ROUE
En Allemagne, elle a fait fureur, on l'y a appliquée à presque toutes les affections connues.
Sa fortune en France à été aussi rapide ; sa littérature est déjà volumineuse, elle a maintenant son chapitre spécial dans les plus récents traités de. petite chirurgie et tend de plus en plus à devenir classique. Est-ce à dire qu'on doive sans réserves lui accorder droit de cité dans notre littérature ? Certains chirurgiens éminents le pensent, d’autres non moins éminents restent encore sceptiques.
Cette division des avis, sur une question qui passionne le monde chirurgical, laisse le praticien indécis.
Le problème est beaucoup trop vaste pour le résoudre dans son ensemble: nous nous bornerons done dans ce travail à rechercher si les résultats obtenus dans les cas que nous avons observés nous-même et dans ceux qui sont publiés justifient cet enthousiasme des uns et ce pessimisme des autres.
Dans ce but, nous résumerons d’abord le principe de la méthode; puis, après avoir sommairement énuméré les différents appareils employés pour la production des diverses hyperhémies, nous étudierons leurs modes d'action respectifs.
Dans un court chapitre, nous traiterons les indications et les contre-indications de la méthode ; nous publierons ensuite quelques expériences que nous avons faites sur les animaux, et une quinzaine d'observations se rapportant aux différents modes d’hyperhémie. Enfin, après avoir brièvement résumé Îles résultats thérapeutiques publiés pendant ces trois dernières années, nous essaierons de tirer des faits constatés les conclusions qui s’en dégagent.