ETUDE EXPERIMENTALE
Avant d'exposer nos conclusions sur les essais de dissolution in vitro des calculs que nous avons eu en notre possession, il est utile de parler des expériences que Raîfl a tentées sur des chiens en 1941.
Quelques année sauparavant (1937), Probstein et Eckert firent les mêmes expériences et n'eurent que des échecs. Les chiens supportèrent très mal des injections de 3 à 6 cmè d’éther dans les drains de la vésicule ou du cholédoque. Ils gisaient indifférents, leur sécrétion biliaire très diminuée. Enfin, tous mouraient ou devaient être abattus. Au point de vue anatomo-pathologique, on trouvait une destruction progressive des muqueuses vésiculaire et canaliculaire et un ædème des cellules parenchymateuses du foie.
En 1939, Boyce déclare que l’éther est un meilleur agent thérapeutique que Probstein et Eckert ne: l'ont indiqué. Il cite plusieurs cas dans lesquels l’usage de l’éther fut jugé bien préférable à une réintervention et eut d'aussi bons résultats.
En 1941, Raffl fit à son tour des expériences in vivo sur des chiens. Pour cet usage, il se sert de grands chiens pesant de 30 à 55 livres. On place dans la vésicule 4 ou 5 calculs du même individu, facilement dissous par l’éther comme prouvé auparavant par essai in vitro. On introduit en même temps un drain dans la vésicule et on suture d’une manière imperméable. Au bout de quatre à cinq jours, quand le chien est bien rétabli, on injecte 2 à 3 cm d’éther en relâchant immédiatement la pression créée par la vaporisation du solvant. Les chiens réagissaient immédiatement à ces injections. Quelquelois, ils vomissaient aussitôt, mais ne parais- Saient ni dépérir, ni maigrir. Naturellement, les calculs ne