AVANT-PROPOS
«La migraine est toujours la manifestation d’un état général, d’un état constitutionnel.» C’est en partant de ce point fixe, de ce principe posé d’une façon si précise et si magistrale par M. le professeur Grasset, dans son Traité pratique des maladies du système nerveux , que nous allons nous efforcer de rechercher, dans ce modeste travail, la plupart des éléments étiologiques et pathogéniques de la migraine. Ce même axiome nous servira encore de guide quand nous nous demanderons quelles sont les indications à remplir dans cette affection, et quels sont les moyens thérapeutiques que nous avons à notre disposition pour répondre à ces diverses indications.
Nous n’avons pas cru devoir, ici, donner de description de la migraine.
Les traités de pathologie, les livres de clinique, les thèses soutenues dans les diverses Facultés, les mémoires, les recueils, les revues, fourmillent de ces descriptions. On a décrit et décrit de nouveau, décrit sous toutes ses formes, avec toutes leurs variétés et sous-variétés, les deux types aujourd’hui officiellement reconnus de migraine : la migraine simple ou vulgaire et la migraine ophthalmique. Des plumes plus autorisées que la nôtre ont mis, pour ainsi dire,
sous les yeux du lecteur, le migraineux lui-même, tant ces descriptions sont exactes, sont parfaites, sont tracées de main de maître.
On nous permettra donc de limiter notre sujet et de nu nous occuper que de l’étiologie pathogénique et du traitement de la migraine. Ce n’est pas que nous nous abusions sur la valeur de nos forces; nous comprenons parfaitement qu’une pareille tâche, quelque limitée qu’elle soit, est bien au-dessus de nos faibles ressources, de notre grande inexpérience.
Mais, ayant souffert nous-même de cette affection durant une quinzaine d’années, nous n’avons pu résister au désir d’élucider, ou du moins d’essayer d’éclairer, dans la mesure du possible, quelques-uns des points qui s’y rattachent. Nous avons surtout voulu rechercher quels sont les agents thérapeutiques qui réussissent le mieux dans la migraine, persuadé que nous sommes que la médecine n’a de la valeur, en définitive, que par le soulagement qu’elle apporte à l’humanité souffrante. Heureux si nos efforts couronnent notre peine en faisant connaître clairement et simplement les enseignements que les siècles ont acquis, les résultats les plus certains, les faits les plus précis, les remèdes les plus sûrs et qui apportent l’amendement le plus rapide et le plus durable dans la migraine!
Que nos Juges, qui ont été nos professeurs et nos maîtres, veuillent bien tenir le plus grand compte du désir que nous
avons eu. de bien faire, de toutes les difficultés que nous avons eu à surmonter, et surtout de notre réelle, de notre profonde inexpérience. Nous tenons à les remercier de toute la bienveillance qu’ils nous ont toujours montrée, et à leur assurer que nous garderons toujours leur sympathique soutenir.
Notre vieil et excellent ami Emile Mage, pharmacien delà marine, pharmacien de l re classe, a bien voulu nous traduire un grand nombre de passages d’auteurs et de revues anglais et américains. Qu’il veuille bien recevoir nos plus vifs et plus sincères remerciements.
Que M. le professeur agrégé Sarda, qui a bien voulu nous aider de ses précieux conseils et de sa grande expérience, veuille bien croire à notre plus profonde gratitude.
Enfin, nous tenons aussi à remercier de grand cœur M. le professeur Carrieu pour tout l’honneur qu’il veut bien nous faire en acceptant la présidence de notre thèse.
*: * - * 1 -^r, , ;J,( u<?n - , up £ tî
*’ ' «* «fl ’ - tts f) r .-
- ;i - ••>-• ; • r -..'U ! - vlj. ^"ÇcyûK hn^v^ un
.fii&aamwviïno’i .^Jméwâ^ wîq ,& .£&? ‘ u î: î ‘I 1 - 0 , j, 1 \C biiU
.ôfejjrt'-.-ri: bhitdâoara -s.ila e>j*àfi >■ »?»o,y nâîr;- s^ii^vv