8: H — H8° K —:nésatif.
Sang, le 28 février 1941.
Urées “5e eee 2 gr. 85-p. 1000
Numération globulaire et Formule leucocytaire. Globules “rouses PRET ee 1.800.000
Globules blancs.,.....,:...,...., 9.000 Polynucléaires neutrophiles:....... 12 Polynuecléaires éosinophiles........ D) Grands e Mon6s 2, he.
Moyens mono...... SEP a ne 5 Esanphoayéesi Let Vito es 16 Métamyélocytes.......,:,... Rires 4.
Sang, le 4 mars 1941.
Chlore globulaire.......... 1 gr. 84 ‘p. 1000 Chlore plasmatique...... ATOS DAME RARDOE LEP ERE e ei np 0,5
RÉCIT UE ON ch bre HE 2 gr. 83 p. 1000
Les dosages dé méthionine et de soufre pratiqués le 26 janvier 1941 donnent dès cette époque des chiffres notablement diminués chez ce malade atteint de néphrite chronique ; la valeur normale du rapport soufré est maintenue,
Méthionine ...... MED: 14 p. 1000 Soufre méthionique.. O0 gr. 46 — Soutre 4Otal 0.0 à 1 gr, 39. — Rapport.soufré.....r 0,33