‹ Contribution à l'Étude de la Méthode de Filatov dans le traitement des parodontosesChapitre 13 sur 19 · L.. André, 38 ans, employé de bureau · texte numérisé non relu

L.. André, 38 ans, employé de bureau

Histoire de la maladie :

Depuis trois ans, congestion intense de tout le paradentium, très légère suppuration au niveau du bloc incisif inférieur.

— Formule dentaire : manquent D5, D6, D?7, G?7, extraites il y a un an à cause de leur grande mobilité el de phénomènes douloureux. Le malade vient consulter le 25 janvier 1958.

— Examen local : les gencives des blocs incisifs supérieur et inférieur sont œdématiées et de couleur rouge sombre. La sonde ne nous montre pas de cul-de-sac. La mobilité des dents du bloc incisif inférieur est très légère. D4 est extrêmement mobile. D1

et Gi ont une mobilité moyenne.

L'occlusion des mandibules est normale. Bonne hygiène buc-

cale. Pas de tartre.

— Examen général : anamnèse; néphrite aiguë il y a dix ans ayant laissé pendant quelques années le malade fatigué avec un

taux d’urée oscillant autour de 0 gr. 80.

— Examen de laboratoire : vitesse de sédimentation après une heure, 5 mm.; après deux heures, 18 mm. Urée : 0 gr. 32 par litre de sang. Numération globulaire : hématies, 4.600.000 par mm; leucocytes, 9.090 par mms; valeur globulaire : 1. Le taux des

éosinophiles est de 5 %,.

— Diagnostic radiologique : atrophie horizontale généralisée marquée surtout au niveau du bloc incisif inférieur.

— Diagnostic clinique : paradentose atrophique.

— Traitement : le malade reçoit 10 injections d'extraits placentaires lyophilisés. Les gencives ont repris une apparence saine, mais la mobilité des dents reste inchangée.

Nous pratiquons alors une implantation massive de 6 amnios répartis aux 2 maxillaires. Les suites opératoires sont excellentes le 16 avril 1953. Revu un mois après, la consolidation est nette; la mastication, autrefois pénible, est redevenue normale. Le malade se déclare très satisfait du traitement; il nous affirme que son état général s’est très amélioré.

R... Thérèse, 37 ans.

Histoire de la maladie :

Début il y a cinq ans par gingivorragies spontanées et provoquées par le brossage, douleurs viclentes au niveau des deux blocs incisifs. D1 devient très mobile, et la press:on de la gencive à ce niveau fait sourdre un pus abondant. Poussées congestives des muqueuses gingivales et jugales au moment des règles,

EE +5 Es

— Examen le 13 novembre 1952 : formule dentaire : manquent G3, G4, G5, remplacées par un bridge (piliers sur G2 et G6). Muqueuse gingivale très congestionnée. Haleine fétide. Mauvaise hygiène buccale; tartre sus et sous-cingival sur les incisives inférieures. Clapiers de 7 mm. de profondeur au niveau du collet dé D1 face vestibulaire et de g1, g?, di, d?2. Mobilité extrême de D1, de d6, d7, g7, g8. Mobilité moyenne des incisives inférieures.

— Examen général : quatre grossesses normales; insuffisance hépatique discrète. Règles abondantes, mais régulières. Terrain neuro-arthritique. Alimentation défectueuse et mal réglée.

— Examen de laboratoire : vitesse de sédimentation des hématies, 10 mm. la première heure: glycémie à jeun, 0 gr. 96; tests hépatiques : thymol-test, 4; floculation, 0; Hanger, 0.

— Examen radiologique : atrophie osseuse localisée au niveau du bloc incisif inférieur et très marquée autour de g7, d6, d?. D1 est particulièrement atteinte par le processus destructif et n’est fixée dans l'os alvéolaire que par 1/3 de sa racine.

— Diagnostic clinique : paradentose avec destructions osseuses localisées et phénomènes inflammatoires surajoutés au moment des règles. Hémoculture gingivale : « Streptococus salivarius » (viridans); ‘hémolyse type >; : verdissement dans le bouillon au

sang.

— Traitement : après détartrage soigné, nous avons été obligé de pratiquer une gingivectomie vestibulaire et linguale au niveau du bloc incisif inférieur le 18 janvier 1953 et de ligaturer les trois grosses molaires inférieures très mobiles.

Elle a subi ensuite 10 injections d'extraits placentaires qui ont apporté une amélioration considérable des phénomènes congestifs. Les douleurs spontanées ont cessé dès la cinquième injection. Un mois après la fin des injections, D1 est parfaitement consolidée; la pression de la gencive à ce niveau ne fait plus sourdre de pus. Les ligatures sont alors enlevées. La consolidation des molaires inférieures est loin d'être satisfaisante, La mobilité des

quatre incisives inférieures reste inchangée.

— Le 21 mars 1953, la malade subit l'implantation massive

de deux placentas et de deux amnios au maxillaire supérieur, deux amnios aux pieds des incisives inférieures. Les suites opératoires sont bonnes. La malade est revue le 26 mai 1953; les implants sont pratiquement résorbés; la mobilité des molaires et des incisives inférieures est très nettement diminuée, en particulier d4 et

— L'état général de la malade est sensiblement amélioré.

P.. Marguerite, 42 ans.

Histoire de la maladie :

Début des premiers signes il y a cinq ans par gingivorragies, légère mobilité des molaires supérieures droites, suppuüration au niveau du bloc incisif inférieur. 3

— Examen le ?3 avril 1953.

— Formule dentaire : manquent G5 et d6 avec mésiogression de d7. Gencives très congestives, saignant au moindre contact. Mobilité marquée des incisives inférieures. et très importante de d?7, g6, g7, D6, D7. Important cul-de-sac au niveau des racines mésiales de d7 et D7.

— Diagnostic radiologique : résorption alvéolaire marquée au niveau des incisives inférieures et pertes de substance autour des racines de g6, 87, d?, D6, D7. Le processus destructif paraît faire le tour des apex des racines mésiales de d?7, g?, D7.

— Diagnostic clinique : paradentose atrophique avec résorption verticale locaïisée.

— Traitement : ablation du tartre sus-ginvigal des incisives: inférieures; détartrage profond de d?, g7.

On place des ligatures sur les molaires inférieures très mo-

biles.

— Le Z? mei 1953, la malade subit l'implantation massive de 6 amnios répartis aux deux maxillaires; les suites opératoires sont

normales; il persiste pendant quinze jours une légère induration au niveau de l'incision inférieure.

Quinze jours après, la malade est revue: les gencives ont repris une coloration rose; la mastication, autrefois pénible du côté droit, est redevenue normale, On enregistre déjà une diminution légère de la mobilité des incisives inférieures.

— Revue le 1+ juillet 1953. La mobilité des incisives inférieures est nulle. La gencive, autrefois décollée à ce niveau, sertit parfaitement le collet des dents.

La mobilité de d7, g7 et D7, bien qu'atténuée, persiste encore.

La malade accuse une amélioration subjective considérable.

B... José, 43 ans; profession : garçon de café.

Histoire de la maladie :

Très long passé de congestion, de suppuration, de douleurs spontanées au niveau des muqueuses gingivales. La mobilité de toutes les dents est apparue il y a dix ans, nécessitant l’avulsion de Di, G5. Douleurs pénibles à la mastication, au chaud, au froid et aux aliments sucrés.

— Examen le 9 avril 1953.

__ Formule dentaire : manquent Gi et G5; dents de sagesse en position normale.

Gencives œdématiées, d'aspect terne. La pression fait venir du pus au niveau de toutes les dents. La mobilité de G4, g1, g?, di, d?, est extrême, Culs-de-sac importants au niveau de Gi, G4, = D4, g1, d1. ;

On ne note pas de traumatisme occlusal décelable; pas de tartre.

— Signes fonctionnels : la mastication est pénible et les douleurs provoquées par les boissons froides sont vives,

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— Diagnostic clinique : paradentose inflammatoire avec atrophie horizontale généralisée.

— Examen de laboratoire :

Vitesse de sédimentation des hématies : 18 mm. la première beure; 40 mm. la deuxième heure; 56 mm. la quatrième heure.

Réaction de Vernes : 120.

Nombre des hématies : 4.760.000; leucocytes : 6.800; avec polinucléaires neutrophiles : 58 °,; éosinophiles : 2 GE

— Hémoculture gingivale : streptocoque viridans.

— Diagnostic radiologique : la résorption de l'os alvéolaire est généralisée et très importante. Les incisives inférieures ne tiennent que par l'extrémité de leurs apex. On note des pertes de substance entourant les racines de G4, D4, DS.

— Examen général : le malade présente des signes discrets d'éthylisme chronique avec tremblement des extrémités. Pharyngite chronique par abus du tabuc. Foie légèrement augmenté de volume, teint subictérique.

— Traitement : le malade reçoit 10 injections d'extraits latentaires répartis aux deux maxillaires. Le 2 mai 1953, le malade reçoit une implantation massive de 6 amnios aux maxillaires supétieur et inférieur.

Suites opératoires normales. Légère consolidation des dents huit jours après l'intervention, puis reprise de la suppuration avec récidive de tous les signes antérieurs. L'haleine est fétide, et nous avons l'impression que l’état du malade s’est subitement aggravé. Nous prescrivons des bains de bouche antiseptiques, une cure de suppositoires de placenta et demandons une nouvelle consultation dans un mois.

Le malade est revu le 5 juin 1953:

La suppuration est complètement tarie. La mobilité est nettement moins marquée qu'au début du traitement, Les gencives

Me ce

Ont repris un meilleur aspect, Nous n'avons pas noté chez lui d'amélioration de l’état général.

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