C... André, docker, 48 ans
Histoire de la maladie :
Début en 1951 par une suppuration abondante au niveau des collets de toutes les dents du maxillaire inférieur. Poussée de stomatite érythémateuse depuis une dizaine d'années. Ebranlement rapide des blocs incisifs supérieurs et inférieurs nécessitant
l'avulsion de g1. Abcès pyorrhéiques au niveau de di au début de 1952.
— Examen général. Maladies antérieures : pleurésie séro-fibrineuse à l’âge de 25 ans et paludisme chronique.
Signes d'imprégnation éthylique. Petite hypertension artérielle. Varices des membres inférieurs avec ulcère variqueux.
— Examen local : très mauvaise hygiène de la bouche, avec tartre sus-gingival abondant, haleine fétide.
— Signes fonctionnels : douleurs diffuses surtout marquées au.niveau du bloc incisif inférieur. Mastication très pénible et sialorrhée intense,
— Examen formule dentaire : manquent gi et g7. Gencives violacées, tuméfiées, surtout au niveau du bloc incisif inférieur; ia sonde pénètre à ce niveau dans un cul-de-sac de 1 centimètre. La palpation nous montre une tuméfaction de la grosseur d’une noisette occupant le vestibule en face de d?2, d3, douloureuse, et faisant sourdre un pus abondant.
La mobilité de toutes les dents du maxillaire inférieur est extrême, surtout d2, gi, g2. La mobilité du bloc incisif supérieur est moyenne.
A ts
Examen radiologique : atrophie horizontale du rebord alvéolaire de tout le maxillaire supérieur; au maxillaire inférieur, la résorption horizontale est beaucoup plus marquée. Il y a une alvéolyse presque complète au niveau du bloc incisif inférieur.
— Hémoculture gingivale : streptocoque type B de Sherman (viridans).
— Diagnostic clinique : paradentose mixte atrophique et inflammatoire. |
— Traitement : détartrage soigné, désinfection buccale pendant quinze jours. 6 implantations au trocart alternées d'amnios et de placenta, aux maxillaires supérieur et inférieur, espacées chacune de huit jours; les implantations sont terminées le 8 janvier 1953. Amélioration subjective considérable, Légère ‘consolidation des molaires inférieures. La tuméfaction au niveau du bloc incisif inférieur a complètement disparu, mais les incisives inférieures restent extrêmement mobiles. Ce résultat est obtenu au bout d’un mois. Le malade est revu en mai 1953; sa paradentose paraît stabilisée; les gencives ont repris une coloration plus rose, mais une suppuration persiste au niveau des incisives inférieures. La mobilité du bloc incisif inférieur est restée inchangée.
Revu en mai 1953.
L'amélioration obtenue persiste. Nous conseillons une nouvelle ‘implantation qui est refusée.
:P... Christiane, 42 ans.
Histoire de la maladie :
Il y a cinq ans, par congestion des gencives, gingivorragies provoquées, douleurs diffuses au miveau du bloc incisif supérieur, puis légère atrophie des gencives dénudant les collets. Peu à peu, apparaît une légère mobilité aux blocs incisifs supérieur et inférieur; recrudescence des poussées congestives au moment des règles
RAA SRE
éntrainant à ce moment-là des douleurs provoquées par la mastication.
— Examinée le 5 mai 1958.
— Formule dentaire : manquent G5, D4.
La muqueuse gingivale est extrêmement congestive. L'hygiène buccale est excellente; on ne note pas de tartre sus et sous-gingival. La malade souffre à la mastication et à l’ingestion de liquides chauds et d'aliments sucrés.
— Signes physiques : les blocs incisifs supérieur et inférieur sont légèrement mobiles. Pas de culs-de-sac périodontaux.
— Examen général : sujet paraissant en parfaite santé; l’examen digestif est entièrement négatif. Réglée normalement; deux grossesses normales.
— Hémoculture gingivale : négative,
— Diagnostic radiologique : légère atrophie généralisée du rebord alvéolaire, plus sensiblement marquée au niveau du bloc incisif inférieur.
— Diagnostic clinique : paradentose atrophique au début.
— Traitement, le 10 mai 1953 : implantation massive de six amnios répartis aux maxillaires supérieur et inférieur, Suites opératoires normales avec œdème sous-orbitaire pendant trois jours; les points sont enlevés le sixième jour.
Revue un mois après : les gencives ont repris une coloration normale, les dents sont absolument consolidées, les douleurs antérieures ont complètement disparu.
D... 46 ans. Examinée le 18 décembre 1952.
Histoire de la inaladie :
Il y a un an, apparaissent des gingivoragies spontanées et pro-
CA ÉRE
voquées, puis bientôt s'installe une légère suppuration au niveau du bloc incisif supérieur, La gencive se rétracte rapidement, dénudant les collets de G1 et G2. Ces dents deviennent légèrement mobiles. Aux blocs incisifs inférieur et supérieur, la malade se plaint de prurit gingival; le brossage violent permet une hémorragie qui la soulage.
— Examen formule RARE manquent G3, d5, d6, d7, d8, g4, 85, 86, g7, g8, perdues par caries. Un appareil amovible correct remplace les dents inférieures extraites. |
L'hygiène buccale est satisfaisante. La muqueuse gingivale est très congestionnée. Pas de tartre sus-gingival. Le moindre contact de la muqueuse provoque un saignement.
On note une légère mobilité de tout le bloc incisif inférieur et de Gi et G2. La pression digitale de la gencive à ce niveau fait sourdre une légère suppuration. La gencive est extrêmement rétractée au bloc incisif inférieur.
— Hémoculture gingivale : bacilles Gram +, fins, allongés. Très grand polymorphisme. Culture très lente. Acidification du lait sans Coagulation. Identification du germe : lactobacillus odonto-
lytiens.
— Diagnostic radiologique : atrophie importante de l'os alvéolaire des régions incisivo-canines supérieure et inférieure.
— Examen général : long passé de colibacillose et d’entérite chronique. Fohpére ren neuro- arthritique. Asthénie importante. Migraines fréquentes. Tests hépatiques normaux. Tous les traitements médicaux entrepris n’ont donné aucun résultat.
— Traitement : dès sa venue dans le service, on a entrepris une série de dix injections d'extraits placentaires lyophilisés répartis dans les deux maxillaires. Revue un mois après la fin du traitement, l’état gingival nous paraît très amélioré. La congestion est nettement atténuée. Les gingivoragies spontanées et provoquées ont disparu. La suppuration a persisté bien que minime, La mobilité des dents est inchangée. )
L'état général de cette malade a été très sensiblement amélioré. Malgré nos conseils, la malade a refusé l'implantation.
| Cet +?
B... Germaine, 46 ans.
Histoire de la maladie :
I1 y a deux ans, par congestion intense des gencives. Gingivoragies spontanées, suppuration légère entraînant une fétidité de l’haleine, Puis, il y a un an, léger ébranlement du bloc incisif supérieur et de di. Ces poussées congestives coïncident avec les règles.
— Examen le 1% avril 1953 : tout le paradentium est extrêmement congestif et œdémateux. La gencive est rétractée et dénude Jargement les collets des incisives supérieures et inférieures. Le moindre contact provoque une gingivoragie,
— Formule dentaire : manquent g5 et g6 remplacées par un bridge (piliers g4 et g7). Le bloc incisif supérieur est en vestibuloposition entraînant une béance incisive marquée. La racine de di est très déchaussée et dénudée presque jusqu'à son apex. La mobilité est marquée aux blocs incisivo-canins supérieur et inférieur. La sonde ne montre pas de clapier. Il n’y a pas de phénomène douloureux, mais la pression digitale des gencives fait sourdre du pus.
— Examen général : cette malade a un long passé d'entérite chronique évoluant par poussées successives persistantes malgré un traitement médical énergique. C’est une malade anxieuse, agitée, au sommeil très difficile. Bien réglée, pas de grossesse,
— Examen radiologique : on note une atrophie légère de tout le rebord alvéolaire, Au niveau des blocs incisivo-canins supérieur et inférieur, la résorption alvéolaire est très importante, particulièrement au niveau de di.
— Diagnostic clinique : paradentose atrophique et suppurative.
— Traitement : le 5 mai 1953, cette malade subit l'implantation massive de six amnios répartis aux maxillaires supérieur et inférieur. Les suites sont normales, œdème sous-orbitaire pendant trois jours, les points sont enlevés le sixième jour.
Revue le 17 juin 1953. La malade est légèrement améliorée. La suppuration est très atténuée mais persiste très discrètement au