‹ Contribution à l'Étude de la Méthode de Filatov dans le traitement des parodontosesChapitre 11 sur 19 · EURE · texte numérisé non relu

EURE

— Résultats : amélioration nette de la mobilité, de la suppuration nette. Le malade n'a pas été revu à la consultation.

Au bout d'un mois reptise de tous les signes. On recommence une série de cinq injections qui provoquent une nouvelle amélioraiton mette. Le malade n'a pas été revu à la consultation.

Observation du Service de Stomatologie. Professeur X.-J. Dubecq

R... Antonio, 45 ans, maçon,

Histoire de la maladie :

Début il y a trois ans par des poussées de gingivite et de stomatite érythémateuses coïncidant avec des troubles digestifs graves. Le traitement médical améliore son état intestinal, mais son état buccal semble évoluer pour son propre compte.

La muqueuse du bloc incisif inférieur malgré tous les traitements médicaux s'œdématie, se décolle et lui occasionne des douleurs intolérables. Les incisives commencent à être mobiles et le malade vient consulter le 28 janvier 1953.

— Signes cliniques : au début du traitement, Formule dentaire complète. Tout le paradentium est rouge sombre au niveau des incisives inférieures, la muqueuse est boursoufflée, saignant au moindre contact, la pression fait sourdre du pus au niveau de di, d2, d3, d5, d6, la mobilité de ses dents est discrète mais nettement marquée au niveau de di et d2. La sonde pénètre dans un cul-de-sac de 6 mm, au niveau du collet de di et de g1. di est en vestibulo-position.

L'haleine est fétide et le malade accuse des douleurs spontanées au niveau de ses incisives inférieures,

— Radiographie : lyse du rebord alvéolaire généralisée sur-

LS DM

tout marquée aux incisives supérieures et inférieures. Pas de tartre sous-gingival. D1 présente une fracture complète vers le milieu de lâ racine (cliniquement cette dent présente une vitalité puipaire abolie).

— Diagnostic clinique : paradentose mixte atrophique et inflammatoire,

— Traitement : le malade reçoit dans l'espace de deux mois quinze injections d'extraits placentaires lyophilisés à raison de 2 gr. o de placenta, par séance. L'amélioration commence vers la sixième injection. L'état congestif disparaît peu à peu ainsi que les douleurs spontanées. La consolidation des dents est peu marquée, La suppuration est presque inexistante, le malade a refusé l'implantation. L'amélioration persiste depuis quatre mois.

F.. Gaston, profession : manœuvre, 50 ans. Histoire de la maladie

Début des premiers signes en 1935. Par gingivorragies au brossage et spontanées, légère suppuration généralisée. Manque G6,

D6, g7. Peu à peu les dents deviennent mobiles. — Examen clinique le 24 septembre 1952 :

Hygiène buccale médiocre, pas de carie, muqueuse atrophique et vernissée, dents de sagesse en position normale.

Mobilité marquée de D2, D7, D8, G7, G8, gl.

Abcès pyorrhéique localisé au niveau de D4.

Culs-de-sac au niveau de la gencive vestibulaire du bloc incisif inférieur, Tartre sus et sous-gingival. e

D3 en rotation de 90, en position normale sur l’arcade.

— Examen clinique général; long passé de gastrite vraisemblablement éthylique. Sinusi4e maxillaire Chronique bi-'atérale alimentation très défectueuse à base de conserves.

— Système nerveux : tremblement des extrémités, sommeil très agité, réflexes rotuliens et achiléens très exagérés, pas de

signe de Babinski.

RC Mor

Point vésiculaire net. Alternatives de diarrhée et dé constipation.

— Etat général médiocre. Subictère léger, varicosité des pommettes. Pas d’antécédents pathologiques importants.

Examens de laboratoire : vitesse de sédimentation 7 mm, la première heure, Vernes résorcines D° 9. B.W. négatif, Cholestérol 1 gr. 70 par litre. Protides totaux, 90.

Rapport S/G : 1,5.

Test hépatiques : Thymol-test : 4, Hanger 0, Test de Gros : 2,4. Urée : O0 gr. 30.

— Examen radiographique : alvéolyse généralisée. Atrophie horizontale du rebord alvéolaire surtout marquée aux blocs incisivo-canins des maxillaires supérieurs et inférieurs. Pas de tartre sous-gingival.

— Diagnostic clinique : paradentose mixte, atrophique et inflammatoire.

. — Traitement : préparation de la bouche, ablation du tartre sus-gingival, brossage, meulage des incisives supérieures et inférieures pour remédier au traumatisme occlusal, car l'articulation se faisait bout à bout. Le malade reçoit cinq injections d'extraits : placentaires répartis aux deux maxillaires. On doit interrompre le traitement pendant un mois par suite de la reprise des troubles digestifs (diarrhée intense).

L'état général se stabilisant on pratique une implantation de trois petits cubes de placenta dans la fosse canine supérieure gauche. Deux jours après, un des implants s'élimine. On suture à nouveau. Les suites opératoires sont bonnes. On enlève les points le sixième jour. Quinze jours après on continue les injections d’extrait placentaire réparties aux deux maxillaires; le malade reçoit en tout quinze injections.

Revu en mai 1953. L'état buccal est inchangé. Nous n’avons noté aucune amélioration,

Des t' Le

T... Georges 65 ans.

Histoire de la maladie :

Début en 1943 par des gingivorragies provoquées et spontanées et une suppuration généralisée, L’ébranlement des dents était marqué au niveau d6 et g7 et G?2. Le malade reste sans traitement jusqu'au 1% octobre 1952.

— Examen clinique : formule dentaire manquent G4, G5, G6, G?, G8. D5, D?7, D8, g8 et ds.

Toute la muqueuse gingivale est terne, décollée au niveau du bloc incisif inférieur. La mobilité est extrême au niveau des molaires inférieures; G3 doit être extraite (mobilité à la langue). La pression fait sourdre du pus aux blocs incisivo-canins supérieur et inférieur. La sonde pénètre dans des clapiers profonds de 5 mm. au niveau de la face vestibulaire de g7 et d6.

Le malade ne souffre pas mais la mastication lui est pénible et le goût du pus dans la bouche le gêne beaucoup.

— Examen général : le malade est atteint d'une insuffisance aortique diagmnostiquée et traitée depuis quinze ans. Son état général est à peu près satisfaisant; le malade ne présente pas de signes de décompensation cardiaque. Il est atteint d’une surdité bi-latérale nécessitant le port d’un appareil acoustique.

__ Examens de-laboratoire : B.W. négatif, vitesse de sédimentation des hématies 4 mm. la première heure. Thymol-test : 12. Floculation : 0, Hanger 0. \

— Examen radiographique : atrophie physiologique du rebord alvéolaire. Destruction au niveau de g3, d3, du tissu osseux alvéolaire qui dénude pratiquement les racines. Résorption osseuse horizontale au niveau du bloc incisif supérieur. Perte de subs-

tance autour des racines de g7.

— Diagnostic clinique : paradentose pyorrhéique et atrophique.

__ Traitement : le malade refusant l'implantation, on lui injecte 10 ampoules d'extrait placentaire; dès la sixième injection, la suppuration commence à se tarir; la coloration des gencives

Le: MER

s'améliore; la mastication devient plus facile. En fin de traitement, il persiste une grande mobilité au niveau de d6, d7, g7, mais les deux blocs incisifs sont nettement consolidés.

A notre grande stupéfaction, le malade revient consulter trois semaines après la fin du traitement, pratiquement guéri de sa surdité. Il n'a plus besoin de son appareil acoustique et perçoit le bruit d'une montre placée à 70 centimètres de son oreille. Cette surdité avait évolué depuis une dizaine d'années sans l'ombre d’une amélioration, malgré les traitements classiques. Cette guérison se maintient à l'heure actuelle.

Sa paradentose est stabilisée.

B... Louise, 50 ans, femme de chambre.

Histoire de la maladie :

Très long passé de pyorrhée alvéolo-dentaire ayant nécessité l'extraction de toutes les dents du maxillaire supérieur et de toutes les grosses molaires du maxillaire inférieur.

— Examen clinique : antécédents morbides, R.A.S.

— Examen général : négatif.

— Formule dentaire : restent sur l'arcade inférieure di, d2, d3, d4, g1, g?, g3, g4, g5. Appareil complet au maxillaire supérieur. Appareil partiel au maxillaire inférieur. Toutes les incisives sont mobiles; légère suppuration provoquée par la pression. Douleurs violentes à la mastication. La malade nous supplie de

conserver le petit nombre de dents restantes. L]

— Examen radiologique : atrophie très importante du rebord alvéolaire. ;

— Diagnostic clinique : paradentose avec atrophie horizontale.

— Traitement : nous lui conseillons un nouvel appareillage prothétique au maxillaire supérieur afin de normaliser son arti-

culation défectueuse. Nous pratiquons 10 injections d'extraits placentaires. Nous avons obtenu une légère consolidation et la disparition totale des douleurs à la mastication.

[ P... Jeanne, 55 ans.

Histoire de la maladie

Mobilité progressive de toutes les dents avec abcès pyorrhéiques évoluant depuis vingt ans, avant nécessité l’avulsion des dents du maxillaire supérieur, à l'exception de D1 et D2, Au maxillaire inférieur il reste di, d?, d3, dé, d5 et g1, 82, g3, g6.

— Examen le 27 octobre 1952 : muqueuse gingivale extrêmement congestive au niveau du bloc incisivo-canin inférieur, saignant au moindre contact. Très grande mobilité de g1, g?, g3.

La sonde montre à ce niveau des clapiers profonds de 5 millimètres.

— Examen général : asthénie marquée depuis dix ans; que!ques troubles digestifs vagues; surdité bilatérale presque compiète.

— Examen radiographique : destruction très importante au rempart alvéolaire au niveau de gl, g2, g3.

— Traitement : l'appareil amovible du maxillaire supérieur est satisfaisant au point de vue articulé; l'appareil amovible du maxillaire inférieur est satisfaisant. Nous pratiquons 10 injections d’extraits placentaires. La malade présente quelques réactions aller. giques cinq minutes après l'injection : rougeur et chaleur de la face avec larmoiement. Ces réactions sont assez fugaces, mais inquiètent la malade, qui refuse de poursuivre le traitement mal-

gré une amélioration subjective de son état général. Au bout d'un mois, on reprend le traitement et, après trois injections, on lui conseille l'implantation qui est pratiquée le 21 décembre 1952. Elle reçoit deux implants d'amnios au niveau du bloc incisif inférieur, Malgré un léger hématome, il n'y a pas élimination des

dis pe

implants. Les suites se passent normalement. Revue trois mois après, la mobilité antérieurement constatée n’était pas améliorée.

N... Hélène, 52 ans.

Histoire de la maladie :

Début des premiers signes en 1946 par des poussées congestives survenant au moment des règles. Peu à peu, ces poussées congestives s’accompagnent de suppuration importante, localisée surtout au niveau de toutes les molaires.

Puis la mobilité de presque toutes les dents s'aggrave au cours des années qui suivent. La malade vient consulter le 24 septembre

— Formule dentaire : manquent g6, a7, d8, perdues par paradentose: G6 et G7 sont extrêmement mobiles, très déchaussées et doivent être extraites. La mobilité est marquée au bloc incisif inférieur. D2 et G2 sont également mobiles. La muqueuse gingivale des deux arcades est extrêmement congestionnée, saignant au moindre contact. On ne note pas la présence de tartre; l'hygiène buccale de cette malade est irréprochable.

— Signes fonctionnels : depuis l'apparition des premiers signes, les douleurs diffuses, exagérées au moment des règles, gênent considérablement la mastication et créent chez elle un état anxieux.

— Examen général : anamnèse; très long passé d’entérite amibienne chronique résistant à tous les traitements; malade déprimée moralement et physiquement. Cet état est surtout aggravé par la ménopause en train de se constituer.

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— Traitements antérieurs : applications tous les deux mois d'acide trichloracétique. Bains de bouche avec une solution de formol; vaccins antipyorrhéiques. Malgré tous ces soins locaux attentifs, la paradentose continue d'évoluer rapidement. Les phénomènes douloureux et la gène fonctionnelle restent inchangés.

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