‹ Contribution à l'Étude de la Méthode de Filatov dans le traitement des parodontosesChapitre 10 sur 19 · HE D · texte numérisé non relu

HE D

ét localisée surtout au niveau de d1. Une suppuration apparaît bientôt au niveau de la racine de d1 puis fistulisation; cette dent devient peu à peu très mobile. Elle fait alors des accidents de péricoronarite au niveau de g8 qui nécessite l’avultion. Les signes locaux au niveau de tout le bloc incisif inférieur persistent pendant deux mois malgré un traitement consciencieux (détartrage soigné, application d'acide trichloracétique, injection de vaccins intra-gingivaux).

— Signes cliniques au début du traitement le 6 janvier 1953.

— Signes fonctionnels : douleurs lancinantes localisées au bloc incisif inférieur avec paroxysmes nocturnes, Douleurs intenses à la mastication. di sensible au chaud, au froid; à la percussion, très mobile.

— Signes généraux : algies rhumatismales anciennes. Traïitées pour hyperthyroïdie, tachycardie permanente, tension artérielle 13-9, asthénie intellectuelle, nervosité extrême, tic palpébral, poids 49 kgs, taille 1 m. 57. Réglée régulièrement. Deux grossesses normales.

— Examen clinique : signes muqueux : feston gingival régulier mais décollé, rouge, œdématié.

Suppuration localisée à tout le bloc incisif inférieur apparaissant surtout au moment des règles. Mobilité marquée des incisives inférieures.

— Signes dentaires : g8 incluse est extraite, d8 en vestibuloposition, gi en mésio-rotation 20°, G2 distalisée; contact prématuré de di, d?2 et g3.

Radiographie : résorption alvéolaire importante de tout le bloc

incisivo-canin inférieur surtout marqué au niveau de di. — Diagnostic : paradentite localisée au bloc incisif inférieur.

— Traitement : implantation de six amnios répartis aux maxillaires supérieur et inférieur.

Au bout de quinze jours on note déjà une consolidation généralisée nette et une disparition totale des douleurs.

L'état général s’est trouvé très rapidement amélioré. La malade n’est pas revenue se faire examiner.

D... Nelly, rue du Temple à Paris, 45 ans.

Histoire de la maladie :

Début en 1949 par une suppuration au collet de d? qui devient mobile. La suppuration s'étend au bloc incisif inférieur.

Poussée de gingivite à tout le maxillaire supérieur avec hémorragies au brossage. Peu à peu, les gencives mettent à nu les collets et des douleurs diffuses inquiètent la malade. D3 devient - très mobile et doit être extraite. Elle est traitée en 1950, pendant un an par la méthode de Vincent.

— Signes cliniques : au début du traitement le 12 janvier 1953.

Gingivite localisée à l’hémi-maxillaire supérieur droit. Douleurs diffuses de tout le maxillaire supérieur.

— Signes généraux : maladies antérieures (scarlatine en 1917, ablation d’un ovaire en 1932, parathyphoïde en 1947).

— Etat général actuel : légère insuffisance hépatique avec constipation, intolérances alimentaires aux fruits et au lait; en train de constituer sa ménopause.

— Troubles vasculaires : asphyxie de l'extrémité du médius droit. Frilosité. Poids 44 kgs, taille 1 m. 54.

— Signes dentaires : résorption de la gencive et de l'os alvéolaire des deux blocs incisifs supérieurs et inférieurs. La pression des gencives fait sourdre du pus au collet de toutes les incisives. La mobilité est plus accentuée sauf au niveau de d2.

— Radiographie : alvéolise généralisée aux deux maxillaires et très marquée au niveau des incisives supérieures.

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— Diagnostic : paradentose généralisée mixte atrophique et inflammatoire.

— Traitement : implantation d'amnios, quatre au maxillaire supérieur, deux amnios aux pieds des incisives inférieures.

— Résultat : consolidation de toutes les dents au bout d'un mois, disparition complète de toute suppuration, état général très amélioré.

— Actuellement le résultat se maintient et on prescrit une cure d'entretien par administration de suppositoires de placenta. On ne peut porter de conclusions définitives par manque de recul.

Observation fournie par le Service de stomatologie

de l'Hôpital Bichat. Professeur Fleury.

T.. Emile, domicilié à Saint-Ouen, 54 ans.

Histoire de la maladie :

Pyorrhée alvéolo-dentaire, très ancienne, dents perdues, d6, d7, d8, d5 (avulsions spontanées). |

Douleurs gingivales constantes,

— Examen clinique : mobilité de d1, d2?, d3, G8, g1, g? au niveau de ces dents ont fait sourdre un pus abondant. La sonde pénètre profondément dans les culs-de-sac au niveau de di, d?, g1, g?, D3, G4, G5.

— L'hémoculture gingivale : entérocoque et germes banaux.

ni. Traitement : dix injections de placenta lyophilisé à raison d'une ampoule de 2 gr. 50, tous les quatre jours.

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