‹ Contribution à l'étude de la méthode de Pribram dans le traitement des calculs résiduels des voies biliaires après opérationChapitre 25 sur 30 · RESULTATS · texte numérisé non relu

RESULTATS

Les résultats de la méthode de Pribram, comme nous l'avons déjà vu dans les observations des malades traités, nous convaincront facilement de l'efficacité de ce traitement.

Pribram lui-même, dans une publication parue en 1939, rapporte 88 succès sur 40 cas traités, les 2 autres malades n'ayant pas survécu assez longtemps à l'opération pour pouvoir être traités utilement par des injections d’éther. Dans un autre article, Pribram cite 51 cas traités sans un seul échec.

Avant le traitement par la méthode de Pribram, on essayait souvent d’extirper les calculs enclavés dans l’ampoule de Vater. Les risques opératoires étaient très importants, car certains malades étaient habituellement des cholémiques, des septicémiques, ou des insuffisants hépatiques graves. La mortalité opératoire, dans ces cas, atteignait 20 à 40 % et même davantage, suivant certaines statistiques.

La méthode de Pribram, traitement conservateur évitant dans de nombreux cas des opérations par voies transduodénale et rétroduodénale, abaissa la mortalité de 20 à 5 . En même temps, ce traitement a l'avantage de libérer la totalité des voies biliaires des calculs restants.

D’après des observations de la Clinique Kirshner, la moitié des cas-de séquelles postopératoires sont dus à des calculs résiduels des voies biliaires. Pribram n’a vu qu'un seul cas de récidive sur les 38 malades traités par sa méthode : il s’agit d'un malade opéré en 1936, traité par des injections d’éther, qui quitte la clinique en bonne santé avec des radiographies lipiodolées négatives. En 1938, le malade fut opéré à nouveau pour une récidive de calcul. Pribram se demande,

à propos de ce cas, si quelques calculs étaient restés dans les canaux intra-hépatiques et émigrèrent par la suite, ou bien si de nouveaux calculs furent formés par le foie ou le cholédoque.

Par la suite, Joyce, Basset, Raîffl, Probstein et Eckert, Bustos et Wybert, Masciotra et Varela-Chilese, Walters, ete. rapportèrent de nombreux cas de guérison définitive par la méthode de Pribram. Aueun chirurgien n'a connu d’insuccès, saui Masciotra et de Muze, qui eurent 1 échec sur 3 cas traités. Cet échec fut peut-être dû au malade qui refusa de continuer plus longtemps un traitement qui lui paraissait inopérant. |

En dehors des cas de calculs traités par sa méthode, Pribram rapporte plusieurs cas de fistules biliaires externes dues à des calculs et traitées avec bonheur par des injections d’éther. Ces malades, porteurs de fistules, étaient souvent dans un état précaire, ils étaient affaiblis par la déshydratation continue qu'entrainait la fuite biliaire, n'avaient pas d’appétit, digéraient mal. Ils déclinaient parfois très rapidement, aussi leurs chirurgiens hésitaient avant de réintervenir souvent dans-de mauvaises conditions et gardaient l'espoir que le calcul serait spontanément éliminé par la fistule.

C'est dans ces cas que la méthode de Pribram possède des qualités d’un traitement efficace avec des risques moindres. Pribram l’a pratiqué plusieurs fois et eut des succès dans tous les cas. Il n’est pas difficile, en pareil cas, de faire pénétrer un drain par la fistule jusqu'au cholédoque. Pribram cite le cas d’une fistule datant de {rois mois et demi qui se ferma dix jours après le début du traitement avec disparition du calcul.

Enfin, Pribram s'étonne du peu de succès ou de l'échec complet de sa méthode mise en pratique par certains chirurgiens. Il ne voit qu'une seule explication à ces échecs : une technique différente de la sienne donnerait des résultats si variables.

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