‹ Contribution à l'Étude de la Méthionine dans le Sang Humain Normal et PathologiqueChapitre 44 sur 52 · OBSERVATION XII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XII

M. B... 46 ans, entré le 14 août 1940, sorti le 3 septembre 1940, continue à venir à la consultation du service.

Le malade âgé de 46 ans, entre dans le service le 14 août 1940 pour continuer un traitement consécutif à la découverte de. sucre dans ses- urines et de différents troubles hépatiques.

Le début de l'affection remonte à près de 10 ans, époque à laquelle il:a souffert, pour la première fois, d’une jaunisse très marquée. Un deuxième ictère a eu lieu-en 1932, et.a duré plus de 3'semaines.

En 1934, troisième ictère avec coloration des tégu- ments et forte douleur dans la région lombaire à droite.

Cette crise a duré deux mois et le sujet a suivi ensuite un régime destiné à améliorer l’état de son foie.

En février 1939, le malade se sent très fatigué ; il perd connaissance un jour au volant de sa voiture et est obligé de se reposer.

Un examen pratiqué à cette époque montre une glycémie;à l\gr. 00.

La glycosurie est à 5 gr. 50 par litre, il y a 13 gr. d’urée par litre.

En 1940, et depuis un certain temps déjà, le malade éprouvait parfois une sensation de soif très intense qui l’entraînait à boire de grandes quantités de liquide. Un traitement insulinien supprima cette sensation de soif, mais apparaît alors une pénible sensation de faim.

En février 1940, après une grippe qui l’avait beaucoup fatigué, le malade fait de nouveau examiner son sang et ses urines :

GLYCÉREME RS EE 2 gr. 66 GIYCOSUTISR TS REC 26 gr. 30 par litre

En outre, le foie est gros et douloureux et les téguments fortement colorés.

Un traitement par l'insuline et l’extrait hépatique est immédiatement entrepris et le malade suit un régime sévère. AS

Cependant, au cours des six premiers mois de l’année 1940, la glycémie oscille de 2 gr. 00 au début à 2 gr. 48 à la fin de cette période avec un minimum intermédiaire de 1 gr. 40.

Au commencement d'août, la glycémie s’abaisse après quelques jours de repos, puis s’élève de nouveau à 2 gr. 32. Pendant la même période, la glycosurie oscille parallèlement de 11 gr. 50 à 13 gr. 30 avec un minimum à 0. A l’entrée à l’hôpital, la glycosurie est à 21 gr. 40. On n’a jamais trouvé d’acétone.

Eire

L'épreuve de la glycosurie alimentaire montre une élimination de glucose de 53 gr. 60 par litre, 8 heures après Fingestion.

Le malade, en 2 ans, a maigri de 12 kilogs environ.

Les téguments et les conjonctives présentent une teinte subictérique. Celle-ci se voit également à la partie de la muqueuse buccale située sous la langue. Les téguments de la face externe des membres et de la face dorsale des mains sont fortement pigmentés, secs et rugueux. Le malade accuse un prurit, siégeant à la face interne des cuisses et aux mollets.

Il se plaint en outre de fatigue et d’essoufflement au moindre effort, de céphalée apparue au début de 1940, de crampes aux mollets, à la loge antérieure des muscles de Ja jambe et aux doigts.

L’abdomen est souple, malgré une légère défense musculaire à la palpation.

Le foie, douloureux au palper, a sa limite supérieure dans le 6° espace intercostal ; il dépasse de 3 travers de doigt le rebord costal ; on note un point vésiculaire douloureux.

La rate est percutable en avant de la ligne axillaire et en dessous du 8° espace intercostal sur une zone large d’un travers de main environ sur les côtes et le flanc gauche.

Les bruits du cœur sont normaux ; le pouls bat à 65 par minute ; la tension artérielle est à 11-7 1/2.

L'examen pulmonaire ne révèle rien d’anormal, les réflexes tendineux sont normaux. Il n’y a pas de signe de Babinski. Les réflexes cutanés abodminaux sont très marqués. Lés réflexes pupillaires sont normaux.

Examens de laboratoire.

Pendant le séjour à l’hôpital, la glycémie oscille entre i gr. 14 et 2 gr. 49 ; la glycosurie se maintient à peu près

si où

à 20 gr. par litre et 40 gr. par 24 heures.

OT

Chez ce malade atteint d’hépatite et de diabète avec glycosurie importante, sans acétonurie, les chiffres de méthionine et de soufre se sont révélés nor-

maux : 7 Méthionihe .:...... 2 6r., 15: D: 1000 Soufre méthionique.. 0 gr. 79 —.

Soutre Hotals nee 1 gr. 70 — Rapport es ee 0,33

à une période où la glycémie atteignait 3 gr. 18 p. 1000 et la glycosurie 71 p. 1000 avec des réactions de l’acétone fortement positives.

Le diabèté ne semble pas s’accompagner d’un trouble dans le métabolisme du soufre méthionique ; tous les chiffres sont ici compris entre les limites. normales,

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